
Create a landscape editorial hero image for this Studio Global article: What is the current military, strategic, and diplomatic situation in Russia’s war against Ukraine, including Valery Gerasimov’s claim that R. Article summary: Russia is maintaining intense pressure in Donetsk, especially around Pokrovsk, Kostiantynivka, and the approaches to Sloviansk, but the evidence supports a slow, costly offensive rather than a verified Russian breakthrou. Topic tags: general, general web, news, user generated. Style: premium digital editorial illustration, source-backed research mood, clean composition, high detail, modern web publication hero. Use reference image context only for broad subject, composition, and topical grounding; do not copy the exact image. Avoid: logos, brand marks, copyrighted characters, real person likenesses, fake screenshots, UI text, readable text, watermarks, charts w
La Russie maintient une pression soutenue dans le Donetsk, notamment autour de Pokrovsk, de Kostiantynivka et des approches de Sloviansk. Mais les éléments disponibles ne permettent pas d’établir la percée décisive revendiquée par le chef d’état-major russe, Valeri Guerassimov. L’évaluation la plus prudente fait état d’avancées progressives, de tentatives d’infiltration et de combats intenses, face à la résistance et aux contre-attaques ukrainiennes. 456
Le 27 août, Valeri Guerassimov a déclaré que les forces russes avaient franchi la première ligne défensive de la zone fortifiée Sloviansk-Kramatorsk et progressaient sur un front d’environ 160 kilomètres. Il a également affirmé que les troupes russes ne se trouvaient plus qu’à quatre kilomètres des faubourgs orientaux de Sloviansk. Ces déclarations proviennent de sources liées à l’État russe et du ministère russe de la Défense : elles constituent donc les affirmations d’une partie au conflit, et non des faits vérifiés indépendamment sur le champ de bataille. 12314
Les évaluations indépendantes confirment des mouvements russes à l’est et au sud-est de Sloviansk, mais pas l’ampleur décrite par Guerassimov. L’Institute for the Study of War (ISW), un organisme américain qui s’appuie notamment sur des images géolocalisées et des sources ouvertes, a signalé des avancées russes à l’est de la ville. Il les décrit comme des efforts visant à obtenir de meilleures positions en vue d’attaques futures contre Sloviansk et la « ceinture fortifiée » du Donetsk. Des évaluations antérieures faisaient également état d’avancées ukrainiennes ou du maintien de positions ukrainiennes dans cette direction. 456
La distinction est essentielle : infiltrer des groupes ou atteindre des positions isolées ne signifie pas contrôler un front continu ni avoir percé un système défensif fortifié. L’évaluation de l’ISW au 28 août faisait aussi état d’opérations russes qui n’avaient pas produit d’avancée dans plusieurs secteurs clés, ainsi que de gains tactiques ukrainiens limités autour de Kostiantynivka.
L’état-major ukrainien a recensé 250 engagements le 28 août, dont 40 attaques russes sur le front de Pokrovsk et 35 autour de Kostiantynivka — les plus fortes concentrations signalées ce jour-là. Sept assauts russes ont été rapportés dans la direction de Sloviansk.
Cette configuration suggère que l’effort opérationnel russe dépasse une simple poussée directe vers Sloviansk. Moscou tente d’affaiblir le dispositif défensif ukrainien du Donetsk depuis plusieurs directions, tandis que la pression exercée sur Kostiantynivka menace la partie sud de la ceinture fortifiée. L’ISW a décrit des missions d’infiltration russes à Kostiantynivka et dans ses environs, mais ses évaluations précédentes concluaient que ces opérations n’avaient pas permis de prendre la ville de manière opérationnellement significative.
La situation de Sloviansk n’en reste pas moins préoccupante. L’administration régionale de Donetsk a classé la ville comme zone de combats actifs après d’importants bombardements visant Sloviansk et Kramatorsk. Les autorités ukrainiennes ont parallèlement renforcé les défenses de la zone. 7
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé que la Russie avait subi 267 000 pertes de personnel depuis le début de 2026, dont environ 155 000 morts, et que 70 à 80 % des pertes russes se concentraient autour de Kostiantynivka. Ces chiffres sont des estimations officielles ukrainiennes et ne sont pas confirmés indépendamment par les éléments disponibles.
