Après plusieurs semaines de consolidation autour de 4 000 dollars l’once, l’or a progressé d’environ 400 dollars, soit 10 %, depuis le début du mois d’août. Au premier semestre, la Pologne a été le principal acheteur officiel avec 82 tonnes, devant l’Ouzbékistan (41 tonnes), la Chine (40 tonnes) et le Kazakhstan (27...
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Create a landscape editorial hero image for this Studio Global article: How did record central-bank gold purchases and renewed investor demand drive gold’s rally toward $4,700 in August 2026, and what were the ke. Article summary: Gold’s August move toward $4,700 reflected two reinforcing demand sources: unusually large, price-insensitive official purchases and a renewed investor bid for a hedge against geopolitical, inflation, fiscal and monetary. Topic tags: general, news, general web, user generated, government. Style: premium digital editorial illustration, source-backed research mood, clean composition, high detail, modern web publication hero. Use reference image context only for broad subject, composition, and topical grounding; do not copy the exact image. Avoid: logos, brand marks, copyrighted characters, real person likenesses, fake screenshots, UI text, readable text, watermar
La hausse de l’or vers 4 700 dollars en août 2026 s’explique par deux forces qui se sont renforcées mutuellement : les banques centrales ont continué d’accumuler du métal précieux, tandis que les investisseurs sont revenus chercher une protection contre les incertitudes géopolitiques, l’inflation, les risques budgétaires et les hésitations de la Réserve fédérale américaine (Fed). Après plusieurs semaines autour de 4 000 dollars l’once, le lingot a gagné environ 400 dollars, soit 10 %, depuis le début du mois. 1
La distinction est importante : les achats officiels ont constitué un socle de demande relativement durable. Les flux vers les ETF adossés à l’or, le dollar, les rendements obligataires et les anticipations de taux ont surtout déterminé la vitesse du mouvement.
Le rapport du World Gold Council (WGC), Gold Demand Trends consacré au deuxième trimestre 2026, fait état de 288,9 tonnes d’achats nets d’or par les banques centrales. Ce volume a augmenté de 62 % sur un an, dépassé de plus de cinq fois le chiffre révisé du premier trimestre — 57 tonnes — et constitué un record pour un deuxième trimestre depuis le début de la série du WGC.
Le calendrier de ces achats est révélateur. Les banques centrales ont acheté alors même que l’or reculait par rapport à ses sommets du début d’année. Cela suggère que la diversification des réserves et la gestion des risques à long terme ont davantage compté que la volonté de suivre une hausse à court terme. Il faut toutefois nuancer : après un premier trimestre faible, la demande officielle du premier semestre est restée à son plus bas niveau depuis 2022.
Le WGC indique aussi que les banques centrales comptaient poursuivre leurs achats au cours des douze mois suivants. La diversification des portefeuilles, la protection contre l’inflation et la couverture des risques devraient continuer à soutenir le marché, sans pour autant signifier que chaque trimestre égalera le rythme exceptionnel du deuxième trimestre.
Les données du premier semestre montrent que ce soutien officiel ne dépendait pas d’un seul acheteur :
La Pologne a donc largement dominé les achats déclarés. Mais les contributions de la Chine, de l’Ouzbékistan et du Kazakhstan ont élargi la base de la demande. Les volumes plus modestes de la République tchèque et de la Jordanie s’inscrivent dans une tendance plus large d’accumulation de réserves par des marchés émergents et de plus petites économies. 15
Les dernières données mensuelles disponibles dans les sources fournies font état d’une hausse nette de 41 tonnes des réserves officielles. La Pologne en a représenté 18 tonnes et la Chine 10 tonnes, tandis que l’Ouzbékistan et le Kazakhstan ont également poursuivi leurs achats. 5
Cette répartition compte pour les investisseurs : elle réduit la dépendance à la politique de réserves d’un seul pays. Elle ne supprime pas le risque de ralentissement. La Turquie et la Russie ont, elles, été vendeuses nettes au premier semestre, preuve que l’activité officielle n’évolue pas dans une seule direction. 15
Le rapport du deuxième trimestre décrit un marché stabilisé en apparence, mais contrasté dans le détail. La demande totale d’or, en incluant les transactions de gré à gré (OTC), est restée stable sur un an à 1 269 tonnes au deuxième trimestre. Sur l’ensemble du premier semestre, elle a atteint 2 522 tonnes, soit une progression de 2 % sur un an.
Les achats officiels ont été solides, mais la demande d’investissement hors marché OTC a reculé à 262,2 tonnes au deuxième trimestre. Les ETF sur l’or ont enregistré des sorties, tandis que la demande de lingots et de pièces est restée globalement comparable à celle du même trimestre de 2025 et aux moyennes de long terme.
Pour la suite de 2026, le WGC se montre néanmoins plus constructif : l’investissement devrait être la principale source de croissance de la demande, avec un soutien croissant des transactions OTC et des acheteurs asiatiques. Les banques centrales devraient rester des acheteurs importants, même si le niveau élevé des prix continue de peser sur la bijouterie.
Les sources fournies ne contiennent pas les pourcentages détaillés de l’enquête du WGC sur les réserves des banques centrales. La conclusion solide est donc la suivante : les banques centrales restent engagées en faveur d’achats de métal précieux. Il serait en revanche excessif d’attribuer à cette enquête des résultats précis par pays qui ne sont pas disponibles.
