Lightning s’était déjà illustré quelques mois plus tôt lors d’une semi-marathon humanoïde de 21 kilomètres organisée à Pékin. Il aurait franchi la ligne en 50 minutes et 26 secondes, en démontrant des progrès en locomotion bipède et en navigation autonome. La performance n’avait toutefois pas été parfaitement linéaire : le robot avait heurté une barrière, chuté et eu besoin de l’aide de personnes présentes pour se relever.
Lors de cette épreuve, Lightning mesurait 1,69 mètre et disposait de jambes d’une longueur effective de 95 centimètres. Ses concepteurs les auraient ensuite allongées de 10 centimètres, pour atteindre 1,05 mètre, afin d’accroître la longueur de sa foulée et sa vitesse de sprint.
La deuxième édition des World Humanoid Robot Games, ouverte à Pékin le 22 août, devait réunir 666 équipes et 2 056 robots venus de 16 pays, dans 51 épreuves. Organisée sur cinq jours, la compétition est présentée comme la plus importante édition de ces Jeux à ce jour.
Au-delà du spectacle sportif, l’objectif est de mettre en scène les progrès de la robotique humanoïde : vitesse de déplacement, équilibre, précision des gestes, navigation et capacité à effectuer des tâches concrètes. Reuters décrit l’événement comme une vitrine stratégique de plus en plus ambitieuse pour la filière chinoise.
Le 9,32 secondes de Lightning doit donc être compris comme un benchmark revendiqué par une machine, et non comme un record d’athlétisme comparable à celui d’un être humain. Le temps a été rapporté par les médias d’État chinois à partir d’un test préparatoire, sans validation indépendante selon les normes officielles de la discipline.
Il n’en reste pas moins révélateur des progrès réalisés en Chine dans la conception mécanique, le contrôle des mouvements bipèdes, la gestion de la puissance et la navigation autonome. La transformation de ces démonstrations en performances fiables, répétables et utiles dans le monde réel sera toutefois plus significative qu’un seul chrono spectaculaire.