Kim Yo Jong a déclaré que la Corée du Nord allait « mettre en place des options militaires supplémentaires » et effectuer de « nouveaux choix militaires » face à ce qu’elle présente comme la menace croissante du Japon .
Elle a décrit le Japon comme un « État criminel de guerre » accélérant sa transformation en « État guerrier », tout en accusant Tokyo de tirer parti des tensions géopolitiques internationales pour développer ses capacités offensives .
Kim Yo Jong a principalement avancé les arguments suivants :
Le premier tir japonais d’un Tomahawk. Le destroyer japonais JS Chokai, un bâtiment équipé du système antimissile Aegis, a lancé un missile de croisière Tomahawk américain dans le Pacifique le 29 juillet 2026, selon le ministère japonais de la Défense et plusieurs sources spécialisées . Cette opération constitue une étape importante dans la volonté de Tokyo de disposer d’une capacité de frappe conventionnelle à longue portée.
L’abandon progressif d’une posture strictement défensive. Kim estime que le Japon s’éloigne de sa doctrine officiellement « exclusivement orientée vers la défense », en développant la possibilité de frapper des cibles éloignées . Tokyo affirme au contraire que ces capacités relèvent de l’autodéfense et doivent contribuer à la dissuasion face aux menaces régionales .
Le soutien des États-Unis. La dirigeante nord-coréenne a également dénoncé Washington, qu’elle accuse de permettre et d’encourager le renforcement militaire japonais . Le tir d’essai s’est déroulé avec le soutien de la marine américaine, dans le cadre du programme japonais d’acquisition des Tomahawk .
La déclaration nord-coréenne est intervenue au lendemain de la publication du Livre blanc japonais de la défense pour 2026. Tokyo y décrit l’environnement sécuritaire autour de l’archipel comme le « plus grave et le plus complexe depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale », en citant les activités militaires de la Chine, de la Russie et de la Corée du Nord, ainsi que le rapprochement entre ces pays .
Le Japon accélère parallèlement l’augmentation de ses dépenses militaires et prévoit d’acquérir 400 missiles Tomahawk pour plus de 2 milliards de dollars . Son gouvernement présente cette évolution comme un moyen de renforcer la dissuasion et les capacités de riposte face aux risques régionaux.
La Corée du Nord, elle, présente cette modernisation japonaise comme la preuve d’une remilitarisation dangereuse. Plusieurs analyses soulignent que cette rhétorique permet aussi à Pyongyang de justifier ses propres programmes nucléaires et balistiques, en les présentant comme des mesures défensives face à une menace extérieure soutenue par les États-Unis .