Avant le durcissement des restrictions américaines à l'exportation à partir de 2022, Nvidia détenait environ 95 % du marché chinois des accélérateurs IA avancés . En 2025, cette part était tombée à environ 40 %, selon Bernstein Research, Huawei atteignant une part comparable sur la même période . En avril 2026, IDC rapportait que les fabricants chinois de GPU et de puces IA s'étaient déjà emparés de près de 41 % du marché chinois des serveurs d'accélération IA .
Bernstein prévoit que la part de Nvidia chutera à environ 8 % en 2026, tandis que celle de Huawei devrait atteindre environ 50 % . Jensen Huang, PDG de Nvidia, a publiquement reconnu que l'entreprise avait « largement concédé » le marché chinois des puces IA à Huawei. Dans une interview à CNBC, Huang a déclaré : « Nous avons effectivement concédé ce marché à eux » . À la mi-2026, Nvidia avait cessé d'inclure la Chine dans ses prévisions de revenus et de bénéfices .
La cascade a commencé en octobre 2022, lorsque l'administration Biden a interdit l'exportation vers la Chine de toute puce IA dont les capacités étaient égales ou supérieures à celle de la puce A100 de Nvidia . Nvidia a répondu en concevant des variantes plus lentes — l'A800, la H800, puis la H20 — spécifiquement pour le marché chinois. Mais chacune a fini par être restreinte.
En avril 2025, l'administration Trump a exigé des licences pour la vente des puces H20 de Nvidia à la Chine, marquant une nouvelle restriction majeure . Nvidia a révélé des charges liées à ces nouvelles restrictions, soulignant l'impact financier . En mai 2026, le département américain du Commerce a comblé une faille qui permettait l'exportation de puces IA vers des entreprises chinoises opérant en dehors de la Chine .
Huang a qualifié les contrôles à l'exportation « d'échec » en mai 2025, affirmant qu'ils coûtaient des milliards de dollars de revenus perdus aux entreprises américaines et accéléraient l'autosuffisance chinoise . La Brookings Institution a résumé le résultat de manière frappante : « Trump a approuvé la vente d'une puce Nvidia en Chine. Pékin n'en veut pas », notant qu'à la mi-2026, pas une seule puce H200 n'avait été vendue à des entreprises chinoises malgré l'approbation de l'administration .
En juin 2026, Bloomberg rapportait que la Commission nationale du développement et de la réforme (CNDR) de la Chine élaborait un plan quinquennal visant à dépenser environ 2 000 milliards de yuans (environ 295 milliards de dollars) pour un réseau national de data centers IA . Le plan exige explicitement qu'au moins 80 % de la technologie sous-jacente, y compris les puces IA, proviennent de fournisseurs nationaux comme Huawei . Les opérateurs publics China Mobile et China Telecom géreront la plupart des hubs, avec pour objectif de les relier en une grille de calcul unifiée d'ici 2028 .
Cette obligation à elle seule limiterait fortement le rôle de Nvidia dans le plus grand projet d'infrastructure IA jamais planifié par la Chine, même si les restrictions américaines étaient assouplies par la suite. L'investissement total, intégré aux mises à niveau du réseau électrique, pourrait atteindre 5 000 milliards de yuans (environ 735 milliards de dollars) .
Huawei est devenu le principal bénéficiaire du départ de Nvidia. Sa division de puces IA, HiSilicon, a considérablement accru sa production . En 2025, le chiffre d'affaires des puces IA de Huawei a atteint 7,5 milliards de dollars ; l'entreprise prévoit 12 milliards de dollars en 2026 — une augmentation de 60 % .
Les seuls hyperscalers chinois représentent une demande projetée de 12 à 15 milliards de dollars pour les puces IA en 2026, et ByteDance s'est engagé à hauteur de 5,6 milliards de dollars spécifiquement pour les puces Ascend 950PR de Huawei . Les analystes de Counterpoint notent que l'avantage de Huawei ne réside pas seulement dans une puce unique, mais dans sa pile technologique complète, y compris les logiciels et l'intégration .
