Le huard a trouvé un soutien dans la persistance des prix élevés du pétrole, portés par les risques géopolitiques autour du détroit d'Ormuz, ainsi que par les solides données sur l'emploi canadien publiées le vendredi précédent . Cependant, un dollar américain résilient, soutenu par la demande de valeurs refuges et l'anticipation de la publication de l'IPC mercredi, a limité la baisse .
Commerzbank a averti que le récent rebond du dollar canadien – soutenu par un USD plus faible et un pétrole plus ferme – est fragile car les menaces de nouveaux tarifs douaniers américains (des droits de douane de 50% sur une large gamme de produits canadiens doivent entrer en vigueur le 19 août) pourraient rapidement inverser les gains et faire grimper la volatilité de l'USD/CAD .
En effet, les spéculateurs avaient déjà augmenté leurs positions courtes nettes sur le huard à 12,5 milliards de dollars fin juillet, faisant du dollar canadien la devise la plus vendue à découvert parmi les grandes économies . Le même rapport de Reuters notait que le huard avait atteint un plus bas de 14 mois à 1,4248 pour un dollar américain le mois précédent .
Les analystes de Commerzbank et d'autres ont signalé le 19 août comme un événement de risque clé pour le huard. À cette date, les droits de douane de 50% annoncés par le président Trump sur certains produits canadiens doivent entrer en vigueur si aucun accord n'est trouvé dans le cadre de l'AEUMC, une menace qui pourrait rapidement saper les récentes améliorations de l'économie réelle canadienne .
La roupie indienne a chuté à un plus bas de deux semaines, clôturant près de 95,43 pour un dollar mardi, alors que la flambée des prix du pétrole et l'affaiblissement de l'optimisme quant à un accord entre les États-Unis et l'Iran ont pesé sur la monnaie .
La Reserve Bank of India est intervenue en vendant des dollars par l'intermédiaire de banques publiques pour atténuer le déclin, mais la pression vendeuse est restée intense alors que le brut Brent se rapprochait de 88 à 90 dollars le baril dans un contexte de pourparlers américano-iraniens au point mort . La roupie devait ouvrir dans une fourchette de 95,35 à 95,40 mardi, selon les traders .
L'intervention de la RBI a été décrite comme « cohérente » et efficace pour limiter les pertes près des niveaux actuels, mais la pression fondamentale exercée par la hausse des prix du pétrole – une importation majeure pour l'Inde – reste aiguë .
La paire GBP/USD s'est maintenue près du seuil psychologique de 1,3500 $ mardi, oscillant entre des gains timides et des pertes mineures alors que les traders attendaient deux publications macroéconomiques majeures : l'indice des prix à la consommation (IPC) américain de mercredi et les données du PIB britannique .
La clôture du Wall Street Journal lundi était de 1,3506, et la fourchette intraday de mardi a été enregistrée entre 1,3491 et 1,3517, essentiellement inchangée pour la journée . Les analystes ont noté que l'absence d'achats de suivi après une cassure au-dessus du niveau de 1,3500 justifiait la prudence avant de se positionner pour une appréciation supplémentaire .
Le dollar américain s'est raffermi pour un deuxième jour consécutif mardi. Les marchés étaient prudents avant la publication cruciale de l'indice des prix à la consommation (IPC) américain de mercredi, ce qui façonnerait les attentes concernant la politique de la Réserve fédérale . Le dollar a bénéficié de la demande de valeurs refuges liée aux tensions persistantes au Moyen-Orient et à l'impasse non résolue dans le détroit d'Ormuz .
L'incertitude concernant l'arrêt des pourparlers de paix américano-iraniens a continué de soutenir les prix du pétrole brut, l'impasse dans le détroit d'Ormuz restant non résolue . Une proposition de médiateur pour une trêve de 10 jours a brièvement fait baisser le brut en début de séance mardi, mais une attaque signalée sur un pétrolier dans le détroit d'Ormuz a fait grimper le brut WTI de 2,5% pour le fixer près de 84 dollars le baril .
Remarque : Les détails spécifiques concernant les signaux diplomatiques du Pakistan et du Qatar n'ont pas été directement confirmés dans la couverture journalistique disponible dans cette recherche. Les rapports de marché disponibles citent « l'arrêt des pourparlers de paix américano-iraniens » et « l'incertitude autour des négociations américano-iraniennes » comme les principaux moteurs du soutien des prix du pétrole .