Deux spécialistes du support produit : ces postes consistent à accompagner techniquement les utilisateurs des produits d’Anthropic, notamment Claude. Les annonces prévoyaient des besoins de couverture différents, dont un service le week-end.
Économiste de recherche régional : ce rôle doit rapprocher Anthropic des pouvoirs publics, du monde universitaire, des entreprises et de la société civile. L’objectif est de mesurer et de comprendre les effets de l’IA sur les économies de la région, de concevoir de nouvelles méthodes d’analyse, de contribuer à l’Anthropic Economic Index et de transformer les résultats en travaux utiles au débat public et aux politiques publiques.
L’annonce demandait un doctorat en économie ou dans une discipline quantitative étroitement liée, ainsi qu’une solide expérience de la recherche empirique. La rémunération annoncée s’élevait à 307 200–331 200 dollars singapouriens par an.
La présence projetée est également étayée par la création d’Anthropic PBC Asia Pacific à Singapour. Cette immatriculation fournit à l’entreprise un cadre juridique local, mais elle ne permet pas, à elle seule, de déduire la taille de l’implantation, l’adresse d’un bureau occupé par les équipes ou sa date d’ouverture. Anthropic n’avait pas rendu publics ces éléments opérationnels dans les informations disponibles au moment des articles consacrés aux recrutements.
Anthropic, dont le siège se trouve à San Francisco, dispose déjà d’une présence internationale, avec notamment des pôles à Dublin, Londres, Zurich et Tokyo. Des recrutements à Singapour prolongeraient ce réseau vers l’Asie du Sud-Est.
Le choix de Singapour intervient aussi dans un contexte de relations financières étroites avec le fonds souverain GIC, l’un des principaux soutiens d’Anthropic. GIC a codirigé avec Coatue la levée de 30 milliards de dollars de la série G, qui valorisait l’entreprise à 380 milliards de dollars après opération, après avoir investi dans la précédente série F de 13 milliards de dollars.
Anthropic a ensuite annoncé une levée de 65 milliards de dollars en série H, pour une valorisation de 965 milliards de dollars après opération. GIC figurait parmi les investisseurs codirigeants de ce nouveau tour de table.
L’expansion commerciale et institutionnelle d’Anthropic se déroule alors que l’entreprise attire l’attention pour ses choix de sécurité autour de ses modèles.
Anthropic n’a pas rendu Claude Mythos Preview accessible au grand public, affirmant que le modèle pouvait dépasser les performances humaines dans certaines tâches liées à la cybersécurité et au piratage informatique, notamment pour repérer des vulnérabilités dans des logiciels. Le risque tient à la nature à double usage de cette capacité : le même outil peut aider les défenseurs à découvrir et corriger des failles, mais aussi permettre à des attaquants de les identifier et de les exploiter plus vite et à plus grande échelle.
Avec Project Glasswing, Anthropic a privilégié un accès contrôlé. Des entreprises technologiques et des organisations responsables d’infrastructures critiques sélectionnées peuvent utiliser Mythos pour examiner des logiciels importants et rechercher des vulnérabilités, plutôt que recevoir un modèle largement déployable. L’objectif est d’orienter cette puissance vers la remédiation. Une diffusion restreinte ne supprime toutefois pas les risques de détournement, de fuite ou de concentration des capacités entre quelques acteurs.
Les autorités américaines se sont suffisamment inquiétées des implications possibles pour la cybersécurité pour que la Maison-Blanche, selon des informations rapportées à l’époque, prépare un accès au modèle pour plusieurs agences fédérales clés.
Le conflit entre Anthropic et le département américain de la Défense ne se résume pas à un refus de travailler pour l’armée. Le désaccord rapporté portait sur la volonté du Pentagone d’obtenir un accès sans conditions à la technologie d’Anthropic, tandis que l’entreprise entendait conserver des restrictions, notamment concernant les armes autonomes et la surveillance de masse.
L’administration américaine et le Pentagone ont considéré ces limites comme incompatibles avec les impératifs de sécurité nationale. Le 27 février 2026, le président Donald Trump a demandé aux agences fédérales de cesser d’utiliser les technologies d’Anthropic, tandis que le secrétaire à la Défense Pete Hegseth a déclaré qu’il désignerait l’entreprise comme un risque pour la chaîne d’approvisionnement liée à la sécurité nationale.
L’enjeu est autant politique que technologique. Anthropic défend le maintien de garde-fous pour les usages militaires les plus sensibles. Ses détracteurs au sein du gouvernement estiment au contraire qu’un fournisseur ne devrait pas pouvoir limiter l’emploi opérationnel d’une technologie lorsque les agences de sécurité nationale la jugent nécessaire. Les éléments disponibles décrivent donc un véritable conflit de politique publique, plutôt qu’un simple désaccord commercial ou technique sur un marché public.
