Le 8 juin 2026, le ministère américain de la Défense a élargi sa liste noire 1260H à 188 entités, y ajoutant des noms grand public comme Alibaba, Baidu et le constructeur automobile BYD. Cette mise à jour marque un tournant en s’attaquant pour la première fois en profondeur à des secteurs commerciaux comme le cloud,...

Create a landscape editorial hero image for this Studio Global article: What concerns are Chinese tech companies facing after the Pentagon expanded its blacklist of "Chinese military companies" under Section 1260. Article summary: On **June 8, 2026**, the Pentagon published a major expansion of its Section 1260H list of "Chinese military companies," adding more than 60 new entities and bringing the total to **188 firms** [1][3][14]. The list was f. Topic tags: general, government, general web, user generated. Reference image context from search candidates: Reference image 1: visual subject "# Pentagon blacklist raises spectre of investment curbs for Chinese tech firms. ### Chinese tech giants including Alibaba and Baidu strongly reject the Pentagon’s characterisation" source context "Pentagon blacklist raises spectre of investment curbs for Chinese tech firms | South China Morning Post"
Le Pentagone a publié le 8 juin 2026 sa mise à jour la plus radicale de la liste des « entreprises militaires chinoises » dite « Section 1260H », faisant passer le nombre d'entités d'environ 130 à 188 . L'avis officiel au Journal officiel américain (Federal Register) date du 10 juin, et inscrit des noms familiers du grand public comme Alibaba, Baidu, BYD ou encore Nio, aux côtés de fabricants de semi-conducteurs, de robotique et de biotechnologies
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Si cette liste n’impose pas en elle-même de sanctions automatiques, elle déclenche une cascade d'interdictions de contrats et d’obligations de conformité — certaines déjà en vigueur, d’autres à venir — qui, selon des cabinets d’avocats, pourraient redessiner la chaîne logistique de la défense américaine et refroidir les investissements dans les plus grandes entreprises technologiques chinoises .
Jusqu’ici, les mises à jour de la liste 1260H ciblaient principalement des industriels de la défense étatiques, des géants des télécommunications et des entreprises de surveillance . Avec l’édition de juin 2026, le Pentagone opère un virage délibéré vers des secteurs commerciaux grand public qu’il accuse de contribuer à la stratégie de « fusion militaro-civile » (MCF) de Pékin
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Voici les nouveaux noms clés, classés par secteur :
Pour justifier son choix, le Pentagone s’appuie sur des affiliations directes ou indirectes avec des entités étatiques chinoises telles que le Ministère de l'Industrie et des Technologies de l'Information (MIIT) et la Commission de supervision et d'administration des actifs publics (SASAC) . Avec Tencent déjà inscrit sur la liste depuis janvier 2025, les trois leaders chinois de l'IA — Alibaba, Baidu et Tencent — sont désormais tous officiellement sur la liste noire 1260H
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Bien que la liste 1260H soit techniquement un registre de « name and shame » (nommer et blâmer) sans imposer directement de sanctions ou de contrôles à l’exportation, ses conséquences pratiques sont considérables et ne cessent de croître .
La loi d’autorisation de la défense nationale (NDAA) pour l’année fiscale 2024 interdit au Département de la Défense de conclure ou de renouveler des contrats d’approvisionnement direct avec toute entité de la liste 1260H à compter du 30 juin 2026 . Pour les nouveaux venus comme Alibaba ou BYD, cette interdiction est déjà effective.
