La Commission européenne négocie en secret un échange de données personnelles avec Israël
La Commission européenne négocie depuis 2018 un accord secret permettant à Europol d'échanger des données personnelles avec les autorités israéliennes dans le cadre de la lutte contre la criminalité. Les données partagées incluraient noms, données de localisation, informations génétiques et biométriques, ainsi que l...
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La Commission européenne négocie depuis 2018 un accord secret permettant à Europol d'échanger des données personnelles avec les autorités israéliennes dans le cadre de la lutte contre la criminalité.
Les données partagées incluraient noms, données de localisation, informations génétiques et biométriques, ainsi que les opinions politiques et croyances religieuses.
Un avis juridique du Conseil de l'UE, daté de novembre 2022, a conclu que le projet violait le droit européen et international, notamment en légitimant l'occupation des territoires palestiniens.
Malgré cet avis, la Commission a poursuivi les réunions avec Israël, y compris pendant la guerre à Gaza, et a refusé de commenter publiquement les négociations.
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Create a landscape editorial hero image for this Studio Global article: What has the European Commission been secretly negotiating with Israel regarding personal data sharing, what types of sensitive data would b. Article summary: Let me gather more details from the main investigative sourcesHere is a comprehensive summary based on a July 2026 investigation by the NGO Statewatch, published in partnership with EUobserver and other outlets.. Topic tags: general web, ai safety, workflow, security, privacy. Style: premium digital editorial illustration, source-backed research mood, clean composition, high detail, modern web publication hero. Use reference image context only for broad subject, composition, and topical grounding; do not copy the exact image. Avoid: logos, brand marks, copyrighted characters, real person likenesses, fake screenshots, UI text, readable text, watermarks, charts w
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La Commission européenne est au cœur d'une controverse révélée par une enquête de l'ONG Statewatch, publiée fin juillet 2026 en partenariat avec EUobserver et d'autres médias. Il s'agit d'un projet d'accord de coopération policière entre Europol et les autorités israéliennes qui permettrait l'échange de données personnelles pour lutter contre la criminalité grave et le terrorisme .
Un accord négocié dans l'ombre depuis 2018
Les négociations, officiellement ouvertes en 2018, étaient considérées comme gelées depuis décembre 2022. Pourtant, l'enquête de Statewatch a mis au jour que des responsables de la Commission ont tenu au moins sept réunions avec des diplomates israéliens entre 2023 et janvier 2026, dont une avec l'ancien ministre des Affaires étrangères Eli Cohen en avril 2023 . Ces discussions se sont donc poursuivies en toute discrétion, y compris après le début de la guerre à Gaza.
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Quelle est la réponse courte à « La Commission européenne négocie en secret un échange de données personnelles avec Israël » ?
La Commission européenne négocie depuis 2018 un accord secret permettant à Europol d'échanger des données personnelles avec les autorités israéliennes dans le cadre de la lutte contre la criminalité.
Quels sont les points clés à valider en premier ?
La Commission européenne négocie depuis 2018 un accord secret permettant à Europol d'échanger des données personnelles avec les autorités israéliennes dans le cadre de la lutte contre la criminalité. Les données partagées incluraient noms, données de localisation, informations génétiques et biométriques, ainsi que les opinions politiques et croyances religieuses.
Que dois-je faire ensuite en pratique ?
Un avis juridique du Conseil de l'UE, daté de novembre 2022, a conclu que le projet violait le droit européen et international, notamment en légitimant l'occupation des territoires palestiniens.
La Commission européenne négocie en secret un échange de données personnelles avec Israël
La Commission européenne négocie depuis 2018 un accord secret permettant à Europol d'échanger des données personnelles avec les autorités israéliennes dans le cadre de la lutte contre la criminalité. Les données partagées incluraient noms, données de localisation, informations génétiques et biométriques, ainsi que l...
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La Commission européenne négocie depuis 2018 un accord secret permettant à Europol d'échanger des données personnelles avec les autorités israéliennes dans le cadre de la lutte contre la criminalité.
Les données partagées incluraient noms, données de localisation, informations génétiques et biométriques, ainsi que les opinions politiques et croyances religieuses.
Un avis juridique du Conseil de l'UE, daté de novembre 2022, a conclu que le projet violait le droit européen et international, notamment en légitimant l'occupation des territoires palestiniens.
Malgré cet avis, la Commission a poursuivi les réunions avec Israël, y compris pendant la guerre à Gaza, et a refusé de commenter publiquement les négociations.
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La Commission européenne est au cœur d'une controverse révélée par une enquête de l'ONG Statewatch, publiée fin juillet 2026 en partenariat avec EUobserver et d'autres médias. Il s'agit d'un projet d'accord de coopération policière entre Europol et les autorités israéliennes qui permettrait l'échange de données personnelles pour lutter contre la criminalité grave et le terrorisme .
