L'incendie Bald Range a été détecté pour la première fois vers 17 h 30, heure du Pacifique, le vendredi 7 août 2026, à environ 15 kilomètres au nord-ouest de Summerland, en C.-B., à l'extrémité sud-ouest du lac Okanagan, à environ 250 kilomètres à l'est de Vancouver . La croissance du feu a été extraordinaire : il est passé à 50 kilomètres carrés en trois heures et a presque doublé pendant la nuit, atteignant plus de 103 kilomètres carrés (environ 10 300 hectares) samedi après-midi . Les autorités ont décrit des flammes atteignant 60 mètres de haut, et le feu a généré son propre système météorologique pyrocumulonimbus — un phénomène semblable à un orage créé par une chaleur intense . Le premier ministre David Eby a qualifié la situation de « bombe qui a explosé dans la région de Summerland » . La cause de l'incendie restait inconnue au 8-9 août 2026, les autorités poursuivant leur enquête .
Le 8 août, près de 22 000 personnes étaient sous ordre d'évacuation dans toute la Colombie-Britannique, et 9 700 autres étaient en alerte d'évacuation . L'ensemble du district de Summerland — qui compte environ 12 000 habitants — a reçu l'ordre de partir . Peachland, une communauté voisine d'environ 8 000 personnes, a également été évacuée . Des dizaines de personnes ont été secourues par avion, notamment par hélicoptère alors que les flammes se rapprochaient . La GRC a signalé la mort d'une femme près de Summerland, que l'on pense liée à l'incendie, mais le bureau du coroner de la C.-B. enquêtait toujours pour confirmer la cause au 9 août .
« Des maisons ont été perdues et des propriétés ont été détruites », a déclaré le premier ministre Eby . Bien que les chiffres exacts pour l'incendie de Bald Range n'aient pas été confirmés immédiatement, d'autres brasiers simultanés avaient déjà causé des dégâts importants. Le feu de Pear Lake, un incendie distinct dans l'intérieur de la C.-B. près de Clinton, a détruit des structures sur environ 120 propriétés . Plus tôt dans la semaine, l'incendie de Bradley Creek aurait détruit au moins 230 propriétés, et on estimait qu'environ 350 bâtiments — dont la plupart étaient des maisons — avaient été détruits dans les seules régions de Cariboo et de l'Okanagan . Au 5 août, 37 ordres d'évacuation touchaient environ 8 000 personnes et 7 300 propriétés en C.-B. .
Le gouvernement de la C.-B. a déclaré l'état d'urgence provincial le samedi 8 août 2026 . Le gouvernement fédéral, sous la direction du premier ministre Mark Carney, a réagi rapidement : le 9 août, il s'est engagé à fournir un abri et un hébergement aux résidents déplacés dans les régions de Summerland et Peachland . Les Forces armées canadiennes ont été placées en attente . Au niveau national, le gouvernement avait déployé près de 300 aéronefs — notamment des bombardiers d'eau, des hélicoptères et des avions de reconnaissance — et plus de 5 300 personnes pour soutenir les efforts d'évacuation et de lutte contre les incendies .
Des pompiers de plusieurs pays sont arrivés pour aider les équipes de la C.-B., mises à rude épreuve par l'ampleur de la saison 2026. Plus d'une centaine de pompiers forestiers expérimentés du Mexique sont arrivés début août, le premier ministre Eby les accueillant à l'aéroport international d'Abbotsford le 6 août . Jusqu'à 200 pompiers mexicains ont été engagés au total . Dans le cadre d'un accord transfrontalier de longue date, établi pour la première fois en 1982, des pompiers américains ont été mobilisés pour soutenir les efforts de suppression canadiens, notamment des avions-citernes, des équipes et des équipes de gestion des incidents . Des équipes canadiennes avaient également été déployées plus tôt en Australie en janvier 2026 pour aider à lutter contre les incendies de brousse dans l'État de Victoria, reflétant les accords d'entraide qui facilitent cet échange international .
Parallèlement à la réponse d'urgence, le groupe World Weather Attribution (WWA) — un partenariat international de climatologues — a publié une étude d'attribution rapide le 6 août 2026 . L'étude s'est concentrée sur les conditions météorologiques propices aux incendies dans les Territoires du Nord-Ouest et le nord-ouest de l'Ontario, analysant une mesure du temps d'incendie appelée l'indice de sévérité quotidien (Daily Severity Rating) . Le résultat principal : le changement climatique d'origine humaine a doublé la probabilité des conditions météorologiques extrêmes à l'origine de la saison des incendies de forêt de 2026 au Canada . L'analyse a comparé le climat actuel, réchauffé d'environ 1,4 °C par rapport aux niveaux préindustriels, avec un monde contrefactuel sans émissions de gaz à effet de serre d'origine humaine . L'étude a révélé que les conditions météorologiques propices aux incendies, qui auraient historiquement été attendues environ une fois dans une vie, sont désormais attendues environ une fois tous les six ans dans les conditions climatiques actuelles . Au 8 août 2026, le Canada avait enregistré 4 594 incendies brûlant environ 4 millions d'hectares à l'échelle nationale .
L'urgence des incendies de forêt d'août 2026 en Colombie-Britannique illustre à la fois l'impact humain immédiat des feux extrêmes et le consensus scientifique croissant selon lequel le changement climatique rend ces conditions plus courantes. La croissance explosive du feu de Bald Range, le déplacement de dizaines de milliers de personnes et les preuves de l'étude d'attribution du WWA indiquent tous un avenir où la préparation et la coopération internationale seront essentielles.