L’escalade des hostilités entre les États-Unis et l’Iran a propulsé les cours du pétrole à des plus hauts de neuf semaines, ce qui aurait dû être un catalyseur classique pour l’or . Mais la flambée du pétrole a surtout ravivé les craintes d’inflation, ce qui a poussé les rendements des bons du Trésor américain à la hausse : les marchés anticipaient une réponse plus agressive de la Fed
. Des rendements plus élevés ont encore renforcé le dollar, créant une boucle de rétroaction qui a écrasé l’or
. Le choc énergétique n’a donc pas agi comme un catalyseur refuge : il a joué contre l’or en resserrant les conditions financières
.
Le tableau technique s’était dégradé bien avant le repli de juillet :
Normalement, un conflit au Moyen-Orient et une crise énergétique devraient profiter à l’or. Mais le poids combiné d’une Fed hawkish, de rendements réels en hausse, d’un dollar fort et d’une cassure technique a submergé la demande de valeur refuge . Chaque poussée géopolitique sur le pétrole n’a fait que renforcer la chaîne : inflation → taux plus élevés → dollar plus fort → or plus bas
. L’or a brièvement rebondi sur un IPC américain en baisse de 0,4 % en juin et un rapport sur l’emploi décevant, mais ces gains se sont évaporés dès que le récit hawkish a repris le dessus
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Situation actuelle : Fin juillet 2026, l’or s’échangeait autour de 4 020–4 075 $, soit environ 28 % sous son record absolu de janvier (~5 595 $), en consolidation dans une fourchette étroite, dans l’attente de la trajectoire future de la Fed .