L’acteur espagnol accuse ensuite l’État hébreu de commettre un « génocide total » à Gaza et traite le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou de « criminel de guerre » . Il dénonce également le soutien affiché du président argentin Javier Milei à Israël, qu’il juge incompatible avec l’image de l’Argentine.
Très vite, les propos de Bardem sont tronqués et déformés par des médias et des comptes sur les réseaux sociaux en Argentine. On lui prête l’intention d’avoir qualifié l’Argentine de pays « xénophobe » ou « raciste ». La polémique est attisée par la chanteuse Rosalía, qui repartage une vidéo perçue comme une moquerie envers l’Argentine.
La pression est telle que Javier Bardem doit sortir de son silence. Dans une vidéo publiée le 22 juillet (largement relayée le 23 juillet), il rétablit les faits avec fermeté : « Je n’ai jamais dit que l’Argentine est un pays xénophobe ou raciste, ou quoi que ce soit du genre. » Il assure que ses paroles ont été « malicieusement sorties de leur contexte » et « éditées » pour faire croire à une attaque contre le peuple argentin.
La finale de 2026 a été un concentré de tensions politiques :
En résumé, la polémique Javier Bardem est un cas d’école de l’instrumentalisation politique du sport et de la désinformation en ligne. Derrière les cris, la réalité est plus nuancée : Bardem critique le président Milei, pas l’Argentine. Mais dans le contexte brûlant du conflit israélo-palestinien, les mots n’ont pas le droit à l’erreur.