Effondrement du pétrole au T2 2026 : le cessez-le-feu à Ormuz fait plonger le brut de 48 %
Le Brent est passé d'un pic intraday de 138 $/baril le 7 avril 2026 à 71,57 $/baril le 1er juillet — soit une chute d'environ 48 % — sous l'effet du cessez le feu américano iranien et de la réouverture progressive du... Le trafic pétrolier à Ormuz est remonté à 93 navires par week end fin juin, mais reste bien en de...
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Le Brent est passé d'un pic intraday de 138 $/baril le 7 avril 2026 à 71,57 $/baril le 1er juillet — soit une chute d'environ 48 % — sous l'effet du cessez le feu américano iranien et de la réouverture progressive du...
Le trafic pétrolier à Ormuz est remonté à 93 navires par week end fin juin, mais reste bien en deçà de la moyenne d'avant guerre (90 à 110 par jour), tandis que de nouvelles frappes de drones et des incidents de sécur...
Les grands analystes ont fortement réduit leurs prévisions : J.P. Morgan table désormais sur un Brent à 86 $/baril pour le second semestre 2026, et les prix au comptant sont déjà tombés sous la plupart des estimations...
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Le brut Brent a subi l'un des effondrements trimestriels les plus violents de son histoire au deuxième trimestre 2026, dégringolant d'un pic de guerre de 138 dollars le baril à moins de 72 dollars fin juin. Le catalyseur principal ? Une avancée diplomatique inattendue entre les États-Unis et l'Iran, qui a commencé à dissiper l'énorme prime de risque d'approvisionnement intégrée dans les prix depuis le début du conflit fin février.
Voici une analyse factuelle de cette dégringolade, facteur par facteur.
L'ampleur de la chute des prix
Le Brent a connu l'une de ses chutes trimestrielles les plus marquées depuis la pandémie de COVID-19.
Pic d'avril : Le Brent a touché un plus haut intraday de 138 $/baril le 7 avril 2026, alors que le conflit américano-israélien avec l'Iran s'intensifiait et que le détroit d'Ormuz était effectivement fermé au trafic commercial . La moyenne mensuelle d'avril était d'environ .
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Le Brent est passé d'un pic intraday de 138 $/baril le 7 avril 2026 à 71,57 $/baril le 1er juillet — soit une chute d'environ 48 % — sous l'effet du cessez le feu américano iranien et de la réouverture progressive du...
Quels sont les points clés à valider en premier ?
Le Brent est passé d'un pic intraday de 138 $/baril le 7 avril 2026 à 71,57 $/baril le 1er juillet — soit une chute d'environ 48 % — sous l'effet du cessez le feu américano iranien et de la réouverture progressive du... Le trafic pétrolier à Ormuz est remonté à 93 navires par week end fin juin, mais reste bien en deçà de la moyenne d'avant guerre (90 à 110 par jour), tandis que de nouvelles frappes de drones et des incidents de sécur...
Que dois-je faire ensuite en pratique ?
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Voici une analyse factuelle de cette dégringolade, facteur par facteur.
L'ampleur de la chute des prix
Le Brent a connu l'une de ses chutes trimestrielles les plus marquées depuis la pandémie de COVID-19.
Pic d'avril : Le Brent a touché un plus haut intraday de 138 $/baril le 7 avril 2026, alors que le conflit américano-israélien avec l'Iran s'intensifiait et que le détroit d'Ormuz était effectivement fermé au trafic commercial . La moyenne mensuelle d'avril était d'environ .
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Le Brent est passé d'un pic intraday de 138 $/baril le 7 avril 2026 à 71,57 $/baril le 1er juillet — soit une chute d'environ 48 % — sous l'effet du cessez le feu américano iranien et de la réouverture progressive du...
Quels sont les points clés à valider en premier ?