Le changement a été rapide : les développeurs et les opérateurs de data centers chinois migrent activement vers le matériel national, avec Huawei, Cambricon, Moore Threads et MetaX faisant progresser à la fois les puces et les écosystèmes logiciels .
| Facteur | Mécanisme | Impact |
|---|---|---|
| Restrictions américaines à l'exportation | Plusieurs séries de restrictions à partir de 2022 ont progressivement limité la capacité de Nvidia à vendre des puces avancées, puis même des puces spécifiques à la Chine . | Réduction de l'accès légal au marché pour Nvidia, déclenchement de plus de 4,5 milliards de dollars de charges, et incitation des entreprises chinoises à chercher des alternatives locales . |
| Obligation d'approvisionnement local à 80 % en Chine | Le plan de 295 milliards de dollars pour les data centers IA exige au moins 80 % de technologie nationale, incluant explicitement les puces IA . | |
| Montée en puissance des puces Ascend de Huawei | Huawei a augmenté sa production de puces IA de quasi zéro en 2023 à un chiffre d'affaires projeté de 12 milliards de dollars en 2026 . | L'offre nationale est devenue disponible pour absorber la demande, Huawei captant environ 50 % du marché en 2026 . |
L'effondrement de la part de marché de Nvidia en Chine signale la bifurcation formelle de la pile informatique mondiale de l'IA en deux écosystèmes distincts . La Chine n'est plus seulement un marché que Nvidia a perdu — c'est un marché où les concurrents nationaux construisent rapidement une chaîne d'approvisionnement parallèle.
Le résultat, confirmé par de multiples sources de haute autorité, est sans équivoque : il ne s'agit pas d'une perte de compétitivité due au marché. Il s'agit d'un découplage imposé par les politiques, où les restrictions américaines ont limité l'offre de Nvidia, la politique industrielle chinoise a redirigé la demande vers les puces nationales, et Huawei et d'autres fournisseurs chinois ont comblé le vide qui en a résulté .
Avant le durcissement des restrictions américaines à l'exportation à partir de 2022, Nvidia détenait environ 95 % du marché chinois des accélérateurs IA avancés . En 2025, cette part était tombée à environ 40 %, selon Bernstein Research, Huawei atteignant une part comparable sur la même période . En avril 2026, IDC rapportait que les fabricants chinois de GPU et de puces IA s'étaient déjà emparés de près de 41 % du marché chinois des serveurs d'accélération IA .
Bernstein prévoit que la part de Nvidia chutera à environ 8 % en 2026, tandis que celle de Huawei devrait atteindre environ 50 % . Jensen Huang, PDG de Nvidia, a publiquement reconnu que l'entreprise avait « largement concédé » le marché chinois des puces IA à Huawei. Dans une interview à CNBC, Huang a déclaré : « Nous avons effectivement concédé ce marché à eux » . À la mi-2026, Nvidia avait cessé d'inclure la Chine dans ses prévisions de revenus et de bénéfices .
La cascade a commencé en octobre 2022, lorsque l'administration Biden a interdit l'exportation vers la Chine de toute puce IA dont les capacités étaient égales ou supérieures à celle de la puce A100 de Nvidia . Nvidia a répondu en concevant des variantes plus lentes — l'A800, la H800, puis la H20 — spécifiquement pour le marché chinois. Mais chacune a fini par être restreinte.
En avril 2025, l'administration Trump a exigé des licences pour la vente des puces H20 de Nvidia à la Chine, marquant une nouvelle restriction majeure . Nvidia a révélé des charges liées à ces nouvelles restrictions, soulignant l'impact financier . En mai 2026, le département américain du Commerce a comblé une faille qui permettait l'exportation de puces IA vers des entreprises chinoises opérant en dehors de la Chine .
Huang a qualifié les contrôles à l'exportation « d'échec » en mai 2025, affirmant qu'ils coûtaient des milliards de dollars de revenus perdus aux entreprises américaines et accéléraient l'autosuffisance chinoise . La Brookings Institution a résumé le résultat de manière frappante : « Trump a approuvé la vente d'une puce Nvidia en Chine. Pékin n'en veut pas », notant qu'à la mi-2026, pas une seule puce H200 n'avait été vendue à des entreprises chinoises malgré l'approbation de l'administration .