La demande d’investissement a ajouté de l’élan au socle constitué par les banques centrales. L’or a profité de sa fonction de valeur refuge face aux incertitudes politiques et géopolitiques. Un dollar plus faible et l’évolution des anticipations de taux américains ont également renforcé l’attrait d’un actif qui ne verse pas d’intérêt. 11012
Les chiffres des ETF doivent cependant être lus avec attention, car ils couvrent des périodes et des ensembles de données différents :
Ces chiffres ne doivent pas être additionnés pour affirmer que juillet aurait enregistré 3 milliards de dollars d’entrées, suivis de 6,4 milliards début août. Les éléments disponibles soutiennent une conclusion plus précise : les flux des ETF étaient faibles ou négatifs plus tôt dans le trimestre, avant de s’améliorer fortement au cours d’une semaine d’août, lorsque les acheteurs à la baisse sont revenus. 210
L’or ne produit pas de rendement. Son attrait relatif augmente donc généralement lorsque les investisseurs anticipent une baisse des taux, un recul des rendements réels ou un affaiblissement du dollar. À l’inverse, des rendements réels plus élevés et un dollar plus ferme augmentent le coût d’opportunité de la détention de métal et peuvent favoriser des prises de bénéfices.
En juillet, la Fed avait maintenu son taux directeur dans une fourchette de 3,5 % à 3,75 %, tout en jugeant l’inflation encore élevée par rapport à son objectif de 2 %. Le contexte était donc ambivalent pour l’or : l’inflation persistante et les incertitudes budgétaires soutenaient la demande de couverture, mais la perspective de taux durablement élevés menaçait la valorisation du métal.
La progression d’août a aussi bénéficié de l’évolution du marché obligataire américain et d’un dollar plus modéré. Le 24 août, l’or au comptant a atteint 4 635,39 dollars l’once, tandis que les contrats à terme pour livraison en décembre ont clôturé à 4 697,80 dollars. 10 Ces contrats ont ensuite grimpé jusqu’à 4 716,41 dollars, selon les données de marché disponibles. 13
La participation de Kevin Warsh au symposium de Jackson Hole, du 27 au 29 août, était particulièrement surveillée. Il s’agissait de sa première grande intervention lors de cette réunion en tant que président de la Fed, et d’une occasion de préciser sa lecture de l’inflation, des rendements obligataires et du cadre de politique monétaire.
Les investisseurs se concentraient sur la tension entre une inflation toujours élevée et la hausse des rendements du Trésor américain. Warsh avait laissé entendre que des rendements de marché plus élevés pouvaient déjà resserrer suffisamment les conditions financières pour réduire la nécessité de nouvelles hausses de taux, même si l’inflation restait supérieure à l’objectif. Cette ambiguïté compliquait l’interprétation de son message : serait-il perçu comme restrictif ou comme favorable à une politique plus souple ?
Pour l’or, les scénarios étaient relativement clairs :
Jackson Hole pouvait modifier rapidement les anticipations de taux, mais ne pouvait pas effacer les achats officiels déjà enregistrés au deuxième trimestre. L’événement constituait donc un catalyseur de court terme, et non la source fondamentale de la hausse. 11
Les prévisions des grandes institutions étaient loin de former un consensus, ce qui reflétait l’incertitude du marché :
Les variables communes à ces scénarios sont bien identifiées : achats des banques centrales, flux des ETF, rendements réels, dollar, inflation et réaction de la Fed.
Le scénario haussier repose sur la poursuite de la diversification des réserves, des achats officiels soutenus, le retour des achats physiques et des ETF, ainsi que la persistance des inquiétudes liées à l’inflation, aux finances publiques et aux tensions géopolitiques. Ces facteurs peuvent générer une demande moins sensible aux fluctuations de court terme. 3
Le scénario baissier est celui d’une hausse trop rapide en août, suivie de prises de bénéfices. Une Fed plus restrictive, des rendements réels plus élevés, un dollar plus fort, un essoufflement des ETF, une accalmie géopolitique ou un ralentissement des achats officiels pourraient affaiblir la demande marginale. 1718
La lecture la plus solide de la hausse d’août n’est donc pas celle d’un marché propulsé par un seul titre sur les ETF. L’accumulation des banques centrales a offert un plancher durable, tandis que le retour des investisseurs et l’incertitude macroéconomique ont accéléré le mouvement. La capacité de l’or à se maintenir près de 4 700 dollars — ou à corriger après cette progression rapide — dépendait ensuite de l’évolution des rendements, du dollar et des anticipations de politique monétaire américaine.
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Après plusieurs semaines de consolidation autour de 4 000 dollars l’once, l’or a progressé d’environ 400 dollars, soit 10 %, depuis le début du mois d’août.
Après plusieurs semaines de consolidation autour de 4 000 dollars l’once, l’or a progressé d’environ 400 dollars, soit 10 %, depuis le début du mois d’août. Au premier semestre, la Pologne a été le principal acheteur officiel avec 82 tonnes, devant l’Ouzbékistan (41 tonnes), la Chine (40 tonnes) et le Kazakhstan (27 tonnes).
Le World Gold Council prévoit que l’investissement restera la principale source de croissance de la demande d’ici la fin de 2026, tandis que les banques centrales devraient rester des acheteurs importants.