Le contraste est brutal. La « Tartan Army » écossaise, de retour en phase finale pour la première fois depuis 28 ans, est estimée entre 6 000 et 7 000 supporters rien qu'à Providence, et jusqu'à 30 000 au total, en train de mettre une ambiance folle à Boston. Des bus scolaires entiers ont été affrétés pour pallier les transports défaillants . Malgré quelques frustrations liées aux délais de traitement des demandes de billets et aux prix exorbitants, les fans écossais ne se heurtent à aucune interdiction de territoire ou annulation de leur quota
.
Le résultat, c’est un Mondial à deux vitesses : une célébration historique ternie pour Haïti, un blocus diplomatique pour l’Iran, quand l’Écosse vit pleinement sa parenthèse enchantée. À l’heure où le football se veut universel, la réalité des frontières n’a jamais semblé aussi brutale.