Les déséquilibres budgétaires américains pourraient, à long terme, faire peser une plus grande part de l’ajustement sur l’inflation, la répression financière ou la baisse du dollar. BlackRock présente le bitcoin comme un actif de diversification et une couverture potentielle contre la dépréciation monétaire, tout en...
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Create a landscape editorial hero image for this Studio Global article: How are BlackRock, Grayscale, Bernstein, and State Street interpreting the U.S. government’s roughly $40.05 trillion debt, persistent budget. Article summary: The common interpretation is that large, persistent fiscal imbalances raise the long run risk that inflation, financial repression, or currency depreciation will bear part of the adjustment.. Topic tags: general web, workflow, security, regulation, apple. Style: premium digital editorial illustration, source-backed research mood, clean composition, high detail, modern web publication hero. Use reference image context only for broad subject, composition, and topical grounding; do not copy the exact image. Avoid: logos, brand marks, copyrighted characters, real person likenesses, fake screenshots, UI text, readable text, watermarks, charts with fake numbers, clic
La dette fédérale américaine avoisine désormais 40 000 milliards de dollars. À cela s’ajoutent des déficits persistants, une charge d’intérêts en hausse et des projections qui font état d’un déficit d’environ 1 900 milliards de dollars pour l’exercice budgétaire 2026, susceptible d’atteindre 3 100 milliards en 2036.
Pour les investisseurs, le sujet n’est pas nécessairement celui d’une crise de la dette imminente. C’est plutôt celui de la manière dont les déséquilibres seront corrigés. Si les déficits restent élevés, une partie de l’ajustement pourrait passer par une inflation plus durable, une forme de répression financière — lorsque les politiques publiques maintiennent les taux réels à un niveau bas — ou une dépréciation du dollar.
C’est dans ce cadre que l’or et, de façon plus controversée, le bitcoin sont présentés comme des actifs rares face aux monnaies fiduciaires. Ils ne règlent pas le problème de la dette : ils constituent, pour leurs défenseurs, des instruments permettant de s’en protéger partiellement.
Les travaux publiés par BlackRock présentent le bitcoin comme un actif pouvant apporter une diversification au portefeuille et une couverture potentielle contre la dépréciation monétaire. La hausse continue de la dette et des déficits publics nourrit, selon cette analyse, le risque d’une érosion du pouvoir d’achat des monnaies fiduciaires. 14
BlackRock insiste toutefois sur une limite essentielle : la volatilité du bitcoin est récurrente et importante. Son argument n’est donc pas qu’une crise budgétaire américaine serait imminente, mais que l’augmentation de la dette rend le rôle potentiel d’une allocation limitée plus pertinent pour certains investisseurs.
L’interprétation présentée est cohérente avec la thèse généralement associée à Grayscale : l’offre maximale du bitcoin et son indépendance vis-à-vis de l’émission monétaire peuvent séduire les investisseurs qui doutent de la capacité des monnaies fiduciaires à préserver leur pouvoir d’achat.
Il faut néanmoins rester précis. Les éléments disponibles ne permettent pas d’attribuer directement à Grayscale les chiffres spécifiques concernant la dette, les déficits, les rachats du Trésor ou les objectifs de cours évoqués ici. La maison de gestion défend plus largement une perspective favorable sur les actifs numériques, mais cela ne suffit pas à confirmer chacune de ces affirmations.
Bernstein est la société qui formule le plus clairement le scénario de « debasement trade », c’est-à-dire une stratégie misant sur la progression d’actifs rares lorsque les investisseurs redoutent une dépréciation des monnaies et des actifs obligataires.
Dans son scénario central, Bernstein prévoit un retour du bitcoin vers 125 000 dollars fin 2026, un nouveau record autour de 150 000 dollars mi-2027, puis un sommet de cycle proche de 300 000 dollars en 2029. 9
Ces projections reposent notamment sur la poursuite du cycle historique de quatre ans du bitcoin, sur l’accès institutionnel croissant et sur une demande renforcée si les inquiétudes concernant la dette et les monnaies s’intensifient. Elles restent des scénarios de marché, et non des objectifs garantis ou une valorisation certaine.
State Street considère les inquiétudes liées à la dette souveraine comme un soutien structurel pour l’or, aux côtés de la demande de diversification et des risques géopolitiques. Son scénario de référence situe le métal jaune dans une fourchette de 4 750 à 5 500 dollars l’once début 2027. 14
Les commentaires attribués à Aakash Doshi, responsable de la stratégie or chez State Street Investment Management, présentent un cours de 5 000 dollars comme envisageable à court terme. L’hypothèse d’un or à 10 000 dollars est plutôt décrite comme une possibilité de long terme, et non comme une prévision centrale à une date donnée. 14
L’or conserve par ailleurs un avantage important sur le bitcoin pour les investisseurs défensifs : son historique est plus long et sa volatilité est nettement moindre, même si son cours peut lui aussi subir des corrections lorsque les taux réels ou le dollar progressent.
