Un revirement notable :
Le gouvernement avait même exploré en mai 2026 des solutions de dernier recours, comme augmenter sa participation de 12 % dans Commerzbank pour bloquer l’affaire — un projet lourd de contraintes financières .
Après la clôture de son offre publique d’échange le 3 juillet 2026, UniCredit a obtenu 17,6 % supplémentaires du capital de Commerzbank, portant sa part totale à 47,6 % . En excluant les actions auto-détenues par Commerzbank (qui ne portent pas de droit de vote), UniCredit détiendra 49,65 % des droits de vote, bien au-dessus du seuil d’environ 40 % qui confère généralement le contrôle selon le droit allemand
.
Cependant, moins de 2 % des investisseurs indépendants ont apporté leurs titres. L’essentiel de la part supplémentaire provient des instruments financiers propres à l’offreur et de ses participations existantes, ce qui alimente les doutes sur le soutien réel du marché en dehors du cercle d’UniCredit . L’action Commerzbank a chuté de 3,74 % le jour de l’annonce des résultats, passant de 38,20 € à 36,77 €
.
Malgré le revirement de Merz, le gouvernement allemand et la direction de Commerzbank ont combattu l’opération pendant des mois :
Le comité d’entreprise et les syndicats de Commerzbank se sont également opposés au rachat dès le début .
L’autorisation de la Banque centrale européenne (BCE) pour le contrôle total d’UniCredit est encore en attente, avec une décision attendue au plus tard au troisième trimestre 2026. L’offre d’échange était structurée à raison de 0,485 action UniCredit pour une action Commerzbank.
Les principaux obstacles restants sont l’approbation de la BCE, l’enquête en cours du parquet de Francfort pour manipulation de marché, et le défi d’intégrer une cible qui a résisté à chaque étape. La fusion créerait ce que plusieurs sources décrivent comme « la plus grande fusion bancaire en Europe depuis près de deux décennies », une opération valorisée à environ 35 milliards d’euros .
UniCredit a obtenu le contrôle de fait de Commerzbank malgré l’opposition soutenue du gouvernement allemand, du conseil d’administration et des salariés. La déclaration de Merz le 15 juillet constitue un basculement politique décisif, ouvrant la voie à l’examen réglementaire par la BCE. Les principaux freins restants sont l’autorisation de la BCE (attendue au T3 2026), l’enquête en cours pour manipulation de marché, et le défi d’intégrer une cible qui a résisté à chaque étape.