Imaginez un robot si petit qu’il peut naviguer dans votre circulation sanguine, s’assembler tout seul sur commande, fabriquer un médicament sur place, puis être récupéré, rechargé et réutilisé. Ce n’est plus de la science-fiction. Une équipe de l’Université de Bâle vient de mettre au point exactement cela : un nanorobot modulaire et réutilisable qui s’assemble grâce à un « Velcro » moléculaire en ADN et qui a déjà démontré sa capacité à tuer des cellules cancéreuses en laboratoire ![]()
.
Dirigés par la professeure Cornelia Palivan, les chercheurs ont conçu un nanorobot qui ressemble à une mini-fusée lunaire. Il se compose de deux modules indépendants — une unité de propulsion magnétique et une capsule de charge utile — qui s’assemblent de manière autonome lorsque des brins d’ADN complémentaires présents sur chaque module se lient
. Ce « Velcro » à ADN est programmable, permettant d’associer, séparer et ré-associer les modules à volonté
.
Fonctionnement du nanorobot
L’architecture du système est délibérément simple et hautement adaptable :
- Conception modulaire : deux modules distincts et reconfigurables : une unité de propulsion magnétique et une capsule de charge utile
.
- « Velcro » moléculaire à ADN : chaque module porte des brins d’ADN complémentaires. Lorsqu’ils se rencontrent, ces brins se lient, assemblant les modules en un nanorobot fonctionnel. Cette liaison peut être rompue, permettant la récupération des modules .