Tesla affirme que son système FSD (Supervised) a enregistré 4,1 fois moins de collisions que des Tesla conduites manuellement sur plus de 100 millions de kilomètres dans cinq pays européens. L’avantage annoncé était auparavant de 5,2 fois : il s’est donc réduit à mesure que la base de kilomètres parcourus augmentait...
Réponse de recherche

Create a landscape editorial hero image for this Studio Global article: What did Tesla’s September 1, 2026 publication of its “Article 39 – FSD (Supervised) Dashboard” claim about the safety of Full Self-Driving. Article summary: Tesla’s dashboard claimed that FSD (Supervised) was 4.1 times less likely to be involved in a collision than manually driven Teslas across more than 100 million km of public-road driving in five European countries. That . Topic tags: general, news, general web, user generated. Style: premium digital editorial illustration, source-backed research mood, clean composition, high detail, modern web publication hero. Use reference image context only for broad subject, composition, and topical grounding; do not copy the exact image. Avoid: logos, brand marks, copyrighted characters, real person likenesses, fake screenshots, UI text, readable text, watermarks, charts wi
Le 1er septembre 2026, Tesla a rendu public son « Article 39 – FSD (Supervised) Dashboard », un tableau de bord destiné à renforcer son dossier en faveur d’un déploiement plus large de son système d’aide à la conduite en Europe.
Le chiffre mis en avant est spectaculaire : Tesla affirme que les véhicules utilisant le FSD (Supervised) ont enregistré 4,1 fois moins de collisions que des Tesla conduites manuellement, sur plus de 100 millions de kilomètres parcourus sur route ouverte aux Pays-Bas, au Danemark, en Belgique, en Estonie et en Lituanie. Les données, recueillies entre avril et août, incluraient trois collisions sur autoroute et neuf sur les autres routes. 1
15
Mais ce résultat doit être lu pour ce qu’il est : une comparaison publiée par Tesla dans le cadre de sa démarche réglementaire, et non un verdict indépendant démontrant que le système est sûr dans toutes les situations. Le FSD « Supervised » reste une aide à la conduite qui exige l’attention constante d’un conducteur humain. Il ne transforme pas la voiture en véhicule autonome. 9
14
Tesla a comparé, en ajustant les résultats au nombre de kilomètres parcourus, le taux de collision de ses voitures utilisant le FSD (Supervised) avec celui de Tesla conduites manuellement. Le tableau de bord rassemble également d’autres indicateurs : performances de sécurité selon les régions, changements de voie, validation par la flotte d’ingénierie et essais sur des itinéraires fixes dans six villes européennes. 9
L’entreprise affirme par ailleurs que plus de 70 000 clients utilisent le FSD dans les cinq pays concernés, avec plus d’un million de kilomètres parcourus chaque jour. 2
15
Ces chiffres peuvent soutenir l’argument selon lequel une automatisation supervisée réduirait certains risques d’accident dans les environnements où le système est utilisé. Ils ne répondent toutefois pas à toutes les questions qu’un régulateur doit examiner : comportement sous la pluie ou la neige, diversité des infrastructures, densité du trafic, habitudes des conducteurs, interventions humaines et gravité des collisions.
La principale limite tient à l’origine des données : Tesla les a sélectionnées, analysées et publiées elle-même. La comparaison oppose en outre des Tesla équipées du FSD à des Tesla conduites manuellement, et non des véhicules répartis de manière aléatoire dans des conditions équivalentes.
Les deux groupes peuvent différer par leurs conducteurs, leurs itinéraires, leurs horaires, leurs usages, les types de routes empruntées, la météo, la configuration des véhicules ou encore leur niveau de supervision. Ces écarts peuvent influencer le résultat.
D’après les éléments publics décrits dans les sources disponibles, les observateurs extérieurs ne disposent pas de suffisamment d’informations pour reproduire entièrement la comparaison phare ni mesurer tous les biais possibles. Il manque notamment une présentation complète de l’exposition au risque, de la répartition des trajets, des conditions météorologiques, des interventions du conducteur, de la configuration des véhicules et de la gravité des accidents. 1
7
Cette prudence est d’autant plus importante que Reuters avait déjà relevé, dans des comparaisons de sécurité plus larges de Tesla, des rapprochements de données inadéquats susceptibles de gonfler l’avantage apparent de sa technologie.
Le tableau de bord constitue donc un élément du dossier que Tesla souhaite voir pris en compte par les autorités. Il ne prouve pas, à lui seul, que le FSD est plus sûr dans toutes les circonstances ni qu’il peut fonctionner sans surveillance humaine.
Tesla avait auparavant communiqué sur une comparaison faisant état de 5,2 fois moins de collisions dans le même ensemble général de pays européens. Le chiffre de 4,1 fois publié ensuite correspond à un avantage relatif plus faible, alors que le volume de kilomètres pris en compte a augmenté. 1
Il ne faut pas en déduire trop rapidement que le taux absolu de collisions du FSD s’est dégradé. Les deux chiffres correspondent à des périodes différentes et peuvent reposer sur des profils d’exposition ou des définitions qui ne sont pas parfaitement identiques.
En revanche, un constat est possible : l’avantage comparatif annoncé par Tesla s’est réduit au fil des périodes publiées. Les informations disponibles ne permettent pas d’en déterminer la raison. Il peut s’agir de l’évolution de l’échantillon, des routes parcourues, du nombre d’utilisateurs ou d’autres facteurs, mais aucune explication étayée n’est fournie dans les données citées.
