Selon Donald Trump, des sources proches des négociations et des responsables du Hamas eux-mêmes, l’accord prévoit les éléments suivants :
Une incertitude majeure demeure : l’accord annoncé par Trump a-t-il été formellement accepté par les parties ? Le New York Times souligne qu’il n’y a eu « aucun commentaire immédiat du Hamas ou d’Israël » et qu’on ignore si l’un ou l’autre a signé . En décalage, des responsables du Hamas ont affirmé à l’AFP qu’un « accord a été trouvé avec Israël » sur les armes et le retrait, tandis que les médiateurs du Caire indiquaient que les discussions se poursuivaient .
Dès la création du Board of Peace en janvier 2026, le Premier ministre israélien avait convoqué une réunion de ses conseillers en jugeant l’initiative « non coordonnée avec Israël et contraire à sa politique » . Le 30 juillet, à l’annonce de l’accord, un responsable israélien a douché les espoirs : toute offre perçue comme une récompense pour le Hamas serait inacceptable . Le bureau de Netanyahou a officiellement déclaré que la proposition de désarmement – que plusieurs sources décrivent comme un plan en 15 points – « ne répondait pas aux demandes israéliennes de démilitarisation complète de Gaza », condition préalable à tout processus .
Le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, figure de l’extrême droite israélienne, s’est montré encore plus virulent. Le 30 juillet, il a tweeté : « Détruire le Hamas et encourager l’émigration des Palestiniens est la seule solution à Gaza à laquelle Israël est prêt à participer. » Avant d’ajouter : « Avec le diable, dont la bannière est notre destruction… on ne signe pas d’accords » . Il avait déjà voté contre l’entrée limitée d’une Force de stabilisation internationale à Gaza le 27 juillet, arguant que le Hamas n’avait pas rempli son engagement à désarmer .
Au-delà des voix les plus extrêmes, le gouvernement israélien dans son ensemble est opposé à un accord qui, selon lui, laisse la structure du Hamas intacte et n’assure pas sa destruction totale. Des sources israéliennes ont précisé que le plan de désarmement ne répondait pas aux exigences de « démilitarisation complète » posées par Jérusalem pour tout accord .
Pendant que Trump célébrait un accord, la réalité sur le terrain restait bien différente. Le 30 juillet, des frappes israéliennes ont tué au moins trois personnes, dont deux enfants, à Gaza, au moment même où les médiateurs tenaient de nouvelles réunions avec les dirigeants du Hamas . Le Board of Peace n’a pas commenté le fond de l’annonce présidentielle .
Ainsi, l’annonce de Trump, bien que présentée comme une étape majeure, se heurte à un rejet total d’Israël et à un flou total sur l’engagement réel des parties – un nouveau chapitre dans l’histoire complexe et douloureuse du conflit à Gaza.