Le public américain n’est pas prêt à accepter une négociation sans fin. Il est las de la guerre, sceptique quant aux résultats obtenus et largement opposé à la gestion du conflit par l’administration.
En Iran, le soulagement initial face à la perspective de la paix cède rapidement la place à la colère et à la désillusion, ce qui fragilise encore davantage l’accord.
Le Congrès se retourne contre la guerre et l’accord de cessez-le-feu, signalant que l’administration manque du soutien politique nécessaire pour maintenir une longue négociation.
Le cessez-le-feu s’effondre dans les faits lorsque les États-Unis et l’Iran échangent des attaques directes.
Le MoU de 60 jours reportait délibérément les questions les plus épineuses :
L’accord est fragile dès le départ en raison des autres acteurs et de la méfiance profonde.
Au final, aucun facteur unique n’a tué le cessez-le-feu. C’est une tempête parfaite : impopulaire au pays, accueilli par la colère et un sentiment de trahison en Iran, attaqué par un Congrès bipartisan, percé par de nouvelles frappes militaires et reposant sur un cadre de 60 jours qui reportait les problèmes les plus ardus — tandis qu’Israël et d’autres acteurs se tenaient prêts à s’opposer à tout accord insuffisant.