Les négociations du 1er août sont structurées comme un dialogue entre les deux parlements rivaux du Venezuela . D'un côté, l'Assemblée nationale sous contrôle gouvernemental (issue des élections de 2020 boycottées par l'opposition) ; de l'autre, l'assemblée parallèle dirigée par l'opposition, issue des élections législatives de 2015, et présidée par Dinorah Figuera, une élue en exil . Le cadre officiel est un « programme de travail conjoint » pour favoriser la réinstitutionnalisation démocratique après le départ de Nicolás Maduro en janvier 2026 .
L'administration Trump a délibérément contourné Machado pour choisir Dinorah Figuera comme négociatrice en chef de l'opposition . Les États-Unis ont investi Figuera, de retour à Caracas en juin 2026 après huit ans d'exil, pour diriger la délégation de l'opposition . Cette manœuvre s'inscrit dans un schéma plus large : le New York Times a rapporté que Trump avait refusé de soutenir Machado dès le début de l'opération américaine au Venezuela, craignant qu'elle n'apporte le « chaos » et ne complique les relations avec le gouvernement intérimaire . En juin-juillet 2026, les responsables américains qualifiaient publiquement les tentatives de Machado de retourner au Venezuela, frappé par un séisme, de « grotesque coup politique » .
Dans une analyse du 22 juillet 2026, l'Atlantic Council a présenté ces pourparlers comme une « occasion pour les États-Unis de verrouiller une victoire ». Le groupe de réflexion a écrit que le 1er août, les représentants du gouvernement intérimaire et de l'opposition entameraient des discussions formelles « visant à renforcer les institutions démocratiques » après le départ de Maduro, et que les négociations étaient destinées à « tracer une feuille de route vers la démocratie » . L'Atlantic Council a également noté que les États-Unis ont un levier réel pour pousser Caracas vers une transition démocratique et devraient utiliser ces pourparlers pour concrétiser des réformes institutionnelles .
Les pourparlers ont profondément divisé l'opposition. Machado a réuni sa coalition le 16 juillet pour évaluer un dialogue qu'elle « n'a ni appelé ni contrôlé », et a finalement été privée du rôle principal . Pendant ce temps, la faction de l'opposition menée par Figuera et soutenue par les États-Unis a poursuivi les discussions, créant une rupture ouverte entre l'aile dure de Machado (Vente Venezuela et la Plateforme unitaire) et les négociateurs favorisés par les États-Unis . Le New Yorker a décrit les six mois de Machado à Washington comme « un combat frustrant », alors qu'elle regardait l'administration qu'elle avait contribué à courtiser se retourner contre elle .
Machado n'a pas dévié de sa position sur la contestée élection présidentielle de 2024. Sa déclaration commune rejetant les pourparlers du 1er août a été co-signée par Edmundo González Urrutia, que l'opposition avait présenté comme son candidat à la présidentielle de 2024 . Tous deux continuent d'affirmer que González Urrutia a remporté cette élection — une revendication que le gouvernement aligné sur Maduro, puis le gouvernement intérimaire de Delcy Rodríguez, ont refusé de reconnaître . En co-signant la déclaration du 26 juillet, Machado a réaffirmé qu'elle considère González Urrutia comme le vainqueur légitime et que toute transition doit reconnaître ce mandat .