Un accord négocié dans l'ombre depuis 2018
Les négociations, officiellement ouvertes en 2018, étaient considérées comme gelées depuis décembre 2022. Pourtant, l'enquête de Statewatch a mis au jour que des responsables de la Commission ont tenu au moins sept réunions avec des diplomates israéliens entre 2023 et janvier 2026, dont une avec l'ancien ministre des Affaires étrangères Eli Cohen en avril 2023 . Ces discussions se sont donc poursuivies en toute discrétion, y compris après le début de la guerre à Gaza.
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Quelle est la réponse courte à « La Commission européenne négocie en secret un échange de données personnelles avec Israël » ?
La Commission européenne négocie depuis 2018 un accord secret permettant à Europol d'échanger des données personnelles avec les autorités israéliennes dans le cadre de la lutte contre la criminalité.
Quels sont les points clés à valider en premier ?
La Commission européenne négocie depuis 2018 un accord secret permettant à Europol d'échanger des données personnelles avec les autorités israéliennes dans le cadre de la lutte contre la criminalité. Les données partagées incluraient noms, données de localisation, informations génétiques et biométriques, ainsi que les opinions politiques et croyances religieuses.
Que dois-je faire ensuite en pratique ?
Un avis juridique du Conseil de l'UE, daté de novembre 2022, a conclu que le projet violait le droit européen et international, notamment en légitimant l'occupation des territoires palestiniens.
Le projet d'accord, dont une version datée du 22 septembre 2022 a été consultée par EUobserver, prévoit l'échange de catégories de données qui vont bien au-delà des informations policières de base :
Noms, numéros d'identification et données de localisation
Informations génétiques et biométriques (empreintes, ADN…)
Détails sur les opinions politiques, les croyances religieuses et la vie privée
Ces données dites « de catégorie spéciale » bénéficient d'une protection renforcée par le Règlement général sur la protection des données (RGPD) de l'UE.
Des avertissements juridiques ignorés
Un avis juridique du Service juridique du Conseil de l'UE, daté de novembre 2022 et dont le contenu a fuité, a conclu que le projet de la Commission violait à la fois le droit européen et le droit international sur plusieurs points :
Le projet incluait une clause dérogatoire qui autoriserait l'utilisation des données dans des « zones géographiques placées sous l'administration de l'État d'Israël après 1967 », c'est-à-dire les territoires palestiniens occupés, y compris Jérusalem-Est .
Les juristes du Conseil ont averti qu'il s'agirait de « la première fois qu'un accord international entre l'Union et Israël prévoirait son application aux territoires occupés par Israël en 1967 », ce qui reviendrait à légitimer l'occupation .
La Commission a été jugée avoir dépassé son mandat de négociation et violé les règles des traités européens, notamment en n'ayant jamais consulté le groupe de travail dédié du Conseil pendant quatre ans (2018-2022) .
Malgré ces conclusions accablantes, la Commission n'a jamais modifié le projet et a poursuivi les pourparlers. Le Conseil n'a pas non plus mis à jour son mandat de négociation de 2018 .
Les risques pour les Palestiniens
Les critiques voient dans cet accord une menace directe pour les droits des Palestiniens :
Renseignement menant à des exécutions : Eitan Diamond, expert juridique senior au Centre de droit international humanitaire, a prévenu que les données transférées « pourraient être utilisées comme renseignements pour soutenir des décisions de cibler et de tuer des Palestiniens » et que « l'UE risquerait d'avoir une main dans le fait de priver arbitrairement des personnes de leur liberté et de les soumettre à des mauvais traitements systématiques dans des conditions de détention atroces » .
Criminalisation et restrictions de mouvement : Le chercheur Giacomo Zandonini souligne que la plus grande menace réside dans « la criminalisation, les restrictions de mouvement et l'alimentation des services de renseignement israéliens », mais que les informations transmises au Shin Bet (le service de sécurité intérieure israélien) pourraient également conduire à des assassinats ciblés .
Risque pour la diaspora palestinienne en Europe : Il existe des craintes que les données sur les Palestiniens vivant en Europe puissent être partagées avec Israël et utilisées à des fins de répression politique .
Légitimation de l'occupation : L'accord étendrait formellement la coopération UE-Israël aux territoires occupés, contredisant la position juridique de longue date de l'UE et l'avis consultatif de la CIJ de 2024 exigeant qu'Israël mette fin à sa présence illégale en territoire palestinien .
La réponse de la Commission
Face à ces révélations, la Commission européenne a adopté une position de prudence :
Elle a refusé de commenter « le contenu des échanges confidentiels, des réunions ou des positions de négociation liés aux négociations internationales, y compris celles avec Israël » .
Interrogée sur l'existence d'un projet révisé ou d'un calendrier, elle a opposé la même fin de non-recevoir .
Dans un bref communiqué public cité par Novara Media, la Commission a indiqué que tout accord « contiendrait des garanties protégeant les droits fondamentaux, notamment des garanties en matière de protection des données, telles que des restrictions sur l'utilisation des données en relation avec la peine de mort ».
