SN 2026gzf est une supernova de type Ic à raies larges située dans le champ COSMOS, à une distance d’environ 500 millions d’années-lumière de la Terre . Son éruption de choc (shock breakout) — le premier flash de lumière lorsqu’une onde de choc atteint la surface de l’étoile — a été détectée le 21 mars 2026 par le satellite Einstein Probe sous la forme du transitoire X EP260321a . La détection, qui a duré environ 432 secondes, a immédiatement déclenché une campagne d’observation mondiale . Moins d’une heure après, des observatoires au sol — dont l’observatoire Vera C. Rubin, le Zwicky Transient Facility (ZTF) et l’observatoire de Lulin — ont commencé à suivre la source, confirmant le rapide sursaut de luminosité de la supernova .
Il s’agit de la deuxième observation définitive d’une éruption de choc en plus de vingt ans, offrant une vue sans précédent des derniers instants d’une étoile massive . L’émission X a atteint un pic à 2,2 × 10⁴⁴ erg s⁻¹ à environ 160 eV, ce qui correspond à une origine par éruption de choc . La supernova a également présenté un excès de lumière bleue dès le premier jour, que les modèles radioactifs standards ne pouvaient pas reproduire, suggérant une interaction avec le milieu circumstellaire . Les résultats ont été publiés le 14 juillet 2026 dans The Astrophysical Journal Letters .
Les données de l’observatoire Rubin ont joué un rôle crucial, car l’événement se trouvait dans le champ de sondage profond COSMOS (COSMOS Deep Drilling Field) de l’observatoire, ce qui a permis une détection rapide et un suivi multi-longueurs d’onde . L’absence de sursaut gamma associé à cette supernova pourtant énergétique suggère qu’un jet a été « étranglé » avant de pouvoir s’échapper de l’étoile, soulevant de nouvelles questions sur la diversité des chemins de la mort stellaire .
La caméra LSST est le cœur de l’observatoire Rubin. Ses caractéristiques clés sont les suivantes :
La caméra est montée sur le télescope Simonyi Survey Telescope de 8,4 mètres, situé au sommet de l’observatoire Rubin sur le Cerro Pachón, au Chili .
Le LSST complet débutera en 2026 et durera 10 ans, imageant tout le ciel austral toutes les quelques nuits . Le relevé devrait détecter environ 20 milliards de galaxies et 17 milliards d’étoiles, produisant un catalogue d’environ 37 milliards de sources astronomiques . Il générera environ 20 téraoctets de données par nuit et un ensemble de données total de plus de 60 pétaoctets . Les objectifs scientifiques principaux incluent l’étude de l’énergie noire et de la matière noire, la cartographie de la structure de la Voie lactée et le catalogage des événements transitoires — supernovae, astéroïdes et kilonovae — à des taux sans précédent .
La publication de l’EDP2 et la détection de SN 2026gzf démontrent la puissance transformatrice de l’observatoire Rubin. L’image du champ COSMOS montre la capacité de la caméra LSST à capturer des vastes et profondes vues du ciel en une seule exposition, tandis que la détection de l’éruption de choc souligne le rôle crucial de Rubin dans l’astronomie multi-longueurs d’onde à réponse rapide. Alors que l’observatoire entame son relevé de dix ans, il devrait fondamentalement changer notre compréhension de l’univers, de la nature de l’énergie noire à la vie et à la mort des étoiles.