Le litige porte sur la décision du Pentagone de qualifier DJI d’« entreprise militaire chinoise », une désignation appliquée pour la première fois en octobre 2022.
La cour d’appel a estimé que le tribunal inférieur avait commis une erreur en confirmant la conclusion selon laquelle DJI contribuerait à la base industrielle de défense chinoise à partir du seul dossier public et non classifié. L’explication du gouvernement à ce sujet était en grande partie, voire entièrement, caviardée dans les documents accessibles au public, alors que le juge pouvait consulter les éléments classifiés à huis clos.
En clair, le tribunal ne pouvait pas considérer que la conclusion du gouvernement était étayée simplement parce que les preuves sous-jacentes n’apparaissaient pas dans le dossier public. Le tribunal inférieur devra désormais examiner les documents classifiés dans le cadre d’une procédure confidentielle, sans la présence des parties, puis réévaluer cet aspect de la désignation.
DJI soutient que le ministère de la Défense l’a désignée, puis de nouveau désignée, sans lui fournir un préavis, des preuves ou une explication suffisants. Selon l’entreprise, l’étiquette d’« entreprise militaire chinoise » assimile à tort un fabricant de drones destinés aux particuliers et aux professionnels à l’armée chinoise, ce qui aurait porté atteinte à sa réputation et à ses activités commerciales.
Dans le cadre de la procédure, DJI a également affirmé que cette désignation avait affecté son accès aux marchés publics américains ainsi qu’à certains financements fédéraux dans le secteur de l’énergie. La société estime que le gouvernement n’a pas suffisamment démontré le bien-fondé de sa décision ni offert à DJI une véritable possibilité de répondre.
La cour d’appel n’a cependant pas retenu l’ensemble de ces arguments. Elle a confirmé le rejet du recours fondé sur les garanties procédurales et laissé en place d’autres parties de la décision du tribunal inférieur.
La conséquence immédiate est surtout procédurale :
Cette nuance est importante pour les utilisateurs de drones et les entreprises qui en dépendent : la cour d’appel a relevé une lacune dans l’examen d’une question de preuve, sans conclure que la désignation était entièrement invalide.
DJI affirme n’avoir jamais fabriqué de matériel militaire ni commercialisé ses drones pour des opérations de combat. L’entreprise indique également avoir été le premier fabricant de drones à condamner publiquement l’utilisation de ses produits au combat et à chercher à la décourager. Elle affirme que ses politiques interdisent l’usage militaire de ses appareils et qu’elle a pris des mesures pour faire respecter et renforcer ces règles.
Ces déclarations s’inscrivent dans l’argument plus large de DJI, qui présente ses produits et son activité comme civils. Elles reflètent la position de l’entreprise ; la question examinée par les tribunaux est de savoir si le ministère de la Défense a légalement étayé sa désignation au regard du cadre législatif applicable.
DJI est largement présentée comme le premier fabricant mondial de drones. La société vend des appareils grand public et professionnels à des entreprises, des administrations, des passionnés et d’autres utilisateurs. Ses produits sont notamment employés pour la prise de vues aériennes, l’inspection, la sécurité publique et l’agriculture.
L’enjeu dépasse donc le seul avenir juridique de DJI. Une désignation par le Pentagone peut affecter les contrats publics et l’image de l’entreprise, tandis que les organisations utilisant ses équipements doivent suivre l’évolution du contentieux et de ses éventuelles conséquences réglementaires.
Le secteur agricole est particulièrement concerné. Une analyse de marché décrit l’Amérique du Nord comme la première région mondiale pour les drones agricoles. Les éléments disponibles ne permettent toutefois pas d’établir de manière fiable la part actuelle de DJI sur les marchés américains des drones commerciaux ou agricoles. Les chiffres avancés à ce sujet doivent donc être interprétés avec prudence.
DJI considère la décision de la cour d’appel comme une occasion importante de faire annuler une désignation qu’elle juge injustifiée. La cour a bien identifié un problème dans la manière dont le tribunal inférieur s’était appuyé sur le dossier non classifié, mais elle n’a ni blanchi DJI, ni ordonné son retrait de la liste du Pentagone, ni accepté tous les arguments de l’entreprise.
La prochaine étape consiste pour le tribunal inférieur à examiner les éléments classifiés et à déterminer de nouveau si le ministère de la Défense a suffisamment justifié son affirmation selon laquelle DJI contribue à la base industrielle de défense chinoise. En attendant l’issue de cette procédure, la désignation reste en vigueur.
