Le rapport de la Maison-Blanche passe en revue cinq estimations, provenant d'organismes gouvernementaux et du secteur privé, concernant l'exposition au transbordement . L'éventail est large :
Cet écart s'explique par des méthodologies et des définitions différentes de ce qui constitue un transbordement illégal. L'estimation du Conseil des conseillers économiques de la Maison-Blanche se situe dans une fourchette plus étroite, d'environ 34 milliards de dollars selon le rapport .
Recettes douanières perdues : la Maison-Blanche estime que cette fraude coûte au Trésor américain entre 19 et 26 milliards de dollars par an .
Le rapport épingle plus de 40 juridictions présentant un risque de transbordement. Parmi les pays les plus exposés :
Ces pays serviraient soit de voies de passage directes, soit de hubs de transbordement où les marchandises sont re-documentées .
Le rapport affirme que, le transbordement étant une activité transfrontalière coordonnée, les sanctions doivent s'étendre au-delà de la Chine pour cibler le « réseau fantôme » des nations de transit .
Si les droits de douane de la Section 301 ont réussi à réduire les exportations directes de la Chine vers les États-Unis après 2018, le rapport affirme que le réseau de contournement annule ces acquis . Le transbordement en lui-même est une pratique ancienne du commerce mondial, mais la Maison-Blanche soutient que son ampleur et la coordination orchestrée par les entreprises chinoises représentent un défi nouveau et économiquement significatif pour la politique tarifaire américaine
.