Le meurtre de Semyon Skrepetsky n'est malheureusement pas un cas isolé. Il s'ajoute à une longue liste d'assassinats attribués aux services russes et à leurs relais tchétchènes sur le continent européen :
Si aucun acteur n'a pour l'heure officiellement revendiqué l'assassinat de Semyon Skrepetsky, le faisceau d'indices est accablant : la méthode utilisée (exécution à bout portant), le profil de la victime (un critique de Poutine et de Kadyrov), les menaces préalables documentées, la proximité immédiate du consulat biélorusse ainsi que l'arrestation de ressortissants biélorusses orientent inévitablement vers une opération commanditée par un État. Ce mode opératoire correspond en tout point à la mécanique bien rodée de la « guerre de l'ombre » que mène Moscou sur le sol européen pour faire taire définitivement les voix discordantes.