Jim O'Neill, le père du terme BRIC, est passé d'un scepticisme total à une reconnaissance prudente : les alternatives au dollar ne sont plus un « fantasme », mais le bloc livre surtout du « symbolisme » selon lui. Le BRICS construit un écosystème de paiement multicouche : BRICS Pay (blockchain), interconnexion des m...

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Jim O'Neill, l'économiste qui a inventé le terme « BRIC » en 2001, a considérablement fait évoluer son jugement. Alors qu'il affichait un profond scepticisme, il reconnaît désormais que les alternatives des BRICS au dollar américain ne sont plus un « fantasme » — tout en insistant sur le fait que le bloc a jusqu'à présent livré « plus de symbolisme que de politique concrète » . Voici l'analyse détaillée.
Avant (2024 – début 2025) : O'Neill était très critique. En octobre 2024, il déclarait que les BRICS étaient « pour les fées » tant que la Chine et l'Inde ne prenaient pas le projet au sérieux, estimant que le groupe manquait de volonté politique pour défier le dollar . Il répétait que l'importance du bloc diminuait
.
L'évolution (début – mi 2026) : En février 2026, O'Neill a rouvert le débat, estimant que les récents changements géopolitiques pouvaient modifier la donne. Il a longtemps douté d'une monnaie commune des BRICS, mais voyait désormais une « ouverture plausible » . En juillet 2026, il a déclaré à Reuters que les alternatives au dollar n'étaient plus un « fantasme », tout en maintenant que le groupe produisait surtout du symbolisme et peu d'actions concrètes
.
Pourquoi il a changé d'avis : Plusieurs facteurs expliquent cette évolution :
Ce qui n'a pas changé : O'Neill continue d'affirmer que la Chine reste le pilier indispensable des BRICS — « encore possiblement aussi grand que les États-Unis dans la décennie à venir » — et que sans un engagement sincère de la Chine et de l'Inde, l'agenda de dédollarisation reste bloqué
.
Les BRICS construisent un écosystème de paiement multicouche, indépendant du dollar :
L'objectif stratégique est de créer un système de messagerie et de règlement des paiements qui contourne à la fois SWIFT et la compensation en dollars . La déclaration du sommet de Kazan en 2024 a explicitement approuvé le développement de ces alternatives
.
Trump a menacé à plusieurs reprises les pays des BRICS de droits de douane sévères s'ils poursuivaient la dédollarisation :
En résumé : O'Neill ne rejette plus les alternatives au dollar comme un fantasme — l'infrastructure de paiement se construit (BRICS Pay, liaisons CBDC, canaux de commerce en monnaies locales). Mais les profondes fractures politiques du bloc — rivalité Chine-Inde, prudence des banques centrales, priorités géopolitiques contradictoires — combinées aux menaces explicites de Trump, signifient que l'écart entre l'ambition symbolique et la mise en œuvre concrète reste très large .
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Jim O'Neill, le père du terme BRIC, est passé d'un scepticisme total à une reconnaissance prudente : les alternatives au dollar ne sont plus un « fantasme », mais le bloc livre surtout du « symbolisme » selon lui.
Jim O'Neill, le père du terme BRIC, est passé d'un scepticisme total à une reconnaissance prudente : les alternatives au dollar ne sont plus un « fantasme », mais le bloc livre surtout du « symbolisme » selon lui. Le BRICS construit un écosystème de paiement multicouche : BRICS Pay (blockchain), interconnexion des monnaies numériques de banque centrale (CBDC), et un actif numérique adossé à l'or (« Unit »).
Obstacles majeurs : les profondes rivalités (Chine/Inde), les divergences géopolitiques entre membres, la prudence des banques centrales et les menaces répétées de Trump d'imposer des droits de douane de 100 à 150 %.