Deux spécialistes du support produit : ces postes consistent à accompagner techniquement les utilisateurs des produits d’Anthropic, notamment Claude. Les annonces prévoyaient des besoins de couverture différents, dont un service le week-end.
Économiste de recherche régional : ce rôle doit rapprocher Anthropic des pouvoirs publics, du monde universitaire, des entreprises et de la société civile. L’objectif est de mesurer et de comprendre les effets de l’IA sur les économies de la région, de concevoir de nouvelles méthodes d’analyse, de contribuer à l’Anthropic Economic Index et de transformer les résultats en travaux utiles au débat public et aux politiques publiques.
L’annonce demandait un doctorat en économie ou dans une discipline quantitative étroitement liée, ainsi qu’une solide expérience de la recherche empirique. La rémunération annoncée s’élevait à 307 200–331 200 dollars singapouriens par an.
La présence projetée est également étayée par la création d’Anthropic PBC Asia Pacific à Singapour. Cette immatriculation fournit à l’entreprise un cadre juridique local, mais elle ne permet pas, à elle seule, de déduire la taille de l’implantation, l’adresse d’un bureau occupé par les équipes ou sa date d’ouverture. Anthropic n’avait pas rendu publics ces éléments opérationnels dans les informations disponibles au moment des articles consacrés aux recrutements.
Anthropic, dont le siège se trouve à San Francisco, dispose déjà d’une présence internationale, avec notamment des pôles à Dublin, Londres, Zurich et Tokyo. Des recrutements à Singapour prolongeraient ce réseau vers l’Asie du Sud-Est.
Le choix de Singapour intervient aussi dans un contexte de relations financières étroites avec le fonds souverain GIC, l’un des principaux soutiens d’Anthropic. GIC a codirigé avec Coatue la levée de 30 milliards de dollars de la série G, qui valorisait l’entreprise à 380 milliards de dollars après opération, après avoir investi dans la précédente série F de 13 milliards de dollars.
Anthropic a ensuite annoncé une levée de 65 milliards de dollars en série H, pour une valorisation de 965 milliards de dollars après opération. GIC figurait parmi les investisseurs codirigeants de ce nouveau tour de table.
L’expansion commerciale et institutionnelle d’Anthropic se déroule alors que l’entreprise attire l’attention pour ses choix de sécurité autour de ses modèles.
Anthropic n’a pas rendu Claude Mythos Preview accessible au grand public, affirmant que le modèle pouvait dépasser les performances humaines dans certaines tâches liées à la cybersécurité et au piratage informatique, notamment pour repérer des vulnérabilités dans des logiciels. Le risque tient à la nature à double usage de cette capacité : le même outil peut aider les défenseurs à découvrir et corriger des failles, mais aussi permettre à des attaquants de les identifier et de les exploiter plus vite et à plus grande échelle.
Avec Project Glasswing, Anthropic a privilégié un accès contrôlé. Des entreprises technologiques et des organisations responsables d’infrastructures critiques sélectionnées peuvent utiliser Mythos pour examiner des logiciels importants et rechercher des vulnérabilités, plutôt que recevoir un modèle largement déployable. L’objectif est d’orienter cette puissance vers la remédiation. Une diffusion restreinte ne supprime toutefois pas les risques de détournement, de fuite ou de concentration des capacités entre quelques acteurs.
Les autorités américaines se sont suffisamment inquiétées des implications possibles pour la cybersécurité pour que la Maison-Blanche, selon des informations rapportées à l’époque, prépare un accès au modèle pour plusieurs agences fédérales clés.
Le conflit entre Anthropic et le département américain de la Défense ne se résume pas à un refus de travailler pour l’armée. Le désaccord rapporté portait sur la volonté du Pentagone d’obtenir un accès sans conditions à la technologie d’Anthropic, tandis que l’entreprise entendait conserver des restrictions, notamment concernant les armes autonomes et la surveillance de masse.
L’administration américaine et le Pentagone ont considéré ces limites comme incompatibles avec les impératifs de sécurité nationale. Le 27 février 2026, le président Donald Trump a demandé aux agences fédérales de cesser d’utiliser les technologies d’Anthropic, tandis que le secrétaire à la Défense Pete Hegseth a déclaré qu’il désignerait l’entreprise comme un risque pour la chaîne d’approvisionnement liée à la sécurité nationale.
L’enjeu est autant politique que technologique. Anthropic défend le maintien de garde-fous pour les usages militaires les plus sensibles. Ses détracteurs au sein du gouvernement estiment au contraire qu’un fournisseur ne devrait pas pouvoir limiter l’emploi opérationnel d’une technologie lorsque les agences de sécurité nationale la jugent nécessaire. Les éléments disponibles décrivent donc un véritable conflit de politique publique, plutôt qu’un simple désaccord commercial ou technique sur un marché public.