Déposé le 25 mars 2026 par les représentants Nikki Budzinski (Démocrate de l'Illinois) et Adrian Smith (Républicain du Nebraska), le Preventing Real-time Exploitation and Deceptive Insider Congressional Trading Act (PREDICT Act) interdit aux membres du Congrès, au Président, aux hauts fonctionnaires fédéraux et à leurs familles proches de négocier des contrats de marchés prédictifs en utilisant des informations confidentielles .
Cette loi ne cherche pas à bannir les marchés prédictifs en soi. Elle crée une interdiction spécifique de délit d'initié liée aux événements politiques et aux décisions publiques. Le 30 avril 2026, Nikki Budzinski a adressé une lettre au Speaker de la Chambre, Mike Johnson, pour réclamer un vote en séance plénière. Au 19 mai 2026, la Chambre n'avait toujours pas agi sur une quelconque interdiction des marchés prédictifs .
Au lendemain du dépôt du PREDICT Act, un groupe de sénateurs bipartisans a présenté le Public Integrity in Financial Prediction Markets Act de 2026. Porté par les sénateurs John Curtis (Républicain de l'Utah), Elissa Slotkin (Démocrate du Michigan), Todd Young (Républicain de l'Indiana) et Adam Schiff (Démocrate de Californie), ce texte étend les interdictions de délits d'initiés à tous les élus fédéraux et fonctionnaires, tout en imposant une obligation de déclaration de leurs paris sur les plateformes prédictives .
Les personnes concernées incluent le Président, le Vice-président, les membres du Congrès, leurs collaborateurs et les personnalités nommées à des postes politiques . Le texte prévoit des sanctions pouvant aller jusqu'à une amende équivalente au double des profits générés par les transactions prohibées .
La proposition la plus musclée est sans conteste le Stop Trading On Predictions and Corrupt Bets Act de 2026 (STOP Corrupt Bets Act), déposée le 26 mars 2026 par le sénateur démocrate de l'Oregon Jeff Merkley et le représentant démocrate du Maryland Jamie Raskin. Les numéros de projet de loi sont S. 4226 au Sénat et H.R. 8123 à la Chambre .
Cette loi modifierait le Commodity Exchange Act (la loi fédérale sur les bourses de marchandises) pour interdire purement et simplement certains types de contrats, notamment ceux liés aux élections politiques, aux événements sportifs, aux actions gouvernementales et aux opérations militaires . Ses co-sponsors incluent les sénateurs Elizabeth Warren (Démocrate du Massachusetts), Richard Blumenthal (Démocrate du Connecticut), Chris Van Hollen (Démocrate du Maryland) et Sheldon Whitehouse (Démocrate de Rhode Island) . Ce texte marque un tournant, en passant de simples garde-fous contre les conflits d'intérêts à une volonté de bannir structurellement des pans entiers de l'activité des marchés prédictifs.
Le 15 juin 2026, un avertissement aussi clair que radical a été émis : Bitbank, l'une des plus importantes plateformes d'échange de cryptomonnaies enregistrées au Japon, a annoncé que toute transaction avec des plateformes de marchés prédictifs — en citant nommément Polymarket — entraînerait une suspension immédiate du compte .
Le gel est total : les comptes visés perdent l'accès à la connexion, aux dépôts et retraits en cryptomonnaies ou en yens, et à toutes les fonctions de trading . La plateforme a précisé qu'elle déclinait toute responsabilité pour les pertes pouvant découler de ces suspensions .
Pour justifier sa décision, Bitbank s'appuie sur l'interdiction ancienne des jeux d'argent au Japon. L'Article 185 du Code pénal japonais qualifie de délit le fait de parier une somme d'argent sur le résultat incertain d'un événement réel, avec des amendes pouvant atteindre 500 000 yens (environ 3 100 euros) . L'exchange souligne que cette qualification s'applique même lorsque les services de marché prédictif sont opérés par des entités étrangères .
L'Agence nationale de la police japonaise a déjà rappelé que tout résident qui accède à des sites de jeux d'argent en ligne basés à l'étranger, même lorsqu'ils y sont légaux, commet une infraction pénale . Les marchés prédictifs n'ont jamais été autorisés par la loi sur les instruments financiers et les changes (Financial Instruments and Exchange Act), et l'Agence des services financiers (FSA) n'a émis aucune directive qui leur ouvrirait une voie légale .
