Le 20 juillet 2026, les Houthis, mouvement yéménite aligné sur l'Iran, ont annoncé un blocus maritime immédiat contre l'Arabie Saoudite. Ils ont justifié cette mesure comme une représailles au blocus imposé par la coalition menée par Riyad sur les zones sous leur contrôle, et à une attaque récente contre l'aéroport international de Sanaa ![]()
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. Le porte-parole militaire houthi, Yahya Sarea, a annoncé l'interdiction faite aux navires saoudiens de transiter, via la télévision Al-Masirah, invoquant la loi du talion et le droit de répondre au « siège » du peuple yéménite ![]()
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Les causes de cette déclaration de blocus
La décision houthie n'est pas soudaine. Plusieurs facteurs se sont conjugués :
- Représailles contre le blocus saoudo-émirati. Les Houthis affirment agir « sur la base de l'équation 'œil pour œil' » contre le blocus quasi ininterrompu depuis près de 12 ans des ports et territoires yéménites par la coalition
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- Réponse à l'attaque sur l'aéroport de Sanaa. Les Houthis pointent directement les frappes récentes de la coalition sur l'aéroport international de Sanaa comme déclencheur immédiat
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- Contexte du conflit américano-iranien. Ce blocus intervient après la fermeture du détroit d'Ormuz par l'Iran et le rétablissement d'un blocus naval américain sur les ports iraniens à la mi-juillet 2026. Les analystes estiment que Téhéran utilise les Houthis pour ouvrir un second front maritime
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- Ciblage préexistant des navires liés à Israël, aux États-Unis ou au Royaume-Uni. Les Houthis attaquaient déjà ce type de navires depuis des mois, comme le documentent les avis de l'Administration maritime américaine
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Condamnations internationales et solidarité avec Riyad
La déclaration a suscité une vague de condamnations rapides et fermes :
- Arabie Saoudite — Le ministère des Affaires étrangères a exprimé « la plus ferme condamnation », qualifiant les déclarations houthies d'accusations sans fondement, et le Conseil des ministres a promis des mesures résolues pour protéger la sécurité saoudienne et la navigation maritime
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- La coalition menée par l'Arabie Saoudite — Elle a qualifié la menace houthie de « violation du droit international et d'acte de piraterie maritime », avertissant qu'elle y répondrait « fermement »
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- Égypte — Le Caire a dénoncé une escalade « irresponsable », estimant qu'une fermeture totale du détroit pourrait réduire de 7 % l'offre mondiale de pétrole et anéantir les revenus du canal de Suez
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- États-Unis — Washington, qui menait déjà des frappes aériennes contre les infrastructures houthies, a présenté ce blocus comme une escalade nécessitant une réponse énergique
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- Royaume-Uni — Londres a condamné ces attaques « irréfléchies et inacceptables » et soutenu une action du Conseil de sécurité de l'ONU
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- Conseil de sécurité des Nations Unies — Le 14 juillet, le Conseil a renouvelé une résolution prolongeant le mandat de signalement des attaques houthies contre la navigation en mer Rouge. Les membres, dont le Royaume-Uni, les États-Unis et la France, ont fermement condamné les menaces de blocus lors des séances d'information
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Des experts en droit international ont estimé que ce blocus est illégal car il viole le régime de passage en transit pour les détroits internationaux et ne remplit pas les conditions juridiques d'un blocus valide ![]()
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La double réponse saoudienne : diplomatie et action militaire
L'Arabie Saoudite a réagi sur deux fronts :
Diplomatie
- Ferme condamnation officielle. Le ministère des Affaires étrangères a publié une déclaration de « la plus ferme condamnation »
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- Engagement au niveau du Conseil des ministres. Le 21 juillet, le Conseil des ministres saoudien a condamné les accusations houthies et « promis des mesures fermes pour sauvegarder la sécurité saoudienne et la navigation maritime »
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- Action auprès de l'ONU. Riyad a appelé la communauté internationale à faire appliquer les résolutions du Conseil de sécurité, notamment la résolution 2216 sur le Yémen et la résolution 2722 sur la navigation en mer Rouge
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Militaire
- Mobilisation militaire de la coalition. La coalition dirigée par l'Arabie Saoudite a déclaré qu'elle prendrait les mesures nécessaires pour protéger ses navires marchands dans le détroit de Bab el-Mandeb et répondre fermement à toute menace. Le porte-parole de la coalition, le général de brigade Turki al-Maliki, a précisé que les opérations seraient menées conformément au droit international
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- Déploiement de forces navales. La force navale de la coalition a entamé des opérations actives pour sécuriser le détroit de Bab el-Mandeb, promettant de protéger la navigation et de traiter les actions houthies comme de la « piraterie maritime »
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Les conséquences mondiales d'une fermeture du Bab el-Mandeb
Le détroit de Bab el-Mandeb est la porte d'entrée sud de la mer Rouge et du canal de Suez. Une fermeture qui s'ajouterait à celle, déjà effective, du détroit d'Ormuz aurait des conséquences désastreuses :
Impact sur l'approvisionnement énergétique
- Réduction de 7 % de l'offre mondiale de pétrole. Une fermeture totale du Bab el-Mandeb piégerait la majeure partie des exportations de pétrole saoudien en mer Rouge, les empêchant d'atteindre les marchés mondiaux, en sus des ~20 % de l'offre mondiale déjà bloqués via Ormuz
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- Une fermeture simultanée d'Ormuz et de Bab el-Mandeb affecterait ~25 % du commerce pétrolier maritime mondial
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- Le prix du pétrole pourrait s'envoler à 200 $ le baril, selon les analystes, si les deux points de passage clés sont bloqués en même temps
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- La capacité d'exportation de l'Arabie Saoudite serait paralysée — Bab el-Mandeb étant la seule route d'exportation alternative du royaume après la fermeture effective du détroit d'Ormuz
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Perturbations du transport maritime et du commerce
- Hausse massive des coûts d'expédition. Les navires seraient contraints de contourner le cap de Bonne-Espérance (Afrique), ajoutant des semaines de transit et des milliards de dollars en carburant et en primes d'assurance
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- Les recettes du canal de Suez s'effondreraient — l'économie égyptienne serait durement touchée, car une grande partie du trafic du canal transite par le Bab el-Mandeb
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- Environ 10 milliards de dollars par jour de commerce mondial menacés, bloquant ~30 % du trafic mondial de conteneurs de son routage normal
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Risques pour la stabilité régionale
- Un nouveau front dans le conflit américano-iranien. Les ressources militaires américaines seraient mises à rude épreuve entre la défense des navires à Ormuz et la réponse aux menaces houthies à Bab el-Mandeb
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- Escalade régionale plus large. Le blocus pourrait contraindre les États du Golfe à un affrontement plus direct avec l'Iran et ses proxies, attirant potentiellement davantage d'acteurs régionaux
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- Crise humanitaire et économique au Yémen. Le blocus aggrave encore la catastrophe humanitaire yéménite et pourrait faire dérailler les pourparlers de paix entre les Houthis et l'Arabie Saoudite
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