Pourtant, le taux de chômage a baissé à 4,2 %, son plus bas niveau depuis un an. Mais cette baisse est trompeuse : elle s'explique par la sortie d'environ 720 000 personnes de la population active, ce qui a fait chuter le taux de participation à 61,5 % RR. Dans le détail, le secteur de la santé et de l'aide sociale a créé 47 000 emplois, tandis que les loisirs et l'hôtellerie en ont perdu RL.
Cette faiblesse de l'emploi américain a eu un effet immédiat et puissant sur les Bourses européennes. L'indice paneuropéen STOXX 600 a clôturé en hausse de 1,4 % le jeudi 2 juillet, atteignant un sommet historique. La dynamique s'est poursuivie vendredi, avec un nouveau record MHISK. Les grands indices nationaux ont également bondi : le DAX allemand a gagné 2,2 %, le FTSE 100 britannique 1,7 % et le CAC 40 français 1,7 % IS.
Le mécanisme est simple : la faiblesse des chiffres de l'emploi réduit la probabilité d'une hausse des taux de la Fed à court terme. Les traders ont immédiatement revu à la baisse leurs anticipations : la probabilité d'une hausse en juillet est passée sous les 20 %, et celle de septembre a chuté à environ 60 %, puis à 53 % après la publication RR. Or, des taux d'intérêt plus bas soutiennent les valorisations boursières, surtout pour les valeurs de croissance et technologiques. Les investisseurs se sont rués sur les secteurs de la santé, de la finance et de la défense I.
Le bond de l'action ASML à 1 403,40 € n'est pas qu'une réaction à un rapport sur l'emploi. Il s'appuie sur une combinaison de facteurs solides :
À noter : la clôture à 1 403,40 € était un plus haut sur 52 semaines, mais le record historique absolu d'ASML reste à 1 989,44 $, atteint le 30 juin 2026 HM.
ASML publie ses résultats du deuxième trimestre 2026 le 15 juillet. Voici les chiffres clés à surveiller, basés sur le guidance fourni après les résultats du T1 (15 avril) et le consensus des analystes :