QuantumLight a bouclé un deuxième fonds de 500 millions de dollars, soit le double de son premier véhicule de 250 millions clôturé en mai 2025. La société londonienne s’appuie sur Aleph, son système propriétaire d’apprentissage automatique, pour recommander ses investissements.
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Create a landscape editorial hero image for this Studio Global article: What is QuantumLight, the algorithmic venture capital firm co-founded by Revolut CEO Nik Storonsky and led with CEO Ilya Kondrashov, and wha. Article summary: QuantumLight is a London-based quantitative VC co-founded by Revolut CEO Nik Storonsky and run by CEO Ilya Kondrashov. Its premise is to use proprietary machine-learning software—Aleph—to screen and recommend investments. Topic tags: general, news, general web, user generated, education. Style: premium digital editorial illustration, source-backed research mood, clean composition, high detail, modern web publication hero. Use reference image context only for broad subject, composition, and topical grounding; do not copy the exact image. Avoid: logos, brand marks, copyrighted characters, real person likenesses, fake screenshots, UI text, readable text, watermark
QuantumLight veut changer une règle tacite du capital-risque : au lieu de laisser les associés sélectionner les start-up principalement grâce à leur intuition, leurs réseaux et leurs relations avec les fondateurs, pourquoi ne pas confier la première décision à un logiciel ?
Le fonds londonien, cofondé par Nik Storonsky, directeur général de Revolut, et dirigé par Ilya Kondrashov, vient de clôturer son deuxième fonds à 500 millions de dollars. Cette enveloppe est deux fois supérieure aux 250 millions de dollars réunis pour son premier fonds en mai 2025.
C’est un signal fort de confiance de la part de certains investisseurs. Mais ce n’est pas encore la preuve que l’algorithme de QuantumLight obtient de meilleurs rendements que les investisseurs en capital-risque traditionnels.
QuantumLight se présente comme une société de capital-risque quantitative. Elle cible notamment des entreprises technologiques en phase de croissance, un segment où les données opérationnelles et financières sont généralement assez abondantes pour être analysées statistiquement.
Son outil propriétaire, baptisé Aleph, examine des données sur les start-up et leurs fondateurs afin de repérer des signaux associés à la réussite d’une entreprise.
QuantumLight affirme qu’Aleph a recommandé l’ensemble de ses 17 investissements communiqués jusqu’en 2025. Des investisseurs humains restent impliqués — notamment pour échanger avec les équipes dirigeantes, vérifier les informations et examiner les risques exceptionnels — mais le fonds présente le modèle comme la principale source de ses recommandations.
L’ambition va donc plus loin que l’utilisation ponctuelle d’un outil d’IA pour enrichir une recherche. QuantumLight cherche à rendre la décision d’investissement elle-même plus systématique, en limitant le poids de la conviction personnelle d’un associé.
Le chiffre le plus frappant est la vitesse d’accélération du fonds. QuantumLight a doublé la taille de son véhicule initial en un peu plus d’un an : le premier fonds avait atteint 250 millions de dollars en mai 2025.
Ce premier véhicule réunissait un groupe non divulgué de commanditaires — les investisseurs qui apportent les capitaux aux fonds — comprenant des fondateurs de la tech, des family offices et des institutions financières plus traditionnelles. Bloomberg rapportait que Nik Storonsky et Ilya Kondrashov avaient eux-mêmes fourni environ un quart de ce capital.
Les informations disponibles sur le deuxième fonds indiquent qu’il a été sursouscrit, même si QuantumLight n’a pas publié la liste complète de ses investisseurs extérieurs ni les conditions détaillées de l’allocation.
La conclusion la plus prudente est donc la suivante : certains investisseurs sont prêts à engager davantage de capitaux dans une stratégie de capital-risque guidée par l’apprentissage automatique, en particulier lorsqu’elle est portée par le fondateur connu d’une grande fintech et par un modèle de fonctionnement très différencié.
Ce que cette levée ne démontre pas est tout aussi important. Un fonds plus important ne constitue pas une preuve de rendements supérieurs, corrigés du risque. Il témoigne d’une dynamique de collecte et de la confiance accordée à une thèse ; il ne montre pas encore qu’Aleph sélectionne de meilleures entreprises que des investisseurs expérimentés, ni que QuantumLight produira de meilleurs rendements nets après pertes, frais et carried interest.
Le capital-risque classique combine généralement l’étude du marché, les recommandations, les réseaux professionnels, les références sur les fondateurs et le « flair » des associés. QuantumLight tente de déplacer le centre de gravité vers les données structurées.
Les bénéfices potentiels sont faciles à comprendre :
Mais les risques sont considérables. Les données historiques peuvent reproduire les biais des marchés de financement passés. Un modèle peut accorder trop d’importance aux signaux faciles à mesurer et passer à côté d’une intuition fondatrice singulière, d’un bon timing de marché ou d’une innovation sans précédent comparable.
