Il s'agit d'une initiative de la Commission pour moderniser et rationaliser le cadre fiscal direct de l'UE, tout en maintenant un haut niveau de protection contre la fraude et l'évasion fiscales . Le paquet répond à un engagement plus large de la Commission de réduire les charges administratives d'au moins 25% pour toutes les entreprises et d'au moins 35% pour les PME
. La proposition Omnibus est l'une des 12 présentées dans divers domaines politiques, représentant au total 18 milliards d'euros d'économies administratives annuelles
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Cette directive modifie la plupart des directives fiscales directes existantes de l'UE (directives sur les intérêts et redevances, sociétés mères et filiales, fusions, ATAD, et résolution des litiges) en un seul acte juridique . Elle vise à clarifier les règles, supprimer les exigences obsolètes et réduire les formalités superflues
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Le paquet introduit des exemptions explicites pour les PME de certaines règles de l'ATAD :
La refonte de la DAC modernise le cadre d'échange d'informations entre les autorités fiscales nationales, le rendant plus efficace .
Le paquet s'inscrit dans l'objectif global de la Commission de réduire les charges administratives d'au moins 25% pour toutes les entreprises et d'au moins 35% pour les PME d'ici la fin de son mandat, sans compromettre les objectifs politiques .
Le coût total de la conformité pour les entreprises devrait baisser d'environ 7 à 8 milliards d'euros par an . Sur ce total, environ 3,3 milliards d'euros proviennent directement de la réduction des formalités administratives
. L'impact sur les budgets nationaux est jugé limité ou neutre, surtout au regard des bénéfices attendus en termes de croissance et d'investissement
. La Commission vise une réduction globale de 37,5 milliards d'euros d'ici 2029
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Pour les sociétés opérant au-delà des frontières de l'UE, le paquet promet de réduire la complexité liée à la multiplicité des systèmes fiscaux nationaux. La suppression des retenues à la source sur les dividendes, intérêts et redevances intra-UE, des règles de financement simplifiées et la fin des obligations de déclaration en double devraient faciliter les investissements transfrontaliers et renforcer la compétitivité . La Commission a déclaré qu'"en supprimant les exigences procédurales préalables et en simplifiant les processus de remboursement, la mesure facilitera le financement, encouragera l'investissement et renforcera la compétitivité"
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L'exigence d'unanimité des 27 États membres a historiquement été le plus grand obstacle pour la législation fiscale européenne. Des réformes ambitieuses comme l'assiette commune consolidée pour l'impôt sur les sociétés (ACCIS) et le récent BEFIT (Business in Europe: Framework for Income Taxation) sont toujours en suspens ou ont été retirées . L'avenir de ce paquet de simplification reste incertain, mais son accent mis sur la réduction des charges plutôt que sur l'harmonisation fiscale pourrait améliorer ses chances d'être adopté.