Le Brent est passé d'un pic intraday de 138 $/baril le 7 avril 2026 à 71,57 $/baril le 1er juillet — soit une chute d'environ 48 % — sous l'effet du cessez le feu américano iranien et de la réouverture progressive du... Le trafic pétrolier à Ormuz est remonté à 93 navires par week end fin juin, mais reste bien en deçà de la moyenne d'avant guerre (90 à 110 par jour), tandis que de nouvelles frappes de drones et des incidents de sécur...
Que dois-je faire ensuite en pratique ?
Les grands analystes ont fortement réduit leurs prévisions : J.P. Morgan table désormais sur un Brent à 86 $/baril pour le second semestre 2026, et les prix au comptant sont déjà tombés sous la plupart des estimations...
Fin du T2 : Le 30 juin, le Brent a clôturé à 72,92 $/baril, et le 1er juillet, il est descendu à 71,57 $/baril — son plus bas niveau depuis avant le début de la guerre .
Déclin pic-creux : Environ 48 % entre le plus haut intraday du 7 avril et les plus bas de fin juin.
Contexte mensuel : Le Brent a chuté d'environ 19 % rien qu'en mai (la pire perte mensuelle depuis le début du COVID-19), et les prix ont plongé de près de 30 % dans les deux semaines suivant l'annonce du cessez-le-feu à la mi-juin . Sur le trimestre, le Brent a baissé d'environ 38 % après avoir bondi de 94 % au T1 .
Le cessez-le-feu et la réouverture du détroit d'Ormuz
Le principal moteur de l'effondrement des prix a été la percée diplomatique entre les États-Unis et l'Iran, qui a supprimé la prime de risque de guerre des cours du pétrole.
Le 14 juin, le président américain Donald Trump et le vice-ministre iranien des Affaires étrangères ont annoncé un accord pour cesser les hostilités et permettre la reprise du trafic maritime dans le détroit d'Ormuz. Le Brent a chuté de plus de 4 % ce jour-là .
Le 17 juin, les deux parties ont signé un protocole d'accord (MoU) formel s'engageant à rétablir le trafic commercial dans le détroit dans le cadre d'un cessez-le-feu et d'un processus de désescalade plus large .
Les négociations se sont poursuivies jusqu'à fin juin, les États-Unis et l'Iran tenant des pourparlers à Doha, au Qatar, maintenant la pression à la baisse sur les prix jusqu'à la fin du T2 .
La reprise du trafic maritime
Le transit des pétroliers par le détroit d'Ormuz a sensiblement augmenté après l'accord, mais reste bien en deçà des niveaux d'avant-guerre.
Le trafic des pétroliers, qui s'était effondré à une fraction des niveaux normaux pendant le conflit, a commencé à se redresser à la mi-juin . Avant le début de la guerre le 28 février, environ 90 à 110 navires traversaient le détroit chaque jour, mais les flux se sont effondrés de plus de 90 % au plus fort de la perturbation .
Le 18 juin, plus de 20 pétroliers avaient navigué dans le détroit depuis l'entrée en vigueur de l'accord intérimaire, le trafic atteignant son plus haut niveau depuis début juin .
Le week-end du 25 juin, les transits étaient passés à 93 navires, selon CNBC .
Cependant, la voie navigable reste "à moitié ouverte" et seulement partiellement navigable. Le 30 juin, Reuters décrivait le détroit comme "seulement partiellement navigable et politiquement contesté" . Le New York Times rapportait le 20 juin que le trafic était "nettement inférieur aux niveaux d'avant-guerre" et restait imprévisible .
Des risques persistants : frappes intermittentes et incidents de sécurité à l'OMI
Malgré le cessez-le-feu, la sécurité dans le détroit d'Ormuz reste précaire. Plusieurs incidents violents ont eu lieu alors même que le processus diplomatique avançait.
11 juin : Trois marins indiens ont été tués dans une attaque contre un pétrolier près du détroit d'Ormuz .
25 juin : L'Iran a frappé un cargo battant pavillon singapourien avec un drone explosif, quelques heures après avoir averti les navires qu'ils devaient emprunter des routes contrôlées par l'Iran ou faire face à des conséquences .