À partir du 9 septembre et jusqu’au 4 novembre 2026, le Trésor américain doit augmenter d’au moins deux fois la taille maximale de certaines opérations de rachats de titres nominaux à long terme. Le plafond passe de 2 à au moins 4 milliards de dollars par opération pour les segments à maturité de 10 à 20 ans et de 20 à 30 ans. 3
L’objectif officiel est de soutenir la liquidité du marché obligataire, notamment pour des titres anciens parfois moins faciles à négocier. Il ne s’agit ni d’une annulation de dette, ni d’un programme d’assouplissement quantitatif, ni d’une expansion directe de la masse monétaire.
L’augmentation prévue pour le trimestre représenterait environ 14 milliards de dollars supplémentaires. Même si cette somme peut avoir un effet technique sur les prix et les rendements, elle reste infime face à une dette fédérale d’environ 40 000 milliards de dollars. Les rachats ne peuvent donc pas résoudre le déficit structurel, la hausse des intérêts ou le besoin permanent de refinancement. 5
En soutenant la liquidité des obligations à longue maturité et en pouvant limiter temporairement la pression sur les rendements à long terme, l’intervention peut être interprétée comme le signe que les autorités souhaitent éviter que toute la charge du financement de la dette se transmette aux taux d’intérêt.
Cette lecture alimente une crainte connue : si les rendements ne peuvent pas augmenter suffisamment pour refléter le risque budgétaire, l’ajustement pourrait finalement se reporter davantage sur le dollar ou sur l’inflation. Les investisseurs qui redoutent ce scénario peuvent alors privilégier des actifs dont l’offre est perçue comme limitée, en particulier l’or et le bitcoin.
Cette interprétation a accompagné une réaction immédiate des marchés : l’or a progressé de plus de 3 % et le bitcoin d’environ 13 % après l’annonce. 4 Ces mouvements montrent la sensibilité des deux actifs au thème de la dépréciation monétaire, mais ils ne prouvent pas que les objectifs de cours de Bernstein ou de State Street seront atteints.
La remontée du bitcoin alors que les actions s’affaiblissent ou que les obligations deviennent plus volatiles peut renforcer l’argument de diversification. Elle ne suffit toutefois pas à établir une relation durable de valeur refuge.
Le bitcoin reste beaucoup plus volatil que l’or et s’est souvent comporté comme un actif risqué lors des épisodes de tension sur les marchés. Son évolution dépend aussi des liquidités disponibles, du positionnement spéculatif et des entrées de capitaux institutionnels. Même BlackRock présente explicitement cette volatilité comme une réserve majeure. 14
Les rachats du Trésor peuvent offrir un soutien technique et temporaire au marché obligataire. Ils ne constituent pas un remède aux déficits, à l’augmentation de la charge d’intérêts ou au volume de dette à refinancer.
Pour que l’or ou le bitcoin poursuivent durablement leur hausse, plusieurs conditions devraient être réunies : une demande persistante, des politiques monétaires et budgétaires confirmant le scénario de dépréciation, et — surtout pour le bitcoin — la poursuite des flux institutionnels.
Le message principal est donc plus nuancé qu’un simple appel à acheter. La dette américaine et la réaction du Trésor renforcent la logique d’une couverture contre la perte de pouvoir d’achat du dollar. Mais la hausse immédiate des deux actifs traduit d’abord la force d’un récit de marché ; elle ne valide pas, à elle seule, les prévisions à 150 000, 300 000, 5 000 ou 10 000 dollars.
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Les déséquilibres budgétaires américains pourraient, à long terme, faire peser une plus grande part de l’ajustement sur l’inflation, la répression financière ou la baisse du dollar.
Les déséquilibres budgétaires américains pourraient, à long terme, faire peser une plus grande part de l’ajustement sur l’inflation, la répression financière ou la baisse du dollar. BlackRock présente le bitcoin comme un actif de diversification et une couverture potentielle contre la dépréciation monétaire, tout en soulignant sa forte volatilité.
Bernstein table, dans son scénario central, sur un bitcoin à environ 150 000 dollars mi 2027 et près de 300 000 dollars en 2029 ; il s’agit de prévisions, pas de certitudes.