En juin 2026, des colons israéliens ont détourné la source de Fasayil (vallée du Jourdain) pour remplir une piscine touristique, privant d’eau les agriculteurs palestiniens qui en dépendaient depuis des générations. Plus de 190 structures d’eau et d’assainissement ont été endommagées ou détruites entre janvier et ju...
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Par un jour d’été caniculaire d’août 2026, des photographes de Reuters ont immortalisé des colons israéliens barbotant dans une piscine en Cisjordanie occupée — une piscine créée en siphonnant l’eau d’une source qui irriguait les cultures palestiniennes depuis des générations. La source près du village de Fasayil, dans la fertile vallée du Jourdain, était vitale pour la communauté. Mais en juin 2026, des colons se sont emparés d’un tuyau d’irrigation appartenant à l’agriculteur Saad Nemer et ont redirigé l’eau vers un bassin antique situé sur un site archéologique clôturé .
« Notre approvisionnement en eau est toujours coupé à ce jour, nous privant de l’eau dont nous dépendons pour nos maisons, nos moyens de subsistance et nos terres agricoles », a déclaré Nemer aux journalistes .
Le cas de Fasayil n’est pas isolé. C’est l’exemple le plus visible d’un phénomène plus large et qui s’intensifie : les saisies de sources d’eau douce palestiniennes par les colons israéliens et les attaques systématiques contre les infrastructures hydrauliques dans toute la Cisjordanie occupée en 2025-2026.
Fasayil, un village palestinien de la vallée du Jourdain, dépendait de sa source naturelle pour l’agriculture vivrière et l’eau domestique. Voici la séquence des événements qui ont conduit à sa perte :
Abed Al Ebayat, un habitant de Fasayil, a confié à ABC News que les colons avaient laissé un énorme tas d’aliments pour bétail à l’entrée de la dernière famille palestinienne du secteur, et que l’odeur de dattes pourries emplit l’air parce que la source confisquée a tué les récoltes .
Les incidents documentés dépassent largement Fasayil. Voici les cas les plus marquants :
Source d’Ein Samiya (nord-est de Ramallah) : Des colons ont pris le contrôle d’une source et d’une installation de distribution d’eau desservant environ 20 villages palestiniens. En 2026, la source était utilisée par les colons pour leurs loisirs, tandis que les éleveurs palestiniens ne pouvaient plus y accéder. La compagnie des eaux a signalé que la station, qui alimente environ 100 000 Palestiniens, avait été victime de vandalismes répétés .
Ein al-Auja (au nord de Jéricho) : Une source et une cascade autrefois abondantes, dont le débit était estimé à des milliers de mètres cubes par jour, ont été détournées. La communauté bédouine qu’elle soutenait — plus de 100 familles — a été en grande partie déplacée. Haitham Rashaidh a été parmi les derniers à partir alors que le sol s’asséchait .
Puits près de Jéricho (août 2026) : Les forces israéliennes ont détruit trois puits principaux qui approvisionnaient les éleveurs palestiniens dans l’une des régions les plus arides de Cisjordanie. Les habitants ont décrit cette destruction comme la pire escalade d’une crise de l’eau qui dure depuis des mois .
Réservoirs antiques près de Bethléem (juillet 2026) : Le ministre israélien des Finances d’extrême droite, Bezalel Smotrich, a menacé de s’emparer des historiques Piscines de Salomon, une mesure que les organisations de défense des droits ont décrite comme une escalade significative dans la campagne de contrôle des terres et de l’eau en Cisjordanie .
Source d’Ein Rawabi (nord-est de Jérusalem) : En juillet 2026, des colons israéliens ont pris le contrôle de cette source après avoir vandalisé le site. Le gouvernorat de Jérusalem a déclaré que cette source est la seule source d’eau pour les communautés bédouines de la région .
Dans toutes les communautés touchées, les Palestiniens affirment que le schéma des confiscations d’eau et de la violence est délibérément conçu pour rendre la vie insoutenable et les forcer à quitter leurs terres . À Qusra, au sud de Naplouse, le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme a signalé en août 2026 que trois familles palestiniennes — environ 15 personnes — étaient confinées chez elles « dans un état de terreur » après que des colons eurent coupé leur électricité et leur eau
. Le siège a commencé lorsque les colons ont bloqué la route, installé une tente devant les maisons et refusé de laisser quiconque entrer ou sortir .