26 juin : Un projectile a touché un navire au large d'Oman, incitant l'Organisation maritime internationale (OMI) des Nations unies à suspendre son plan d'évacuation pour plus de 11 000 marins bloqués. L'OMI avait évacué environ 2 500 marins avant que l'attaque ne gèle l'opération .
27 juin : Les forces iraniennes ont lancé au moins quatre drones d'attaque contre le trafic maritime commercial dans la région, frappant le porte-conteneurs M/V Ever Lovely et endommageant sa passerelle .
Le New York Times a rapporté le 27 juin que de nouvelles frappes menaçaient de compromettre la reprise du trafic, et les analystes ont noté que les attaques intermittentes maintiennent une incertitude élevée pour les armateurs et les assureurs .
Des prévisions d'analystes revues à la baisse
Les grandes institutions financières ont fortement réduit leurs prévisions de prix du pétrole à mesure que la prime d'interruption d'approvisionnement s'évaporait.
J.P. Morgan (24 juin) : a réduit ses prévisions pour le Brent au second semestre 2026 à une moyenne de 86 $/baril pour le T3 et le T4, citant une diminution des prélèvements sur les stocks commerciaux et une demande de pétrole plus faible que prévu .
EIA (30 juin, STEO) : l'Energy Information Administration a révisé ses perspectives pour refléter l'hypothèse d'une réouverture progressive du détroit d'Ormuz, abaissant considérablement ses projections de prix du Brent par rapport au STEO de mai .
Au 1er juillet, le Brent se négociait en dessous de la plupart des prévisions révisées des analystes, avec le Brent spot à 71,57 $ et le WTI à 69,50 $ — tous deux en territoire techniquement survendu depuis 11 à 13 jours consécutifs .
L'essentiel à retenir
L'effondrement des prix du pétrole au T2 2026 a été provoqué par la disparition d'une prime de risque de guerre massive suite au cessez-le-feu américano-iranien et à la réouverture progressive du détroit d'Ormuz. Si le trafic maritime s'est partiellement rétabli, des attaques intermittentes de drones et de missiles continuent de menacer une normalisation complète, et l'OMI a dû suspendre son opération d'évacuation maritime. Les analystes ont revu leurs prévisions pour le second semestre à la baisse, mais les prix au comptant sont déjà tombés sous la plupart des estimations révisées à la fin du T2.
Fin du T2 : Le 30 juin, le Brent a clôturé à 72,92 $/baril, et le 1er juillet, il est descendu à 71,57 $/baril — son plus bas niveau depuis avant le début de la guerre .
Déclin pic-creux : Environ 48 % entre le plus haut intraday du 7 avril et les plus bas de fin juin.
Contexte mensuel : Le Brent a chuté d'environ 19 % rien qu'en mai (la pire perte mensuelle depuis le début du COVID-19), et les prix ont plongé de près de 30 % dans les deux semaines suivant l'annonce du cessez-le-feu à la mi-juin . Sur le trimestre, le Brent a baissé d'environ 38 % après avoir bondi de 94 % au T1 .
Le cessez-le-feu et la réouverture du détroit d'Ormuz
Le principal moteur de l'effondrement des prix a été la percée diplomatique entre les États-Unis et l'Iran, qui a supprimé la prime de risque de guerre des cours du pétrole.
Le 14 juin, le président américain Donald Trump et le vice-ministre iranien des Affaires étrangères ont annoncé un accord pour cesser les hostilités et permettre la reprise du trafic maritime dans le détroit d'Ormuz. Le Brent a chuté de plus de 4 % ce jour-là .
Le 17 juin, les deux parties ont signé un protocole d'accord (MoU) formel s'engageant à rétablir le trafic commercial dans le détroit dans le cadre d'un cessez-le-feu et d'un processus de désescalade plus large .
Les négociations se sont poursuivies jusqu'à fin juin, les États-Unis et l'Iran tenant des pourparlers à Doha, au Qatar, maintenant la pression à la baisse sur les prix jusqu'à la fin du T2 .
