Le 27 juillet 2026, le conseil d'administration de TotalEnergies a voté l'appel d'une décision de justice du 25 juin 2026, qui l'obligeait à intégrer les émissions de Scope 3 (gaz à effet de serre émis par les clients... Le jugement initial du tribunal judiciaire de Paris est le premier au monde à confirmer que le r...

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Fin juillet 2026, deux affaires emblématiques du contentieux sur la responsabilité climatique se déroulent en parallèle : l'une en France concernant TotalEnergies, l'autre en Australie, portée par des Anciens des îles du Détroit de Torres.
Le jugement original (25 juin 2026) : Le tribunal judiciaire de Paris a jugé que TotalEnergies avait violé la loi française sur le devoir de vigilance de 2017. C'est la première décision au monde à confirmer que le risque climatique relève du champ d'application du devoir de vigilance des entreprises en matière de droits humains . Le tribunal a ordonné à TotalEnergies de mettre à jour son plan de vigilance dans un délai de six mois pour y inclure les émissions de Scope 3 — les gaz à effet de serre générés lorsque les clients brûlent ses produits pétroliers et gaziers
. Le tribunal n'a pas fait droit aux demandes des plaignants visant à interdire de nouveaux projets pétroliers et gaziers ou à imposer des réductions d'émissions spécifiques
.
L'appel (27 juillet 2026) : Le conseil d'administration de TotalEnergies a voté en faveur d'un appel du jugement . Les arguments juridiques centraux de l'entreprise sont les suivants :
Contexte financier : Les émissions de Scope 3 représentent la grande majorité de l'empreinte carbone de TotalEnergies. L'entreprise n'a pas déclaré publiquement que la décision l'obligerait à modifier ses opérations, et le tribunal de première instance s'est abstenu d'ordonner l'arrêt de tout projet, ce que TotalEnergies a noté avec satisfaction . L'appel est désormais pendant devant la cour d'appel de Paris.
Le jugement original (15 juillet 2025) : Dans l'affaire Pabai v Commonwealth (No 2) S FCA 796, le juge Wigney a rejeté la demande des Anciens Oncle Pabai Pabai et Oncle Paul Kabai contre le gouvernement australien . Le juge a accepté les preuves scientifiques établissant que le changement climatique endommage le Détroit de Torres et menace l'Ailan Kastom (coutume insulaire), mais a estimé que le gouvernement ne doit aucun devoir de diligence en matière de négligence pour les décisions relatives aux objectifs d'émissions et à la politique climatique, celles-ci relevant d'une "politique gouvernementale centrale" échappant au contrôle judiciaire
.
L'audience d'appel (fin juillet 2026) : Une audience d'appel de quatre jours s'est tenue à Melbourne devant la Cour fédérale plénière, présidée par la juge en chef Debra Mortimer, le juge Craig Colvin et le juge Nicholas Owens . Les appelants soutiennent que le juge de première instance a commis une erreur en estimant que le droit de la négligence ne peut pas indemniser le préjudice causé par les décisions de politique climatique du gouvernement
.
Question juridique clé : Un tribunal peut-il conclure que l'État australien doit un devoir de diligence pour protéger les communautés autochtones des dommages climatiques prévisibles, et peut-il accorder une indemnisation pour la perte de culture et de mode de vie ? La Cour plénière a mis sa décision en délibéré ; un jugement est attendu ultérieurement .
Les affaires TotalEnergies et du Détroit de Torres représentent deux questions de pointe dans le domaine de la responsabilité climatique : les entreprises privées doivent-elles rendre compte de l'ensemble de leurs émissions sur leur chaîne de valeur en vertu des cadres de diligence raisonnable en matière de droits humains, et les gouvernements peuvent-ils être tenus pour responsables pour négligence en matière de politique climatique inadéquate ? Aucun des deux appels n'a encore été tranché, et les deux sont suivis de près pour leur potentiel à redessiner le paysage mondial du contentieux climatique.
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Le 27 juillet 2026, le conseil d'administration de TotalEnergies a voté l'appel d'une décision de justice du 25 juin 2026, qui l'obligeait à intégrer les émissions de Scope 3 (gaz à effet de serre émis par les clients...
Le 27 juillet 2026, le conseil d'administration de TotalEnergies a voté l'appel d'une décision de justice du 25 juin 2026, qui l'obligeait à intégrer les émissions de Scope 3 (gaz à effet de serre émis par les clients... Le jugement initial du tribunal judiciaire de Paris est le premier au monde à confirmer que le risque climatique relève du devoir de vigilance des entreprises en matière de droits humains.
TotalEnergies argue que la loi ne couvre pas les activités des clients, et que sa propre interprétation est conforme à la directive européenne sur le devoir de vigilance des entreprises en matière de durabilité (CSDDD).