Autre limite : si de nombreux investisseurs utilisent les mêmes bases de données et les mêmes indicateurs, l’avantage apparent d’une sélection systématique risque de se réduire.
QuantumLight s’inscrit dans un mouvement plus large de numérisation du capital-risque. Des outils logiciels sont désormais utilisés pour trouver des opérations, évaluer les dossiers et analyser les portefeuilles. L’apparition de sociétés spécialisées dans la recherche d’opportunités « natives de l’IA » suggère que les infrastructures de données deviennent elles-mêmes une capacité stratégique pour les fonds.
La stratégie de QuantumLight est encore trop récente pour permettre un jugement définitif. Le fait que ses investissements aient été recommandés par un algorithme décrit un processus ; il ne constitue pas un historique public de sorties réussies ni de rendements nets pour les investisseurs.
Pour évaluer sérieusement le modèle, il faudrait comparer les investissements du fonds à des références adaptées du capital-risque traditionnel, en tenant compte des valorisations d’entrée, des décisions de réinvestissement, des pertes, de la liquidité et du calendrier des sorties.
Ces résultats mettent des années à apparaître, notamment pour les investissements technologiques en phase de croissance. Une évaluation complète devra suivre la durée de vie du fonds — souvent proche d’une décennie — afin de mesurer les cessions, les pertes et les rendements nets après frais et carried interest.
C’est la différence entre une expérience d’investissement intéressante et une stratégie de gestion d’actifs démontrée. QuantumLight pourrait à terme montrer qu’un modèle repère des occasions régulièrement ignorées par les humains. Il pourrait aussi démontrer que l’analyse des données est plus efficace lorsqu’elle complète le jugement humain au lieu de chercher à le remplacer.
Pour l’instant, les éléments disponibles ne permettent pas de trancher.
La présence de Nik Storonsky donne à QuantumLight une forte crédibilité entrepreneuriale et un accès à une expérience concrète de la croissance d’une fintech. Elle soulève également une question de gouvernance : comment répartir les responsabilités, gérer les conflits d’intérêts et préserver l’attention des dirigeants lorsqu’un même entrepreneur dirige Revolut tout en cofondant et en soutenant un fonds de capital-risque en expansion rapide ?
Cette question prend davantage de poids à mesure que Revolut développe ses activités bancaires réglementées. En août 2026, l’entreprise a obtenu une licence bancaire française après une procédure associant l’ACPR, l’autorité française de supervision prudentielle, et la Banque centrale européenne. Reuters a décrit cette licence comme une étape importante de l’expansion européenne de Revolut et a indiqué que Nik Storonsky l’avait reliée à la possibilité de demander une licence bancaire aux États-Unis.
Les informations publiques examinées ici n’établissent pas qu’une cotation aux États-Unis a été officiellement décidée ou déposée. Elles ne démontrent pas non plus l’existence d’un conflit entre Revolut et QuantumLight.
Elles montrent toutefois pourquoi une séparation claire des responsabilités, des procédures transparentes de gestion des conflits et une direction pleinement accountable deviennent essentiels à mesure que les deux activités prennent de l’ampleur.
Le deuxième fonds de QuantumLight, doté de 500 millions de dollars, constitue un signal important pour le marché : des investisseurs ont accepté de soutenir une approche quantitative du capital-risque dans un véhicule deux fois plus grand que le premier.
Avec Aleph, le fonds propose aussi l’une des tentatives les plus nettes de rendre la sélection des start-up pilotée par un logiciel plutôt que principalement fondée sur les relations et l’intuition.
Mais collecter des capitaux n’est pas obtenir de la performance. Le modèle reste une expérience dont la preuve décisive viendra des investissements réalisés et des sorties obtenues sur une période bien plus longue.
QuantumLight ne doit donc pas encore être considéré comme la preuve que l’IA a remplacé les investisseurs en capital-risque. C’est plutôt un test grandeur nature : les algorithmes peuvent-ils rendre l’investissement dans les start-up plus vaste, plus rapide et, surtout, plus régulièrement performant ?
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QuantumLight a bouclé un deuxième fonds de 500 millions de dollars, soit le double de son premier véhicule de 250 millions clôturé en mai 2025.
QuantumLight a bouclé un deuxième fonds de 500 millions de dollars, soit le double de son premier véhicule de 250 millions clôturé en mai 2025. La société londonienne s’appuie sur Aleph, son système propriétaire d’apprentissage automatique, pour recommander ses investissements.
Le véritable verdict prendra des années : l’historique de performance réalisée reste limité, tandis que le cumul des responsabilités de Nik Storonsky chez Revolut et QuantumLight soulève des questions de gouvernance.