Un troisième responsable, présenté comme l’un des dirigeants de la filiale de Binance à Dubaï, a également été interrogé dans un commissariat en juillet. Les informations disponibles distinguent les deux employés interpellés de ce responsable interrogé ; elles ne permettent pas d’affirmer que les trois épisodes relèvent d’une seule et même procédure.
Le motif précis des investigations menées par les autorités émiraties n’a pas été rendu public. Binance a indiqué aux autorités, puis publiquement, qu’un petit nombre de ses collaborateurs avaient fourni des explications dans des dossiers portant sur des « flux de fonds de tiers ». L’entreprise a décrit ces dossiers comme des affaires de fraude concernant ses clients.
Binance assure que ses employés n’étaient ni des cibles ni des personnes mises en cause dans ces enquêtes. Selon la société, ils ont été « rapidement innocentés et libérés ».
Les informations publiées suggèrent que ces interpellations ont inquiété le personnel de Binance. En revanche, on ignore toujours si la police émiratie a clos ses investigations, si elle a identifié des suspects ou si elle accuse Binance elle-même d’un quelconque acte répréhensible.
Ces interrogatoires interviennent alors que Binance a modifié sa manière de traiter les demandes des autorités étrangères. Depuis avril 2025, la plupart des requêtes des services de police et de justice étrangers seraient transmises aux autorités émiraties et aux procédures officielles d’entraide judiciaire, plutôt que traitées directement par Binance.
Des enquêteurs européens estiment que ce dispositif peut ralentir considérablement l’accès aux données de la plateforme. Ils y voient un obstacle dans les dossiers qui exigent une réaction rapide, notamment les escroqueries, les fraudes et le blanchiment d’argent. Binance défend pour sa part une procédure qu’elle juge adaptée à une entreprise réglementée aux Émirats arabes unis.
La question est d’autant plus sensible que les autorités américaines ont conclu en 2023 un vaste accord pénal avec Binance. La plateforme a accepté de renoncer à 2,51065 milliards de dollars et de payer une amende pénale de 1,80548 milliard de dollars, soit une pénalité totale de 4,31613 milliards de dollars.
Les autorités américaines ont alors dénoncé des violations délibérées du Bank Secrecy Act, la loi américaine encadrant notamment les obligations de lutte contre le blanchiment. Le département du Trésor a également indiqué que Binance avait traité plus de 1,67 million de transactions entre des personnes américaines et des utilisateurs situés dans des juridictions sous sanctions, ou des personnes faisant l’objet d’un blocage, entre août 2017 et octobre 2022.
La relation entre Binance et les Émirats est particulièrement étroite :
En décembre 2025, Binance a obtenu trois licences auprès de l’Abu Dhabi Global Market, le centre financier international d’Abou Dhabi. Elles couvrent les opérations de plateforme d’échange, la compensation et la conservation d’actifs, ainsi que les activités de courtage.
La société compterait environ 1 000 employés aux Émirats, ce qui fait du pays à la fois un centre opérationnel majeur et le siège de son principal régulateur.
Les interpellations ne prouvent donc pas, à elles seules, l’existence d’un manquement réglementaire ou d’une procédure pénale visant Binance. Elles montrent toutefois que la police émiratie peut intervenir directement à l’encontre de membres de son personnel, y compris dans une entreprise disposant de licences locales et d’une présence stratégique importante.
Pour Binance, l’épisode peut ainsi nourrir l’inquiétude en interne et compliquer une relation avec les autorités émiraties qui est devenue essentielle à son modèle d’activité mondial.
Un troisième responsable, présenté comme l’un des dirigeants de la filiale de Binance à Dubaï, a également été interrogé dans un commissariat en juillet. Les informations disponibles distinguent les deux employés interpellés de ce responsable interrogé ; elles ne permettent pas d’affirmer que les trois épisodes relèvent d’une seule et même procédure.
Le motif précis des investigations menées par les autorités émiraties n’a pas été rendu public. Binance a indiqué aux autorités, puis publiquement, qu’un petit nombre de ses collaborateurs avaient fourni des explications dans des dossiers portant sur des « flux de fonds de tiers ». L’entreprise a décrit ces dossiers comme des affaires de fraude concernant ses clients.
Binance assure que ses employés n’étaient ni des cibles ni des personnes mises en cause dans ces enquêtes. Selon la société, ils ont été « rapidement innocentés et libérés ».
Les informations publiées suggèrent que ces interpellations ont inquiété le personnel de Binance. En revanche, on ignore toujours si la police émiratie a clos ses investigations, si elle a identifié des suspects ou si elle accuse Binance elle-même d’un quelconque acte répréhensible.
Ces interrogatoires interviennent alors que Binance a modifié sa manière de traiter les demandes des autorités étrangères. Depuis avril 2025, la plupart des requêtes des services de police et de justice étrangers seraient transmises aux autorités émiraties et aux procédures officielles d’entraide judiciaire, plutôt que traitées directement par Binance.
Des enquêteurs européens estiment que ce dispositif peut ralentir considérablement l’accès aux données de la plateforme. Ils y voient un obstacle dans les dossiers qui exigent une réaction rapide, notamment les escroqueries, les fraudes et le blanchiment d’argent. Binance défend pour sa part une procédure qu’elle juge adaptée à une entreprise réglementée aux Émirats arabes unis.
La question est d’autant plus sensible que les autorités américaines ont conclu en 2023 un vaste accord pénal avec Binance. La plateforme a accepté de renoncer à 2,51065 milliards de dollars et de payer une amende pénale de 1,80548 milliard de dollars, soit une pénalité totale de 4,31613 milliards de dollars.
Les autorités américaines ont alors dénoncé des violations délibérées du Bank Secrecy Act, la loi américaine encadrant notamment les obligations de lutte contre le blanchiment. Le département du Trésor a également indiqué que Binance avait traité plus de 1,67 million de transactions entre des personnes américaines et des utilisateurs situés dans des juridictions sous sanctions, ou des personnes faisant l’objet d’un blocage, entre août 2017 et octobre 2022.
La relation entre Binance et les Émirats est particulièrement étroite :
En décembre 2025, Binance a obtenu trois licences auprès de l’Abu Dhabi Global Market, le centre financier international d’Abou Dhabi. Elles couvrent les opérations de plateforme d’échange, la compensation et la conservation d’actifs, ainsi que les activités de courtage.
La société compterait environ 1 000 employés aux Émirats, ce qui fait du pays à la fois un centre opérationnel majeur et le siège de son principal régulateur.
Les interpellations ne prouvent donc pas, à elles seules, l’existence d’un manquement réglementaire ou d’une procédure pénale visant Binance. Elles montrent toutefois que la police émiratie peut intervenir directement à l’encontre de membres de son personnel, y compris dans une entreprise disposant de licences locales et d’une présence stratégique importante.
Pour Binance, l’épisode peut ainsi nourrir l’inquiétude en interne et compliquer une relation avec les autorités émiraties qui est devenue essentielle à son modèle d’activité mondial.