Cette évolution mobilise une part croissante des capacités de fabrication. Elle réduit indirectement les volumes disponibles pour la mémoire plus conventionnelle — notamment la DRAM et la mémoire flash NAND utilisées dans les ordinateurs, les smartphones et de nombreux produits électroniques grand public .
Samsung et SK Hynix ont tous deux signalé que cette offre comprimée de mémoire traditionnelle posait désormais des difficultés importantes aux fabricants de PC et de téléphones . Samsung a également indiqué que l’augmentation de ses capacités resterait limitée en 2026 et en 2027 .
Samsung ne prévoit pas de faire payer l’ensemble de son écosystème d’intelligence artificielle. En janvier 2026, le groupe a remplacé dans ses conditions d’utilisation la mention d’une gratuité « jusqu’à fin 2025 » par la formulation suivante : « Les fonctions Galaxy AI de base fournies par Samsung sont gratuites » .
D’après JB Park, ces fonctions de base représentent environ 90 % des usages. Elles devraient donc rester accessibles sans abonnement à la majorité des utilisateurs .
En revanche, les clients ayant des besoins de traitement plus importants pourraient se voir proposer une formule Pro payante. Les fonctions enrichies de Samsung et les services d’IA fournis par des partenaires tiers pourront également être soumis à des conditions différentes ou à des frais .
À plus long terme, Samsung envisage surtout une monétisation des services premium via des abonnements proposés avec des partenaires cloud. L’objectif est de préserver une expérience Galaxy AI de base largement accessible tout en faisant contribuer les utilisateurs professionnels ou les plus gros consommateurs de calcul .
Samsung et SK Hynix investissent lourdement pour augmenter leur production. Mais construire et équiper de nouvelles installations prend du temps, et ces efforts ne devraient pas suffire à combler rapidement l’écart entre l’offre et la demande .
Samsung étudie aussi des contrats d’approvisionnement plus longs. Le groupe pourrait passer d’accords trimestriels ou annuels à des engagements de trois à cinq ans, afin de mieux sécuriser les volumes et de rassurer ses clients face à la volatilité du marché .
La pénurie commence déjà à se traduire par une hausse des prix des puces mémoire dans l’ensemble du secteur. Samsung a reconnu que cette pression pourrait toucher les produits électroniques en 2026, y compris les siens : sa position de grand fabricant de mémoire ne le protège pas totalement contre l’augmentation des coûts .
Les fabricants d’ordinateurs et de smartphones pourraient ainsi devoir choisir entre absorber une partie de la hausse, réduire certaines configurations ou la répercuter sur les prix de vente. Le marché mobile s’annonce d’autant plus délicat que Samsung anticipait une année 2026 difficile, avec des livraisons mondiales de smartphones stables et un risque de révision à la baisse lié au coût de la mémoire .
La situation profite fortement à l’activité mémoire du groupe : le bénéfice opérationnel de Samsung a plus que triplé au quatrième trimestre 2025, atteignant un niveau record, porté par le boom de l’IA et la hausse de la demande en puces .
Mais cette même dynamique fragilise les autres branches du secteur. Tant que les serveurs d’IA continueront d’absorber une part croissante de la production de HBM et de DRAM avancée, les fabricants d’électronique resteront confrontés à des contraintes sur la mémoire conventionnelle. Le message de Samsung est donc double : l’IA soutient les résultats des producteurs de puces, mais elle pourrait aussi maintenir pendant plusieurs années la pression sur les stocks et les prix des appareils.