La Commission a également mis en avant sa réévaluation 2024-2025 du statut d'« adéquation » d'Israël au RGPD, affirmant avoir « négocié un renforcement significatif des garanties de confidentialité et des droits individuels en Israël » dans le cadre de ce processus distinct .
Fin juillet 2026, 27 députés européens ont déposé une question écrite demandant à la Commission de clarifier l'objet de ses réunions en cours avec Israël, l'état actuel des négociations et les risques pour les droits humains . À la mi-août 2026, la Commission n'avait pas encore apporté de réponse publique substantielle.
Le projet d'accord, dont une version datée du 22 septembre 2022 a été consultée par EUobserver, prévoit l'échange de catégories de données qui vont bien au-delà des informations policières de base :
Noms, numéros d'identification et données de localisation
Informations génétiques et biométriques (empreintes, ADN…)
Détails sur les opinions politiques, les croyances religieuses et la vie privée
Ces données dites « de catégorie spéciale » bénéficient d'une protection renforcée par le Règlement général sur la protection des données (RGPD) de l'UE.
Des avertissements juridiques ignorés
Un avis juridique du Service juridique du Conseil de l'UE, daté de novembre 2022 et dont le contenu a fuité, a conclu que le projet de la Commission violait à la fois le droit européen et le droit international sur plusieurs points :
Le projet incluait une clause dérogatoire qui autoriserait l'utilisation des données dans des « zones géographiques placées sous l'administration de l'État d'Israël après 1967 », c'est-à-dire les territoires palestiniens occupés, y compris Jérusalem-Est .
Les juristes du Conseil ont averti qu'il s'agirait de « la première fois qu'un accord international entre l'Union et Israël prévoirait son application aux territoires occupés par Israël en 1967 », ce qui reviendrait à légitimer l'occupation .
La Commission a été jugée avoir dépassé son mandat de négociation et violé les règles des traités européens, notamment en n'ayant jamais consulté le groupe de travail dédié du Conseil pendant quatre ans (2018-2022) .
Malgré ces conclusions accablantes, la Commission n'a jamais modifié le projet et a poursuivi les pourparlers. Le Conseil n'a pas non plus mis à jour son mandat de négociation de 2018 .
Les risques pour les Palestiniens
Les critiques voient dans cet accord une menace directe pour les droits des Palestiniens :
Renseignement menant à des exécutions : Eitan Diamond, expert juridique senior au Centre de droit international humanitaire, a prévenu que les données transférées « pourraient être utilisées comme renseignements pour soutenir des décisions de cibler et de tuer des Palestiniens » et que « l'UE risquerait d'avoir une main dans le fait de priver arbitrairement des personnes de leur liberté et de les soumettre à des mauvais traitements systématiques dans des conditions de détention atroces » .
Criminalisation et restrictions de mouvement : Le chercheur Giacomo Zandonini souligne que la plus grande menace réside dans « la criminalisation, les restrictions de mouvement et l'alimentation des services de renseignement israéliens », mais que les informations transmises au Shin Bet (le service de sécurité intérieure israélien) pourraient également conduire à des assassinats ciblés .
Risque pour la diaspora palestinienne en Europe : Il existe des craintes que les données sur les Palestiniens vivant en Europe puissent être partagées avec Israël et utilisées à des fins de répression politique .
Légitimation de l'occupation : L'accord étendrait formellement la coopération UE-Israël aux territoires occupés, contredisant la position juridique de longue date de l'UE et l'avis consultatif de la CIJ de 2024 exigeant qu'Israël mette fin à sa présence illégale en territoire palestinien .
La réponse de la Commission
Face à ces révélations, la Commission européenne a adopté une position de prudence :
Elle a refusé de commenter « le contenu des échanges confidentiels, des réunions ou des positions de négociation liés aux négociations internationales, y compris celles avec Israël » .
Interrogée sur l'existence d'un projet révisé ou d'un calendrier, elle a opposé la même fin de non-recevoir .
Dans un bref communiqué public cité par Novara Media, la Commission a indiqué que tout accord « contiendrait des garanties protégeant les droits fondamentaux, notamment des garanties en matière de protection des données, telles que des restrictions sur l'utilisation des données en relation avec la peine de mort ».
La Commission a également mis en avant sa réévaluation 2024-2025 du statut d'« adéquation » d'Israël au RGPD, affirmant avoir « négocié un renforcement significatif des garanties de confidentialité et des droits individuels en Israël » dans le cadre de ce processus distinct .
Fin juillet 2026, 27 députés européens ont déposé une question écrite demandant à la Commission de clarifier l'objet de ses réunions en cours avec Israël, l'état actuel des négociations et les risques pour les droits humains . À la mi-août 2026, la Commission n'avait pas encore apporté de réponse publique substantielle.