La menace la plus perturbante à court terme est l’interdiction des achats indirects, qui entrera en vigueur le 30 juin 2027 . Passée cette date, le Pentagone ne pourra plus contracter avec aucune entreprise — américaine ou étrangère — qui utilise des produits finis ou des services produits ou développés par une société de la liste, y compris à travers un sous-traitant. Les analystes du secteur parlent d’une « falaise de la mi-2027 » qui obligera tous les fournisseurs de la défense à auditer leur chaîne d’approvisionnement pour y déceler des liens avec la liste noire
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La désignation 1260H est directement liée au décret présidentiel (Executive Order) 13959 et ses amendements, qui restreignent la capacité des Américains à acheter des titres cotés en bourse des entreprises considérées comme liées à l’armée chinoise . Or, Alibaba et Baidu sont encore largement détenues par des investisseurs institutionnels américains. L’élargissement de la liste constitue donc un casse-tête majeur pour les gestionnaires d’actifs et les fonds indiciels, qui pourraient se voir contraints de céder leurs participations ou de lancer des revues de conformité
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Une disposition moins commentée — la Section 851 de la loi NDAA pour 2025, elle aussi effective au 30 juin 2026 — interdit au Pentagone de contracter avec une entreprise qui utilise les services de lobbyistes agissant pour le compte d’une entité de la liste 1260H . Comme de nombreux cabinets de lobbying à Washington représentent à la fois des fournisseurs du Pentagone et de grandes entreprises chinoises, cette règle crée un risque de conformité complexe : un contractant américain de la défense pourrait perdre ses contrats gouvernementaux simplement parce que son cabinet de lobbying défend aussi les intérêts d’une entreprise chinoise blacklistée
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Les entités listées sont également confrontées à des restrictions pour recevoir des fonds du Pentagone destinés à la recherche fondamentale . Plus largement, la stigmatisation d’être cataloguée comme « entreprise militaire chinoise » constitue un signal d’alarme pour les partenaires commerciaux mondiaux, les investisseurs institutionnels et les banques, même en l’absence de sanctions juridiques explicites
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Des analystes de cabinets d’avocats réputés comme Crowell & Moring, Wiley, Akin Gump ou Morgan Lewis ont publié des notes alertant sur plusieurs risques croissants qui dépassent le cadre des seules interdictions de contracter déjà prévues.
L’escalade la plus immédiate est l’interdiction de l’approvisionnement indirect du 30 juin 2027. Les experts préviennent que le Pentagone n’a pas encore publié de réglementation claire expliquant comment les fournisseurs doivent auditer leur exposition à la Chine . Un responsable du DoD déclarait fin 2025 : « Nous intensifions notre analyse en vertu de nos pouvoirs de la Section 805, en ciblant les entreprises qui font affaire avec des entités de la liste 1260H », signalant une volonté de faire respecter activement cette règle
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Plusieurs analystes notent que la liste 1260H est de plus en plus utilisée comme base factuelle pour des sanctions du Trésor américain ou des examens par le Comité sur les investissements étrangers aux États-Unis (CFIUS). Cela signifie que les sociétés listées pourraient subir des restrictions d’accès au capital américain allant au-delà de celles déjà imposées par décret .
Les notes des cabinets d’avocats soulignent que les récentes lois de financement de la défense américaine (NDAA) ont constamment élargi à la fois la définition d’une « entreprise militaire chinoise » et les contraintes liées à l’inscription sur liste, incluant les interdictions de sous-traitance et de lobbying. Les analystes s’attendent à ce que les futures lois couvrent encore plus d’entreprises du secteur civil et durcissent les règles sur les affiliations entre maisons mères et filiales .
Le langage législatif a déjà été étendu pour atteindre les entités « soumises au contrôle » d’une société listée, ce qui crée un risque important pour les filiales et coentreprises qui ne sont pas nommément citées sur la liste . Les experts recommandent aux entreprises d’examiner leur structure capitalistique pour déceler toute exposition indirecte.
L’élargissement de 2026 de la liste 1260H signale un effort soutenu des États-Unis pour découpler leurs chaînes d’approvisionnement technologiques et de défense des entreprises chinoises, en particulier celles que le Pentagone considère comme des acteurs de la fusion militaro-civile.
Pour les géants chinois de la tech, l’impact immédiat est réputationnel et financier : les contrats de défense sont désormais hors de portée, les flux d’investissements américains sont restreints, et la menace d’une action du Trésor ou du CFIUS se profile. Pour la base industrielle de défense américaine, la véritable perturbation opérationnelle surviendra à la mi-2027, lorsque l’interdiction de sous-traitance indirecte obligera chaque fournisseur à réévaluer la totalité de ses relations avec ses fournisseurs.
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