Les prix des logements neufs ont baissé de 0,1 % sur un mois en juillet et de 3,2 % sur un an, soit un 37e mois consécutif de recul annuel. À Pékin, Shanghai, Canton et Shenzhen, les prix sont restés stables en moyenne sur un mois, mettant fin à quatre mois d’amélioration dans les villes dites de premier rang.
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Create a landscape editorial hero image for this Studio Global article: What do the latest National Bureau of Statistics data reveal about China’s property market downturn in July—including the 0.1% month on mont. Article summary: China’s July data point to a property slump that is easing only marginally in annual terms, not stabilizing: weak home prices are now accompanied by faster falls in investment, sales and construction, while consumer dema. Topic tags: general web, code, regulation, growth, manufacturing. Style: premium digital editorial illustration, source-backed research mood, clean composition, high detail, modern web publication hero. Use reference image context only for broad subject, composition, and topical grounding; do not copy the exact image. Avoid: logos, brand marks, copyrighted characters, real person likenesses, fake screenshots, UI text, readable text, watermarks
Les chiffres de juillet dressent le portrait d’un marché immobilier chinois qui ne s’effondre plus au même rythme sur un an, mais qui reste loin d’une véritable reprise. La baisse des prix s’est légèrement modérée, tandis que les ventes, l’investissement et les nouvelles constructions ont continué de se contracter.
D’après les données du Bureau national des statistiques chinois, les prix des logements neufs dans les 70 villes suivies ont diminué de 0,1 % en juillet par rapport à juin. Sur un an, ils ont reculé de 3,2 %, contre 3,3 % en juin. Il s’agit du 37e mois consécutif de baisse annuelle.
Cette amélioration apparente reste donc très limitée : le recul mensuel est identique à celui de juin et la demande demeure faible. Seules 17 des 70 villes ont enregistré une hausse mensuelle des prix des logements neufs, tandis que les villes de deuxième et de troisième rang ont continué de s’affaiblir.
Dans les quatre villes chinoises de premier rang — Pékin, Shanghai, Canton et Shenzhen — les prix des logements neufs sont restés stables en moyenne entre juin et juillet. Cette stagnation met fin à quatre mois consécutifs d’amélioration, sans pour autant constituer un retournement durable.
Le contraste est net avec juin, lorsque les prix des logements neufs et anciens dans ces grandes villes avaient progressé respectivement de 0,1 % et de 0,3 %. Cette embellie avait toutefois coexisté avec une dégradation des ventes, de l’investissement immobilier et des mises en chantier.
Sur la période de janvier à juillet, les ventes immobilières, l’investissement dans le secteur et les nouvelles mises en chantier ont reculé plus rapidement que durant les six premiers mois de l’année. Cette évolution suggère que promoteurs et acheteurs restent prudents, malgré l’assouplissement de certaines restrictions et des conditions de financement plus favorables.
Autrement dit, une stabilisation ponctuelle des prix ne suffit pas à relancer l’activité. Tant que les ménages hésiteront à acheter et que les promoteurs limiteront leurs projets, le marché restera privé de moteur intérieur.
La faiblesse de l’immobilier intervient alors que d’autres indicateurs chinois perdent également de la vigueur. Les ventes au détail, qui mesurent en partie la consommation des ménages, n’ont augmenté que de 0,6 % sur un an en juillet, contre 1 % en juin. La production industrielle a progressé de 4,5 %, après 5,3 % en juin, et s’est révélée inférieure aux prévisions de 4,8 %.
Les conditions météorologiques extrêmes et certains effets saisonniers ont contribué à la faiblesse de juillet. Le retrait progressif du soutien apporté par les politiques de stimulation de la consommation a également pesé. Mais le principal frein reste plus structurel : la demande intérieure demeure insuffisante.
Cette situation alimente ce que les analystes décrivent comme une reprise « en K » : l’activité liée aux exportations et à l’industrie résiste relativement mieux, tandis que la consommation des ménages, l’investissement privé et le logement restent fragiles. La croissance dépend ainsi davantage de la demande extérieure que d’une reprise autonome de la demande intérieure.
Les autorités ont pris plusieurs mesures pour soutenir le logement, notamment en assouplissant des restrictions, en réduisant le coût du crédit et en promettant de stabiliser le marché. Ces initiatives semblent avoir ralenti certaines baisses de prix, mais elles n’ont pas restauré la confiance des acheteurs ni interrompu le recul de l’activité immobilière.
Le signal envoyé par les données de juillet est donc celui d’une stabilisation à la marge, et non d’une reprise généralisée. La pression sur les responsables politiques s’accroît d’autant plus que la croissance du produit intérieur brut a ralenti à 4,3 % sur un an au deuxième trimestre, contre 5 % au premier, en manquant les attentes.
Pékin doit désormais trouver un équilibre difficile. Les autorités sont poussées à soutenir davantage la demande — notamment en renforçant la confiance et la consommation des ménages — tout en s’attaquant aux stocks de logements invendus et aux projets inachevés.
Mais une nouvelle relance massive de la construction immobilière risquerait de réinstaller la dépendance à l’endettement qui a contribué aux déséquilibres actuels. La faiblesse persistante de la demande intérieure rend également la Chine plus vulnérable aux risques liés au commerce extérieur.
En juillet, le marché immobilier n’a donc pas fourni la preuve d’un redémarrage. Il a surtout montré que le rythme de la baisse peut se modérer sans que les fondamentaux — confiance, ventes, investissement et construction — soient réellement rétablis.
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Les prix des logements neufs ont baissé de 0,1 % sur un mois en juillet et de 3,2 % sur un an, soit un 37e mois consécutif de recul annuel.
Les prix des logements neufs ont baissé de 0,1 % sur un mois en juillet et de 3,2 % sur un an, soit un 37e mois consécutif de recul annuel. À Pékin, Shanghai, Canton et Shenzhen, les prix sont restés stables en moyenne sur un mois, mettant fin à quatre mois d’amélioration dans les villes dites de premier rang.
Les ventes immobilières, l’investissement du secteur et les mises en chantier ont diminué plus rapidement sur les sept premiers mois de l’année que durant le premier semestre.