Le litige porte sur la décision du Pentagone de qualifier DJI d’« entreprise militaire chinoise », une désignation appliquée pour la première fois en octobre 2022.
La cour d’appel a estimé que le tribunal inférieur avait commis une erreur en confirmant la conclusion selon laquelle DJI contribuerait à la base industrielle de défense chinoise à partir du seul dossier public et non classifié. L’explication du gouvernement à ce sujet était en grande partie, voire entièrement, caviardée dans les documents accessibles au public, alors que le juge pouvait consulter les éléments classifiés à huis clos.
En clair, le tribunal ne pouvait pas considérer que la conclusion du gouvernement était étayée simplement parce que les preuves sous-jacentes n’apparaissaient pas dans le dossier public. Le tribunal inférieur devra désormais examiner les documents classifiés dans le cadre d’une procédure confidentielle, sans la présence des parties, puis réévaluer cet aspect de la désignation.
DJI soutient que le ministère de la Défense l’a désignée, puis de nouveau désignée, sans lui fournir un préavis, des preuves ou une explication suffisants. Selon l’entreprise, l’étiquette d’« entreprise militaire chinoise » assimile à tort un fabricant de drones destinés aux particuliers et aux professionnels à l’armée chinoise, ce qui aurait porté atteinte à sa réputation et à ses activités commerciales.
Dans le cadre de la procédure, DJI a également affirmé que cette désignation avait affecté son accès aux marchés publics américains ainsi qu’à certains financements fédéraux dans le secteur de l’énergie. La société estime que le gouvernement n’a pas suffisamment démontré le bien-fondé de sa décision ni offert à DJI une véritable possibilité de répondre.
La cour d’appel n’a cependant pas retenu l’ensemble de ces arguments. Elle a confirmé le rejet du recours fondé sur les garanties procédurales et laissé en place d’autres parties de la décision du tribunal inférieur.
La conséquence immédiate est surtout procédurale :
Cette nuance est importante pour les utilisateurs de drones et les entreprises qui en dépendent : la cour d’appel a relevé une lacune dans l’examen d’une question de preuve, sans conclure que la désignation était entièrement invalide.
DJI affirme n’avoir jamais fabriqué de matériel militaire ni commercialisé ses drones pour des opérations de combat. L’entreprise indique également avoir été le premier fabricant de drones à condamner publiquement l’utilisation de ses produits au combat et à chercher à la décourager. Elle affirme que ses politiques interdisent l’usage militaire de ses appareils et qu’elle a pris des mesures pour faire respecter et renforcer ces règles.
Ces déclarations s’inscrivent dans l’argument plus large de DJI, qui présente ses produits et son activité comme civils. Elles reflètent la position de l’entreprise ; la question examinée par les tribunaux est de savoir si le ministère de la Défense a légalement étayé sa désignation au regard du cadre législatif applicable.
DJI est largement présentée comme le premier fabricant mondial de drones. La société vend des appareils grand public et professionnels à des entreprises, des administrations, des passionnés et d’autres utilisateurs. Ses produits sont notamment employés pour la prise de vues aériennes, l’inspection, la sécurité publique et l’agriculture.
L’enjeu dépasse donc le seul avenir juridique de DJI. Une désignation par le Pentagone peut affecter les contrats publics et l’image de l’entreprise, tandis que les organisations utilisant ses équipements doivent suivre l’évolution du contentieux et de ses éventuelles conséquences réglementaires.
Le secteur agricole est particulièrement concerné. Une analyse de marché décrit l’Amérique du Nord comme la première région mondiale pour les drones agricoles. Les éléments disponibles ne permettent toutefois pas d’établir de manière fiable la part actuelle de DJI sur les marchés américains des drones commerciaux ou agricoles. Les chiffres avancés à ce sujet doivent donc être interprétés avec prudence.
DJI considère la décision de la cour d’appel comme une occasion importante de faire annuler une désignation qu’elle juge injustifiée. La cour a bien identifié un problème dans la manière dont le tribunal inférieur s’était appuyé sur le dossier non classifié, mais elle n’a ni blanchi DJI, ni ordonné son retrait de la liste du Pentagone, ni accepté tous les arguments de l’entreprise.
La prochaine étape consiste pour le tribunal inférieur à examiner les éléments classifiés et à déterminer de nouveau si le ministère de la Défense a suffisamment justifié son affirmation selon laquelle DJI contribue à la base industrielle de défense chinoise. En attendant l’issue de cette procédure, la désignation reste en vigueur.