L’armée israélienne a reconnu avoir reçu de nombreux signalements de civils israéliens causant délibérément des dommages aux infrastructures hydrauliques palestiniennes. Elle a enregistré 120 incidents de « crimes nationalistes » en 2025 — une augmentation d’environ 45 % par rapport à 2024 . L’armée affirme poursuivre les auteurs mais qu’elle rencontre des difficultés pour rassembler des preuves et procéder à des arrestations ; les organisations de défense des droits estiment que les mesures d’exécution restent faibles
. Fait notable, 600 anciens responsables de la sécurité israélienne ont signé en juillet 2026 une lettre demandant au président américain Trump de faire pression sur les dirigeants israéliens pour mettre fin à ce qu’ils ont appelé la « terreur des colons » en Cisjordanie .
Le ministre des Finances Bezalel Smotrich, membre de la coalition d’extrême droite, a explicitement menacé en mai 2026 d’« effacer » le village palestinien d’al-Khader, près de Bethléem, et de s’emparer des anciens réservoirs d’eau, les qualifiant de patrimoine israélien . Les organisations de défense des droits citent ses déclarations comme un encouragement officiel à la campagne de confiscation des terres et de l’eau.
L’Administration civile, l’organe militaire israélien qui gouverne la Cisjordanie, a accepté la revendication des colons selon laquelle le site de Fasayil était une zone archéologique — un prétexte que les Palestiniens et les organisations de défense des droits considèrent comme utilisé systématiquement pour la confiscation des terres .
Amnesty International (juin 2026) : A publié un rapport majeur documentant au moins 4 575 attaques de colons contre des communautés palestiniennes entre janvier 2023 et décembre 2025, incluant la destruction de réservoirs d’eau, de panneaux solaires, de puits et d’infrastructures agricoles. Amnesty a décrit cette campagne comme un « nettoyage ethnique » des communautés palestiniennes de Cisjordanie .
B’Tselem (organisation israélienne de défense des droits) : A documenté en détail la clôture de Fasayil, notant que les colons avaient bloqué la route principale et empêché 30 résidents — dont 16 mineurs — d’accéder à leurs terres agricoles .
OCHA de l’ONU : A enregistré et averti que les démolitions et la violence « compromettent davantage la capacité des communautés palestiniennes à accéder à une eau suffisante » . En août 2026, l’ONU avait documenté plus de 1 430 incidents impliquant des colons israéliens ayant entraîné des victimes, des dégâts matériels, ou les deux, rien qu’en 2026, affectant environ 260 communautés palestiniennes .
UE : Dans son rapport 2025 sur les colonies (publié en août 2026), l’UE a noté que la violence des colons avait atteint des niveaux records et que la population des colonies en Cisjordanie dépasse désormais les 500 000 personnes .
Experts de l’ONU (juin 2026) : Ont lancé un avertissement sévère, déclarant que « la violence est utilisée comme un outil calculé et ciblé pour priver les Palestiniens de l’accès aux services essentiels, aux zones agricoles et de pâturage, dans le but ultime de rompre le lien du peuple avec la terre » .
Les preuves montrent une forte escalade en 2025-2026. Les saisies de sources par les colons et la destruction de puits sont devenues une tactique centrale, fréquemment accompagnée de déclarations officielles de ministres israéliens d’extrême droite que les organisations de défense des droits interprètent comme une autorisation. L’armée israélienne enregistre une augmentation des incidents mais n’a pas enrayé la tendance. Les rapports de l’ONU, de l’UE et d’Amnesty la caractérisent uniformément comme une campagne systématique visant à déposséder les communautés palestiniennes et à accélérer l’annexion de facto.
Comme l’a déclaré un habitant de Fasayil à ABC News : « Leur objectif est de nous forcer à partir… mais où pourrions-nous aller ? »
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En juin 2026, des colons israéliens ont détourné la source de Fasayil (vallée du Jourdain) pour remplir une piscine touristique, privant d’eau les agriculteurs palestiniens qui en dépendaient depuis des générations.
En juin 2026, des colons israéliens ont détourné la source de Fasayil (vallée du Jourdain) pour remplir une piscine touristique, privant d’eau les agriculteurs palestiniens qui en dépendaient depuis des générations. Plus de 190 structures d’eau et d’assainissement ont été endommagées ou détruites entre janvier et juin 2026 ; Amnesty International recense 4 575 attaques de colons contre des communautés palestiniennes de janvier 20...
L’ONU, l’UE et des ONG dénoncent une campagne systématique visant à déposséder les Palestiniens et à accélérer l’annexion de facto de la Cisjordanie.