Les entreprises accréditées seront reconnues pour leurs compétences techniques et leur capacité opérationnelle dans un périmètre de tests clairement défini. Elles pourront aussi être mises en relation avec des organisations à la recherche d’évaluateurs qualifiés.
Cette reconnaissance ne signifie toutefois pas qu’un système d’IA particulier est sûr, exempt de risques ou « certifié » par Singapour. Les risques liés au contexte de déploiement, à l’intégration avec d’autres outils ou à de nouvelles menaces peuvent subsister. L’organisation qui utilise le système reste responsable de sa gouvernance, de l’acceptation des risques et des mesures de protection supplémentaires.
Les prestataires pourront mener des évaluations offensives de type red teaming. Ils chercheront notamment à contourner les garde-fous d’un modèle au moyen d’injections de prompts ou de jailbreaks.
En pratique, ces tests consistent à envoyer des instructions conçues pour faire ignorer au système ses consignes de sécurité ou le pousser à produire un comportement interdit, dangereux ou imprévu.
Le périmètre des évaluations pourra notamment couvrir :
Les candidates et candidats seront évalués à la fois sur leur capacité à réaliser les tests annoncés et sur la solidité de leur organisation. Les principaux critères prévus sont les suivants :
Le Starter Kit constitue une série de recommandations volontaires pour les tests de sécurité et de fiabilité de base des applications fondées sur de grands modèles de langage, ou LLM. Il met l’accent sur cinq catégories de risques :
Ce guide doit fournir une base commune, sans imposer que chaque application fasse l’objet exactement des mêmes tests. Le niveau d’évaluation peut varier selon l’usage prévu, les données traitées et les risques propres au système.
L’AI Verify Foundation indique qu’aucun frais de candidature ni d’accréditation ne sera demandé. L’objectif est de limiter les barrières à l’entrée et de favoriser le développement du marché des services d’assurance IA.
L’accréditation sera valable 12 mois. Les entreprises devront ensuite la renouveler et démontrer qu’elles maintiennent leur niveau de compétence, alors que les standards techniques et les menaces évoluent.
Plusieurs entreprises auraient déjà manifesté un intérêt précoce pour le programme : Advai, AIDX, Ernst & Young, Knovel Engineering, PwC, Resaro et Vulcan.
Le bénéfice recherché est l’émergence d’un marché de tests externes plus homogène et plus crédible. Pour les organisations qui déploient de l’IA, cela pourrait faciliter la comparaison entre prestataires, clarifier le périmètre d’une mission et encourager des évaluations fondées sur des éléments documentés.
Le programme est également conçu pour que les tests soient adaptés au cas d’usage et au niveau de risque de chaque organisation, plutôt que réduits à une vérification standardisée. En donnant davantage de visibilité sur les compétences et le champ d’intervention des prestataires, l’accréditation doit fournir un niveau supplémentaire d’assurance aux entreprises, aux parties prenantes et aux utilisateurs finaux.
Les éléments disponibles ne rapportent pas de déclarations précises de représentants du secteur établissant directement que l’AI TAP améliorera la personnalisation, la gouvernance ou la confiance dans la sécurité de l’IA. Ces effets correspondent plutôt aux résultats attendus de la conception annoncée du programme : mieux identifier les testeurs compétents, expliciter les méthodes utilisées et compléter les contrôles internes par une évaluation indépendante.