Principaux enseignements du PMI manufacturier de la zone euro — Juillet 2026
L'indice PMI manufacturier HCOB de la zone euro s'est établi à 51,9 en juillet, contre 51,4 en juin, signe d'une amélioration des conditions d'exploitation des usines, la plus forte depuis le début de l'année 2022 ![]()
. L'indice de la production manufacturière a grimpé à 52,9 — un sommet inédit depuis près de 4 ans et demi — mais cette expansion repose sur des bases fragiles ![]()
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Une augmentation de la production tirée par les stocks, pas par la demande
- La production des usines a fortement accéléré, mais cette croissance provient essentiellement du fait que les entreprises écoulent leurs carnets de commandes plutôt que d'une véritable reprise des nouvelles commandes
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- Les nouvelles commandes restent atones, ce qui laisse penser que le pic de production pourrait ne pas se maintenir une fois les arriérés épuisés
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Allemagne contre France : une divergence flagrante
- L'Allemagne a été le moteur de la reprise, avec un secteur manufacturier en expansion à son rythme le plus rapide depuis des années, soutenu par une activité industrielle solide
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- La France est repartie en contraction, creusant l'écart avec son voisin allemand et soulignant une divergence croissante entre les deux plus grandes économies de la zone euro
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- La croissance italienne a également ralenti, les nouvelles commandes ayant stagné, ajoutant à un tableau hétérogène
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La guerre au Moyen-Orient : énergie, chaînes d'approvisionnement et inflation
Le conflit au Moyen-Orient (notamment la fermeture du détroit d'Ormuz) pèse lourdement sur la reprise :
- Coûts de l'énergie : les prix du pétrole et du gaz ont grimpé en flèche depuis le début du conflit fin février 2026. Les produits raffinés comme l'essence, le diesel et le carburéacteur ont augmenté de 40 à 45 %, soit bien plus que le pétrole brut
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. La volatilité des prix de l'énergie est revenue aux niveaux observés au début de l'année 2022
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- Chaînes d'approvisionnement : les perturbations physiques des exportations d'énergie et d'autres biens non énergétiques du Golfe créent de nouveaux goulots d'étranglement, la fermeture du détroit d'Ormuz perturbant les chaînes d'approvisionnement mondiales
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- Inflation : le Bulletin économique de la BCE de juin 2026 indique clairement que « la guerre au Moyen-Orient génère des pressions inflationnistes »
. La BCE a relevé ses taux de 25 points de base en juin 2026, et l'inflation globale est projetée à 3,0 % pour 2026, 2,3 % pour 2027 et 2,0 % pour 2028 .
Taux directeurs de la BCE et durabilité de la reprise
- La BCE a maintenu ses taux inchangés lors de sa réunion du 23 juillet, invoquant la volatilité extrême des prix de l'énergie et l'incertitude, avec des prix de l'énergie « bien supérieurs aux niveaux enregistrés avant le conflit »
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- Une majorité croissante d'économistes interrogés par Reuters s'attend à une deuxième hausse des taux en septembre 2026, sous l'effet de la nouvelle flambée des prix de l'énergie
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- Les données PMI elles-mêmes signalent une reprise fragile. Parce que la croissance de la production repose sur l'épuisement des arriérés plutôt que sur de nouvelles commandes — et parce que le conflit au Moyen-Orient continue de faire grimper les coûts et de perturber l'approvisionnement — la pérennité de l'expansion est très incertaine
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