Il faut noter que Polymarket bloquait déjà les utilisateurs basés au Japon et, en mai 2026, cherchait officieusement à obtenir une autorisation de marché dans le pays — une démarche qui semble aujourd'hui singulièrement compromise .
En avril 2026, l'Assemblée générale de l'État du Kentucky a adopté une taxe d'accise de 14,25 % sur les frais de transaction perçus par les opérateurs de marchés prédictifs. Il s'agit de la première taxe de cette nature aux États-Unis .
Le 12 juin 2026, un groupe baptisé « Coalition pour des Marchés Équitables » (Coalition for Fair Markets), qui réunit Kalshi, Crypto.com et Polymarket, a porté plainte devant un tribunal de l'État du Kentucky pour contester cette taxe . La plainte soutient que ce prélèvement est discriminatoire, inconstitutionnel et supplanté par le droit fédéral . Elle argue notamment que le taux d'imposition est plus élevé que celui appliqué à « l'industrie locale favorisée » par le Kentucky .
Cette affaire, toujours en cours, pose une question juridique inédite : un État américain peut-il imposer aux opérateurs de marchés prédictifs une taxe spécifique qui pourrait entrer en conflit avec la réglementation fédérale des matières premières ?
Ces trois fronts réglementaires ont un point commun : ils signifient la fin de la zone grise pour les marchés prédictifs. À Washington, l'arsenal législatif, qui va de règles ciblées contre les délits d'initiés à des interdictions quasi totales, montre que les législateurs sont encore en train de négocier où placer le curseur. Au Japon, la ligne est déjà tracée, et les sanctions sont immédiates. Dans le Kentucky, le combat ne porte pas seulement sur la légalité, mais aussi sur des enjeux de souveraineté fiscale et juridictionnelle.
Pour les plateformes comme Polymarket ou Kalshi, le défi est désormais existentiel. Elles doivent naviguer simultanément dans plusieurs cadres réglementaires potentiellement contradictoires, chacun ayant le pouvoir de redessiner radicalement leur capacité à opérer.
Déposé le 25 mars 2026 par les représentants Nikki Budzinski (Démocrate de l'Illinois) et Adrian Smith (Républicain du Nebraska), le Preventing Real-time Exploitation and Deceptive Insider Congressional Trading Act (PREDICT Act) interdit aux membres du Congrès, au Président, aux hauts fonctionnaires fédéraux et à leurs familles proches de négocier des contrats de marchés prédictifs en utilisant des informations confidentielles .
Cette loi ne cherche pas à bannir les marchés prédictifs en soi. Elle crée une interdiction spécifique de délit d'initié liée aux événements politiques et aux décisions publiques. Le 30 avril 2026, Nikki Budzinski a adressé une lettre au Speaker de la Chambre, Mike Johnson, pour réclamer un vote en séance plénière. Au 19 mai 2026, la Chambre n'avait toujours pas agi sur une quelconque interdiction des marchés prédictifs .
Au lendemain du dépôt du PREDICT Act, un groupe de sénateurs bipartisans a présenté le Public Integrity in Financial Prediction Markets Act de 2026. Porté par les sénateurs John Curtis (Républicain de l'Utah), Elissa Slotkin (Démocrate du Michigan), Todd Young (Républicain de l'Indiana) et Adam Schiff (Démocrate de Californie), ce texte étend les interdictions de délits d'initiés à tous les élus fédéraux et fonctionnaires, tout en imposant une obligation de déclaration de leurs paris sur les plateformes prédictives .
Les personnes concernées incluent le Président, le Vice-président, les membres du Congrès, leurs collaborateurs et les personnalités nommées à des postes politiques . Le texte prévoit des sanctions pouvant aller jusqu'à une amende équivalente au double des profits générés par les transactions prohibées .
La proposition la plus musclée est sans conteste le Stop Trading On Predictions and Corrupt Bets Act de 2026 (STOP Corrupt Bets Act), déposée le 26 mars 2026 par le sénateur démocrate de l'Oregon Jeff Merkley et le représentant démocrate du Maryland Jamie Raskin. Les numéros de projet de loi sont S. 4226 au Sénat et H.R. 8123 à la Chambre .
