Le consortium est composé de trois entités :
Aux termes de l'accord, les actionnaires d'EA ont reçu 210 dollars par action en numéraire, soit une prime d'environ 25 % par rapport au cours de clôture avant l'annonce . L'opération valorise l'entreprise à environ 55 milliards de dollars en valeur d'entreprise (enterprise value) .
La structure de financement se décompose comme suit :
À l'issue de l'opération, le PIF détiendra environ 93,4 % d'Electronic Arts, Silver Lake et Affinity Partners se partageant le reste . Les actionnaires d'EA ont approuvé la transaction à une écrasante majorité lors d'un vote le 22 décembre 2025 : plus de 201 millions de voix pour, contre seulement 1,9 million contre .
Toutes les approbations réglementaires nécessaires ont été obtenues. La clôture de la transaction est attendue le 4 août 2026 . Voici le détail des différentes autorisations :
Dans un document officiel (8-K) déposé le 30 juillet 2026, EA a confirmé que « toutes les approbations réglementaires requises pour finaliser la fusion ont été obtenues » et que la clôture était prévue pour le 4 août 2026 .
L'endettement massif (20 milliards de dollars) est au cœur des préoccupations. Les analystes s'attendent à ce que le consortium mette en œuvre des mesures agressives de réduction des coûts et de restructuration pour faire face au service de la dette . Les scénarios probables incluent :
Au-delà des aspects financiers, l'acquisition suscite de vives inquiétudes dans l'industrie et parmi les joueurs :
Cette acquisition s'inscrit au cœur de la stratégie Vision 2030 de l'Arabie Saoudite, qui vise à diversifier son économie et à accroître son influence culturelle mondiale. Le PIF a déjà investi dans Nintendo, Activision Blizzard, Take-Two et SNK, et a créé le Savvy Games Group, doté d'un budget de 38 milliards de dollars, pour faire du royaume un hub mondial du jeu vidéo d'ici 2030 .
Posséder EA donne au PIF un contrôle direct sur des franchises planétaires et une plateforme d'influence culturelle massive. Les critiques y voient une forme de « sportswashing » appliquée au jeu vidéo .
À quelques jours de la clôture, EA a révélé que son PDG, Andrew Wilson, avait perçu 38 649 984 dollars de rémunération totale pour l'exercice 2026, soit une augmentation de 27 % par rapport aux 30,5 millions de dollars de l'année précédente . Cette information a provoqué un tollé car :
Cette situation met en lumière un contraste saisissant entre les largesses accordées à la direction et les sacrifices demandés aux employés, alors même que l'entreprise s'apprête à passer sous le giron d'un fonds souverain étranger .