Le tableau général indique néanmoins de lourdes pertes russes. L’ISW a cité des informations ukrainiennes faisant état de plus de 42 000 pertes russes en juillet, tout en rappelant que les chiffres communiqués par les parties belligérantes doivent être traités avec précaution. Les totaux exacts, comme la distinction entre morts, blessés et autres pertes, restent difficiles à vérifier en temps réel.
De même, les affirmations concernant les gains territoriaux nets de la Russie en août ne doivent pas être présentées comme établies sans méthodologie clairement identifiée. Dans son évaluation du 22 août, l’ISW a recensé 8,52 kilomètres carrés conquis ou infiltrés par les forces russes, tout en indiquant que celles-ci avaient perdu le contrôle de 27,09 kilomètres carrés depuis le début du mois à cette date. Ces données ne correspondent donc pas à un gain net russe confirmé de 27 kilomètres carrés.
L’Ukraine continue de frapper les infrastructures militaires, la production de carburant et les réseaux logistiques russes. Des frappes rapportées ont touché une importante raffinerie et un aérodrome associé à l’aviation stratégique russe, tandis que l’ISW a estimé que les attaques ukrainiennes contre les infrastructures pétrolières se poursuivaient. 5
Ces frappes visent les systèmes qui soutiennent l’offensive russe — carburant, logistique, aviation et production de défense. Elles peuvent augmenter le coût des opérations russes, mais ne remplacent pas la nécessité, pour l’Ukraine, de tenir la ligne défensive autour de Kostiantynivka, Sloviansk et Kramatorsk.
Autre évolution stratégique : le Royaume-Uni et la France aident l’Ukraine à obtenir les technologies nécessaires à une production nationale de missiles de croisière Storm Shadow/SCALP. Londres a accepté de transmettre une technologie classifiée, tandis que Paris a soutenu l’octroi d’une licence pour la version française du missile. 18 Cette décision pourrait donner à Kyiv une capacité de frappe à longue portée plus durable. Elle ne prouve toutefois ni que l’Ukraine a déjà commencé à produire ces missiles, ni qu’une installation russe précise de production de missiles balistiques sera ciblée.
L’Espagne, la Suède, la Pologne et les Pays-Bas demandent à l’Union européenne de reprendre les discussions sur l’utilisation des avoirs souverains russes immobilisés pour soutenir l’Ukraine. Selon Reuters, environ 210 milliards d’euros d’avoirs de la Banque centrale russe sont gelés dans l’UE. La Belgique continue toutefois de s’opposer au projet en raison de préoccupations juridiques et financières. 1719
La proposition reste donc politiquement et juridiquement incertaine. Pour l’Ukraine, l’enjeu est néanmoins stratégique : un financement prévisible conditionne l’achat de munitions, la défense antiaérienne, la production de l’industrie de défense et la capacité de l’État à soutenir une guerre longue.
La Russie conserve l’initiative dans plusieurs secteurs du Donetsk et exerce une pression sérieuse sur le système défensif ukrainien. Pourtant, l’affirmation de Guerassimov selon laquelle les forces russes seraient à seulement quatre kilomètres de Sloviansk et auraient franchi la première ligne défensive n’est pas établie indépendamment par les évaluations disponibles du champ de bataille. 15
La conclusion la mieux étayée est plus limitée : la Russie a réalisé des avancées locales et cherche à positionner ses forces pour attaquer la ceinture fortifiée, tandis que l’Ukraine continue de contester les approches, de renforcer Sloviansk et de résister à la pression autour de Kostiantynivka et de Pokrovsk. La prochaine phase dépendra moins d’une déclaration spectaculaire que de la capacité russe à transformer des infiltrations et des gains tactiques en contrôle durable — et de la capacité ukrainienne à maintenir ses défenses tout en développant ses frappes à longue portée et en obtenant un soutien européen.
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Au 29 août 2026, la Russie exerce une forte pression sur les défenses ukrainiennes du Donetsk autour de Pokrovsk, de Kostiantynivka et de Sloviansk, mais la revendication de Valeri Guerassimov reste invérifiée.
Au 29 août 2026, la Russie exerce une forte pression sur les défenses ukrainiennes du Donetsk autour de Pokrovsk, de Kostiantynivka et de Sloviansk, mais la revendication de Valeri Guerassimov reste invérifiée. L’Ukraine a fait état de 250 engagements le 28 août, avec les combats les plus intenses sur les axes de Pokrovsk et de Kostiantynivka ; les évaluations indépendantes constatent des gains locaux, des contre attaques et...
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