En juillet 2026, aucun rapport unique et spécifique de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) ne regroupait l'ensemble des constats détaillés sur l'impact du conflit dans le Golfe persique et de la fermeture du détroit d'Ormuz sur le commerce mondial d'engrais. Cependant, les informations éparpillées dans plusieurs publications d'organisations internationales (FAO, Banque mondiale, CNUCED, AIF) et d'analystes (CFR, IFPRI) convergent pour dresser un tableau très précis de la crise. Voici ce que les sources montrent, point par point.
L'ampleur de la perturbation commerciale
- Un goulet d'étranglement vital : Plusieurs sources indiquent que de 20 à 30 % des exportations mondiales d'engrais transitent normalement par le détroit d'Ormuz, et qu'environ un tiers du commerce maritime mondial d'engrais a été menacé par la fermeture
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- Produits bloqués : La fermeture du détroit le 28 février 2026 a effectivement coupé l'accès à environ un tiers de l'urée échangée dans le monde, jusqu'à 45 % des exportations de soufre, et environ 30 % de l'ammoniac
. La région du Golfe fournit normalement 30 à 35 % des exportations mondiales d'urée
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La flambée des prix de l'urée
- Prix record : Les prix de l'azote (urée) ont grimpé au-dessus de 850 dollars la tonne métrique en avril 2026, soit une hausse de 80 % depuis février, le niveau le plus élevé depuis avril 2022
. Les données de la Banque mondiale de mai 2026 confirment cette envolée
. Un article de Reuters mentionnait déjà une hausse de 30 % au début du conflit
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- Doublement des prix : Un post LinkedIn lié à l'OMC notait que l'effet combiné de la fermeture d'Ormuz, de l'arrêt des exportations russes et des restrictions chinoises avait doublé le prix de l'urée
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Les restrictions à l'exportation
- Une réaction en chaîne : Les notes de politique agroalimentaire de la FAO de mai 2026 confirment que les pays exportateurs ont activement imposé des restrictions pour protéger leurs marchés domestiques
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- Chine: restrictions prolongées : Pékin a prolongé ses restrictions à l'exportation d'urée jusqu'en août 2026 et a introduit un quota de 700 000 tonnes sur l'acide sulfurique
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- Russie : La Russie a également maintenu des quotas d'exportation d'engrais
. Le rapport mensuel du Global Trade Alert de mars 2026 identifie les « restrictions à l'exportation d'énergie et d'engrais en réponse à la crise d’Ormuz » comme une tendance clé
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L'effondrement du trafic maritime
- Navigation quasi à l'arrêt : Les Perspectives à moyen terme de l'Association internationale des engrais (AIF) de juillet 2026 indiquent que « depuis le 28 février, le trafic maritime à travers le détroit d'Ormuz s'est presque complètement arrêté ». Les données de suivi AIS montrent que seuls 4 navires transportant du soufre ont pu quitter la zone entre fin février et fin avril
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- -95 % de trafic : Le Council on Foreign Relations (CFR) rapporte que la fermeture a réduit le trafic de pétroliers de plus de 95 %
. Reuters confirme cette chute
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Le Brésil, maillon faible
- Dépendance critique : Le Brésil est le premier exportateur agricole mondial mais un importateur net d'engrais. Plusieurs sources confirment qu'il dépend de l'urée du Golfe pour environ 40 % de ses besoins en azote
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- Risque « extrêmement élevé » : Le Brésil, qui importe plus de 80 % de ses engrais, fait face à un « risque extrêmement élevé » pour sa récolte 2026/27
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. Le ministère brésilien de l'Agriculture a émis des notes techniques en ce sens, évoquant un possible déficit d'1 à 3 millions de tonnes d'engrais phosphatés
. L'analyse de l'IEEE confirme que le Brésil, avec l'Inde et l'Afrique de l'Ouest, risque des pénuries si les perturbations persistent
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Les mises en garde des organisations internationales
- Banque mondiale : Un article de blog du 14 mai 2026 indique que la flambée des prix des engrais a entraîné une hausse mensuelle de 46 % des prix de l'urée et une augmentation de 8 % des indices de prix agricoles, ce qui accroît le risque d'une crise d'accessibilité financière
. Le rapport « Perspectives des marchés mondiaux » du 22 mai 2026 met également en garde contre les risques pour la sécurité alimentaire
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- FAO : Le Bulletin de marché de l'AMIS de juin 2026 note que les marchés des engrais ont montré des signes d'apaisement après l'amélioration des flux à travers le détroit
. Le Directeur général de la FAO a averti que le conflit suscite de graves inquiétudes pour la sécurité alimentaire, en particulier dans les pays en développement importateurs nets de produits alimentaires ![]()
. Le chef économiste de la FAO avait déjà mis en garde contre les risques
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L'absence de réserves stratégiques
- Aucun mécanisme de coordination : Les analyses de l'IFPRI
et du Global Trade Alert
soulignent qu'il n'existe aucun mécanisme international coordonné de stocks tampons pour les engrais, et que le marché a été pris au dépourvu par l'ampleur de la perturbation.
Principales sources utilisées
- Banque mondiale (14 mai 2026) : Confirme l'urée à plus de 850 $/t, soit +80 % depuis février
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- AIF (Juillet 2026) : Confirme l'arrêt quasi complet du trafic maritime via Ormuz
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- CFR (3 juin 2026) : Confirme la réduction de plus de 95 % du trafic de pétroliers
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- Reuters (26 juin 2026) : Confirme la forte réduction des expéditions d'engrais via Ormuz
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- FAO (Juillet 2026) : Confirme les restrictions à l'exportation
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- CNUCED (10 mars 2026) : Évalue les implications pour le commerce mondial
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- OMC (Post LinkedIn, mai 2026) : Note que les perturbations combinées ont doublé le prix de l'urée
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