La conclusion raisonnable reste donc limitée : Tesla continue de présenter un avantage en faveur du FSD, mais l’ampleur de cet avantage n’est pas restée stable.
La publication intervient alors que l’Union européenne examine l’extension éventuelle de l’autorisation provisoire accordée aux Pays-Bas. L’autorité néerlandaise RDW a délivré cette autorisation au titre de l’article 39 du règlement (UE) 2018/858, une procédure d’exception destinée aux technologies qui ne s’insèrent pas complètement dans les règles européennes harmonisées. Le parcours réglementaire fait également intervenir le règlement ONU n° 171, consacré aux systèmes d’aide au contrôle du conducteur. 10
50
Tesla affirme avoir adapté le FSD pour respecter le cadre réglementaire existant, tout en demandant des exemptions ciblées pour certaines fonctions qui ne correspondent pas aux règles actuelles. Le tableau de bord publié est présenté comme l’un des éléments majeurs ayant contribué à l’approbation néerlandaise. 4
9
15
Le Comité technique pour les véhicules à moteur de l’Union européenne devait se prononcer le 6 octobre 2026 sur une éventuelle extension de cette approbation à l’ensemble de l’UE. 2
50
Les cinq pays cités comme reconnaissant l’autorisation de la RDW sont :
Tesla indique que plus de 70 000 clients utilisent le FSD dans ces pays. 2
15 Un outil de suivi spécialisé estime que ce groupe représente environ 8,9 % de la population de l’Union européenne. Il s’agit toutefois d’une estimation du tracker, et non d’un chiffre officiel fourni par les sources réglementaires.
8
La publication du tableau de bord ne rend pas public l’intégralité du dossier réglementaire. Reuters a rapporté que la RDW refusait de divulguer les détails de ses tests de sécurité ou d’expliquer publiquement pourquoi elle avait jugé le FSD sûr. Tesla et les autorités invoquent la protection des secrets commerciaux, tandis que des experts de la sécurité routière contestent le bien-fondé d’un tel niveau de confidentialité.
Reuters a également rapporté que des courriels montraient que Tesla avait insisté auprès de responsables européens pour que l’examen de sécurité reste confidentiel. Le problème est donc le suivant : les États appelés à se prononcer sur une reconnaissance à l’échelle de l’UE disposent d’un tableau de bord choisi par l’entreprise, alors qu’une grande partie des éléments ayant fondé l’approbation reste inaccessible à une vérification indépendante.
Le Conseil européen de la sécurité des transports (ETSC) a demandé des preuves vérifiables de manière indépendante et des réponses aux questions de sécurité encore en suspens avant toute reconnaissance de l’autorisation provisoire. Les sources fournies indiquent que la France s’est opposée à l’autorisation, mais elles ne donnent pas suffisamment de détails sur ses motifs officiels pour permettre d’en exposer précisément les arguments sans aller au-delà du dossier disponible.
La publication européenne intervient aussi alors que Tesla conteste, aux États-Unis, la certification d’une action collective de consommateurs accusant l’entreprise d’avoir trompé des acheteurs sur les capacités de sa technologie de conduite autonome.
Tesla a demandé à la Cour d’appel du neuvième circuit de mettre fin à l’action collective, estimant qu’il n’existait pas de preuve que tous les membres du groupe avaient vu la même déclaration prétendument trompeuse.
Lors de l’audience, un panel de la cour a semblé partagé, selon Bloomberg Law. Le litige porte sur la possibilité de poursuivre la procédure sous la forme d’une action collective ; il ne constitue pas une décision définitive établissant la responsabilité de Tesla pour publicité trompeuse.
Ce contentieux ne permet pas de conclure que les données européennes de sécurité sont fausses. Il montre néanmoins pourquoi les promesses de Tesla sur ce que le FSD peut accomplir — et la manière dont ces promesses sont étayées — font l’objet d’un examen attentif des deux côtés de l’Atlantique.
Tesla présente une thèse claire : sur plus de 100 millions de kilomètres parcourus dans cinq pays européens, les voitures utilisant le FSD (Supervised) auraient connu 4,1 fois moins de collisions que les Tesla conduites manuellement. 1
15
La réserve essentielle est tout aussi claire : la comparaison a été produite par Tesla, repose sur un groupe de référence non choisi aléatoirement et a été publiée sans l’ensemble des éléments réglementaires nécessaires à une réplication indépendante. De plus, l’avantage relatif annoncé est passé de 5,2 à 4,1 fois à mesure que le volume de kilomètres augmentait.
À l’approche du vote européen du 6 octobre, le tableau de bord doit donc être considéré comme un élément à l’appui de la demande de Tesla, et non comme une preuve définitive que le FSD est sûr sur l’ensemble des routes et dans toutes les conditions de circulation européennes.
Studio Global AI
Cette page comprend une réponse basée sur la source que vous pouvez continuer dans Studio Global.
Tesla affirme que son système FSD (Supervised) a enregistré 4,1 fois moins de collisions que des Tesla conduites manuellement sur plus de 100 millions de kilomètres dans cinq pays européens.
Tesla affirme que son système FSD (Supervised) a enregistré 4,1 fois moins de collisions que des Tesla conduites manuellement sur plus de 100 millions de kilomètres dans cinq pays européens. L’avantage annoncé était auparavant de 5,2 fois : il s’est donc réduit à mesure que la base de kilomètres parcourus augmentait, sans que les données publiques expliquent cette évolution.
Le tableau de bord doit soutenir la demande d’exemptions de Tesla au titre de l’article 39 du règlement européen 2018/858, avant un possible vote européen le 6 octobre 2026.