Publié simultanément en italien et en danois, le message s’articule autour de quatre points :
Plusieurs observateurs ont souligné le caractère inhabituel de ce langage pour une dirigeante sociale-démocrate — notamment l’invocation de l’héritage chrétien et le cadrage de l’immigration comme menace sécuritaire .
La force de l’étonnement vient de l’antagonisme entre les camps politiques des deux femmes : Meloni dirige le parti national-conservateur Frères d’Italie (groupe des Conservateurs et Réformistes européens), tandis que Frederiksen est à la tête des Sociaux-démocrates danois, au centre-gauche . La chaîne publique allemande Tagesschau note que, bien qu’elles « appartiennent à des camps politiques différents », elles ont publié une mise en garde commune sur l’immigration .
Au sein même de la famille politique de Frederiksen, ce rapprochement provoque un malaise. Certains médias y voient Frederiksen apportant « le sceau d’approbation socialiste » à la fermeté de Meloni, provoquant des remous au sein du Parti démocrate italien (PD), l’opposition de gauche de Meloni .
Pierfrancesco Maran, eurodéputé du Parti démocrate (centre-gauche), a vivement critiqué l’initiative le 12 août . Il a affirmé que « personne ne veut une immigration incontrôlée », mais a accusé Frederiksen de « faire de la propagande sur les migrants, exactement comme Meloni » . Selon lui, la déclaration n’apporte « rien de concret » ; ce dont l’Europe a besoin, c’est d’« accords avec les pays d’origine et de voies légales et sûres pour la migration » . Il a souligné la contradiction entre les credentials sociaux-démocrates de Frederiksen et son alliance avec Meloni .
Cette déclaration conjointe n’est pas sortie de nulle part. Deux événements majeurs en ont déterminé le calendrier et le contenu.
Fin juillet 2026, on estime que 60 000 à 80 000 migrants — pour la plupart des jeunes hommes — ont franchi massivement la frontière entre le Maroc et la minuscule enclave espagnole de Ceuta . Au moins 57 à 72 migrants ont péri, et les autorités locales ont parlé d’une « urgence humanitaire et sociale » . La majorité des migrants sont repartis vers le Maroc en quelques jours, mais la crise a déclenché des réunions d’urgence au niveau de l’UE le 4 août et de vives critiques à l’encontre de la politique migratoire espagnole .
En juin 2026, l’UE a conclu un accord historique qui permet aux États membres d’installer des « centres de retour » dans des pays tiers pour les migrants sous le coup d’une obligation de quitter le territoire . Le Parlement européen a adopté le texte en mars 2026 par 389 voix pour, 206 contre . Ce règlement autorise les États membres à transférer des migrants en situation irrégulière vers des installations situées dans des pays non membres de l’UE, sur la base d’accords bilatéraux, à condition que le pays tiers respecte les droits humains et le principe de non-refoulement . Le règlement entre en vigueur .
Publié simultanément en italien et en danois, le message s’articule autour de quatre points :
Plusieurs observateurs ont souligné le caractère inhabituel de ce langage pour une dirigeante sociale-démocrate — notamment l’invocation de l’héritage chrétien et le cadrage de l’immigration comme menace sécuritaire .
La force de l’étonnement vient de l’antagonisme entre les camps politiques des deux femmes : Meloni dirige le parti national-conservateur Frères d’Italie (groupe des Conservateurs et Réformistes européens), tandis que Frederiksen est à la tête des Sociaux-démocrates danois, au centre-gauche . La chaîne publique allemande Tagesschau note que, bien qu’elles « appartiennent à des camps politiques différents », elles ont publié une mise en garde commune sur l’immigration .
Au sein même de la famille politique de Frederiksen, ce rapprochement provoque un malaise. Certains médias y voient Frederiksen apportant « le sceau d’approbation socialiste » à la fermeté de Meloni, provoquant des remous au sein du Parti démocrate italien (PD), l’opposition de gauche de Meloni .
Pierfrancesco Maran, eurodéputé du Parti démocrate (centre-gauche), a vivement critiqué l’initiative le 12 août . Il a affirmé que « personne ne veut une immigration incontrôlée », mais a accusé Frederiksen de « faire de la propagande sur les migrants, exactement comme Meloni » . Selon lui, la déclaration n’apporte « rien de concret » ; ce dont l’Europe a besoin, c’est d’« accords avec les pays d’origine et de voies légales et sûres pour la migration » . Il a souligné la contradiction entre les credentials sociaux-démocrates de Frederiksen et son alliance avec Meloni .
Cette déclaration conjointe n’est pas sortie de nulle part. Deux événements majeurs en ont déterminé le calendrier et le contenu.
Fin juillet 2026, on estime que 60 000 à 80 000 migrants — pour la plupart des jeunes hommes — ont franchi massivement la frontière entre le Maroc et la minuscule enclave espagnole de Ceuta . Au moins 57 à 72 migrants ont péri, et les autorités locales ont parlé d’une « urgence humanitaire et sociale » . La majorité des migrants sont repartis vers le Maroc en quelques jours, mais la crise a déclenché des réunions d’urgence au niveau de l’UE le 4 août et de vives critiques à l’encontre de la politique migratoire espagnole .
En juin 2026, l’UE a conclu un accord historique qui permet aux États membres d’installer des « centres de retour » dans des pays tiers pour les migrants sous le coup d’une obligation de quitter le territoire . Le Parlement européen a adopté le texte en mars 2026 par 389 voix pour, 206 contre . Ce règlement autorise les États membres à transférer des migrants en situation irrégulière vers des installations situées dans des pays non membres de l’UE, sur la base d’accords bilatéraux, à condition que le pays tiers respecte les droits humains et le principe de non-refoulement . Le règlement entre en vigueur .