La reprise du trafic maritime
Le transit des pétroliers par le détroit d'Ormuz a sensiblement augmenté après l'accord, mais reste bien en deçà des niveaux d'avant-guerre.
Le trafic des pétroliers, qui s'était effondré à une fraction des niveaux normaux pendant le conflit, a commencé à se redresser à la mi-juin . Avant le début de la guerre le 28 février, environ 90 à 110 navires traversaient le détroit chaque jour, mais les flux se sont effondrés de plus de 90 % au plus fort de la perturbation .
Le 18 juin, plus de 20 pétroliers avaient navigué dans le détroit depuis l'entrée en vigueur de l'accord intérimaire, le trafic atteignant son plus haut niveau depuis début juin .
Le week-end du 25 juin, les transits étaient passés à 93 navires, selon CNBC .
Cependant, la voie navigable reste "à moitié ouverte" et seulement partiellement navigable. Le 30 juin, Reuters décrivait le détroit comme "seulement partiellement navigable et politiquement contesté" . Le New York Times rapportait le 20 juin que le trafic était "nettement inférieur aux niveaux d'avant-guerre" et restait imprévisible .
Des risques persistants : frappes intermittentes et incidents de sécurité à l'OMI
Malgré le cessez-le-feu, la sécurité dans le détroit d'Ormuz reste précaire. Plusieurs incidents violents ont eu lieu alors même que le processus diplomatique avançait.
11 juin : Trois marins indiens ont été tués dans une attaque contre un pétrolier près du détroit d'Ormuz .
25 juin : L'Iran a frappé un cargo battant pavillon singapourien avec un drone explosif, quelques heures après avoir averti les navires qu'ils devaient emprunter des routes contrôlées par l'Iran ou faire face à des conséquences .
26 juin : Un projectile a touché un navire au large d'Oman, incitant l'Organisation maritime internationale (OMI) des Nations unies à suspendre son plan d'évacuation pour plus de 11 000 marins bloqués. L'OMI avait évacué environ 2 500 marins avant que l'attaque ne gèle l'opération .
27 juin : Les forces iraniennes ont lancé au moins quatre drones d'attaque contre le trafic maritime commercial dans la région, frappant le porte-conteneurs M/V Ever Lovely et endommageant sa passerelle .
Le New York Times a rapporté le 27 juin que de nouvelles frappes menaçaient de compromettre la reprise du trafic, et les analystes ont noté que les attaques intermittentes maintiennent une incertitude élevée pour les armateurs et les assureurs .
Des prévisions d'analystes revues à la baisse
Les grandes institutions financières ont fortement réduit leurs prévisions de prix du pétrole à mesure que la prime d'interruption d'approvisionnement s'évaporait.
J.P. Morgan (24 juin) : a réduit ses prévisions pour le Brent au second semestre 2026 à une moyenne de 86 $/baril pour le T3 et le T4, citant une diminution des prélèvements sur les stocks commerciaux et une demande de pétrole plus faible que prévu .
EIA (30 juin, STEO) : l'Energy Information Administration a révisé ses perspectives pour refléter l'hypothèse d'une réouverture progressive du détroit d'Ormuz, abaissant considérablement ses projections de prix du Brent par rapport au STEO de mai .
Au 1er juillet, le Brent se négociait en dessous de la plupart des prévisions révisées des analystes, avec le Brent spot à 71,57 $ et le WTI à 69,50 $ — tous deux en territoire techniquement survendu depuis 11 à 13 jours consécutifs .
L'essentiel à retenir
L'effondrement des prix du pétrole au T2 2026 a été provoqué par la disparition d'une prime de risque de guerre massive suite au cessez-le-feu américano-iranien et à la réouverture progressive du détroit d'Ormuz. Si le trafic maritime s'est partiellement rétabli, des attaques intermittentes de drones et de missiles continuent de menacer une normalisation complète, et l'OMI a dû suspendre son opération d'évacuation maritime. Les analystes ont revu leurs prévisions pour le second semestre à la baisse, mais les prix au comptant sont déjà tombés sous la plupart des estimations révisées à la fin du T2.