En juin 2026, Bloomberg rapportait que la Commission nationale du développement et de la réforme (CNDR) de la Chine élaborait un plan quinquennal visant à dépenser environ 2 000 milliards de yuans (environ 295 milliards de dollars) pour un réseau national de data centers IA . Le plan exige explicitement qu'au moins 80 % de la technologie sous-jacente, y compris les puces IA, proviennent de fournisseurs nationaux comme Huawei . Les opérateurs publics China Mobile et China Telecom géreront la plupart des hubs, avec pour objectif de les relier en une grille de calcul unifiée d'ici 2028 .
Cette obligation à elle seule limiterait fortement le rôle de Nvidia dans le plus grand projet d'infrastructure IA jamais planifié par la Chine, même si les restrictions américaines étaient assouplies par la suite. L'investissement total, intégré aux mises à niveau du réseau électrique, pourrait atteindre 5 000 milliards de yuans (environ 735 milliards de dollars) .
Huawei est devenu le principal bénéficiaire du départ de Nvidia. Sa division de puces IA, HiSilicon, a considérablement accru sa production . En 2025, le chiffre d'affaires des puces IA de Huawei a atteint 7,5 milliards de dollars ; l'entreprise prévoit 12 milliards de dollars en 2026 — une augmentation de 60 % .
Les seuls hyperscalers chinois représentent une demande projetée de 12 à 15 milliards de dollars pour les puces IA en 2026, et ByteDance s'est engagé à hauteur de 5,6 milliards de dollars spécifiquement pour les puces Ascend 950PR de Huawei . Les analystes de Counterpoint notent que l'avantage de Huawei ne réside pas seulement dans une puce unique, mais dans sa pile technologique complète, y compris les logiciels et l'intégration .
Le changement a été rapide : les développeurs et les opérateurs de data centers chinois migrent activement vers le matériel national, avec Huawei, Cambricon, Moore Threads et MetaX faisant progresser à la fois les puces et les écosystèmes logiciels .
| Facteur | Mécanisme | Impact |
|---|---|---|
| Restrictions américaines à l'exportation | Plusieurs séries de restrictions à partir de 2022 ont progressivement limité la capacité de Nvidia à vendre des puces avancées, puis même des puces spécifiques à la Chine . | Réduction de l'accès légal au marché pour Nvidia, déclenchement de plus de 4,5 milliards de dollars de charges, et incitation des entreprises chinoises à chercher des alternatives locales . |
| Obligation d'approvisionnement local à 80 % en Chine | Le plan de 295 milliards de dollars pour les data centers IA exige au moins 80 % de technologie nationale, incluant explicitement les puces IA . | |
| Montée en puissance des puces Ascend de Huawei | Huawei a augmenté sa production de puces IA de quasi zéro en 2023 à un chiffre d'affaires projeté de 12 milliards de dollars en 2026 . | L'offre nationale est devenue disponible pour absorber la demande, Huawei captant environ 50 % du marché en 2026 . |
L'effondrement de la part de marché de Nvidia en Chine signale la bifurcation formelle de la pile informatique mondiale de l'IA en deux écosystèmes distincts . La Chine n'est plus seulement un marché que Nvidia a perdu — c'est un marché où les concurrents nationaux construisent rapidement une chaîne d'approvisionnement parallèle.
Le résultat, confirmé par de multiples sources de haute autorité, est sans équivoque : il ne s'agit pas d'une perte de compétitivité due au marché. Il s'agit d'un découplage imposé par les politiques, où les restrictions américaines ont limité l'offre de Nvidia, la politique industrielle chinoise a redirigé la demande vers les puces nationales, et Huawei et d'autres fournisseurs chinois ont comblé le vide qui en a résulté .
| Déplace toute la demande d'infrastructure IA soutenue par l'État vers les fournisseurs nationaux, excluant fonctionnellement Nvidia même si les restrictions sont assouplies . |
| Déplace toute la demande d'infrastructure IA soutenue par l'État vers les fournisseurs nationaux, excluant fonctionnellement Nvidia même si les restrictions sont assouplies . |