Cette loi modifierait le Commodity Exchange Act (la loi fédérale sur les bourses de marchandises) pour interdire purement et simplement certains types de contrats, notamment ceux liés aux élections politiques, aux événements sportifs, aux actions gouvernementales et aux opérations militaires . Ses co-sponsors incluent les sénateurs Elizabeth Warren (Démocrate du Massachusetts), Richard Blumenthal (Démocrate du Connecticut), Chris Van Hollen (Démocrate du Maryland) et Sheldon Whitehouse (Démocrate de Rhode Island) . Ce texte marque un tournant, en passant de simples garde-fous contre les conflits d'intérêts à une volonté de bannir structurellement des pans entiers de l'activité des marchés prédictifs.
Le 15 juin 2026, un avertissement aussi clair que radical a été émis : Bitbank, l'une des plus importantes plateformes d'échange de cryptomonnaies enregistrées au Japon, a annoncé que toute transaction avec des plateformes de marchés prédictifs — en citant nommément Polymarket — entraînerait une suspension immédiate du compte .
Le gel est total : les comptes visés perdent l'accès à la connexion, aux dépôts et retraits en cryptomonnaies ou en yens, et à toutes les fonctions de trading . La plateforme a précisé qu'elle déclinait toute responsabilité pour les pertes pouvant découler de ces suspensions .
Pour justifier sa décision, Bitbank s'appuie sur l'interdiction ancienne des jeux d'argent au Japon. L'Article 185 du Code pénal japonais qualifie de délit le fait de parier une somme d'argent sur le résultat incertain d'un événement réel, avec des amendes pouvant atteindre 500 000 yens (environ 3 100 euros) . L'exchange souligne que cette qualification s'applique même lorsque les services de marché prédictif sont opérés par des entités étrangères .
L'Agence nationale de la police japonaise a déjà rappelé que tout résident qui accède à des sites de jeux d'argent en ligne basés à l'étranger, même lorsqu'ils y sont légaux, commet une infraction pénale . Les marchés prédictifs n'ont jamais été autorisés par la loi sur les instruments financiers et les changes (Financial Instruments and Exchange Act), et l'Agence des services financiers (FSA) n'a émis aucune directive qui leur ouvrirait une voie légale .
Il faut noter que Polymarket bloquait déjà les utilisateurs basés au Japon et, en mai 2026, cherchait officieusement à obtenir une autorisation de marché dans le pays — une démarche qui semble aujourd'hui singulièrement compromise .
En avril 2026, l'Assemblée générale de l'État du Kentucky a adopté une taxe d'accise de 14,25 % sur les frais de transaction perçus par les opérateurs de marchés prédictifs. Il s'agit de la première taxe de cette nature aux États-Unis .
Le 12 juin 2026, un groupe baptisé « Coalition pour des Marchés Équitables » (Coalition for Fair Markets), qui réunit Kalshi, Crypto.com et Polymarket, a porté plainte devant un tribunal de l'État du Kentucky pour contester cette taxe . La plainte soutient que ce prélèvement est discriminatoire, inconstitutionnel et supplanté par le droit fédéral . Elle argue notamment que le taux d'imposition est plus élevé que celui appliqué à « l'industrie locale favorisée » par le Kentucky .
Cette affaire, toujours en cours, pose une question juridique inédite : un État américain peut-il imposer aux opérateurs de marchés prédictifs une taxe spécifique qui pourrait entrer en conflit avec la réglementation fédérale des matières premières ?
Ces trois fronts réglementaires ont un point commun : ils signifient la fin de la zone grise pour les marchés prédictifs. À Washington, l'arsenal législatif, qui va de règles ciblées contre les délits d'initiés à des interdictions quasi totales, montre que les législateurs sont encore en train de négocier où placer le curseur. Au Japon, la ligne est déjà tracée, et les sanctions sont immédiates. Dans le Kentucky, le combat ne porte pas seulement sur la légalité, mais aussi sur des enjeux de souveraineté fiscale et juridictionnelle.
Pour les plateformes comme Polymarket ou Kalshi, le défi est désormais existentiel. Elles doivent naviguer simultanément dans plusieurs cadres réglementaires potentiellement contradictoires, chacun ayant le pouvoir de redessiner radicalement leur capacité à opérer.