La réponse de Snap ne s'est pas faite attendre. Le 15 avril 2026, Evan Spiegel a annoncé une restructuration drastique : environ 1 000 postes supprimés, soit près de 16 % de l'effectif mondial (environ 5 261 salariés au total). Plus de 300 postes ouverts ont par ailleurs été gelés . L'objectif affiché : générer plus de 500 millions de dollars d'économies annualisées d'ici le second semestre 2026
.
Spiegel a alors évoqué un « moment décisif » pour l'entreprise, justifiant les coupes par l'intelligence artificielle. Snap anticipe même que des agents IA généreront plus de 65 % de son nouveau code à l'avenir . Mais un élément crucial a retenu l'attention des observateurs : l'équipe en charge de la réalité augmentée a été largement épargnée par les licenciements
. Supprimer des postes dans la publicité ou les partenariats, tout en sanctuarisant la R&D des Specs, est un message limpide : ces coupes ne sont pas une capitulation face aux activistes, mais une réorganisation pour financer plus efficacement l'ambition AR du groupe.
Annoncées officiellement le 16 juin, les Specs sont bien plus qu'une paire de lunettes connectées. Snap les décrit comme un véritable ordinateur spatial portable, capable de fonctionner en totale autonomie. Pas de câble, pas de batterie externe, pas de module de calcul séparé : tout est intégré dans les branches et la monture. Une pique à peine voilée à l’Apple Vision Pro, qui, lui, nécessite une batterie externe filaire .
La partie technique est assurée par deux processeurs Qualcomm Snapdragon : l’un dédié au système d’exploitation et à la vision par ordinateur, l’autre aux graphismes et aux « Lenses », les expériences de réalité augmentée de Snap .
Fiche technique clé :
Les précommandes sont ouvertes depuis le 16 juin sur le site SPECS.com, avec un acompte remboursable de 200 $. Les premières livraisons sont annoncées pour l’automne 2026, d’abord aux États-Unis, au Royaume-Uni et en France .
L'avantage structurel des Specs : un portabilité longue durée qu’aucun des deux concurrents directs n’offre aujourd’hui. Le pari de Snap est simple : séduire d'abord les développeurs et les créateurs de « Lenses », comme Apple a tenté de le faire avec le Vision Pro. Si l’écosystème logiciel décolle, la prochaine génération pourra viser un public plus large. Le risque ? Un prix de lancement élevé pour un produit qui reste, de l'aveu même de Spiegel, « pas un remplacement immédiat du smartphone » .
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