En juin, l'USTR a conclu que les 60 économies présentaient des lacunes, mais a établi un système à deux vitesses pour les droits punitifs proposés, selon la gravité des manquements constatés .
Dans un communiqué, le représentant américain au commerce, Jamieson Greer, a présenté cette action comme une mesure de protection des travailleurs américains. « L'incapacité de nos plus importants partenaires commerciaux à empêcher l'importation de biens issus du travail forcé est inacceptable. Cela crée une dynamique où les travailleurs américains sont contraints de rivaliser sur un marché mondial faussé », a-t-il déclaré . Les analystes y voient une nouvelle tentative de l'administration Trump de renforcer son mur tarifaire et d'obtenir un nouvel avantage dans les négociations commerciales .
La réponse de Pékin a été immédiate et sans équivoque, rejetant le fondement juridique et factuel de la proposition américaine. La porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Mao Ning, a balayé ces conclusions, les qualifiant de « prétexte » à des fins protectionnistes et niant l'existence de travail forcé dans les secteurs productifs du pays .
« Il n'y a pas de prétendu travail forcé en Chine, et nous nous opposons à ce que cela serve d'excuse à une manipulation politique », a déclaré Mme Mao, fustigeant une action unilatérale à laquelle la Chine s'oppose fermement .
Au-delà du démenti, Pékin a lancé un avertissement clair sur les conséquences d'une escalade des tensions commerciales. « Les guerres tarifaires et les guerres commerciales ne sont dans l'intérêt de personne », a-t-elle ajouté, précisant que la Chine prendrait les mesures nécessaires pour protéger ses droits et intérêts . Ce langage laisse la porte ouverte à d'éventuelles mesures de rétorsion chinoises, comme des droits de douane ou d'autres barrières commerciales.
L'Union européenne a également réagi vivement, entre incrédulité et frustration. Le président de la commission du commerce international du Parlement européen, Bernd Lange, a jugé les conclusions américaines « totalement absurdes », arguant que l'UE s'est déjà dotée de règles parmi les plus strictes au monde ciblant les produits issus du travail forcé .
Le porte-parole de la Commission européenne pour le commerce, Olof Gill, a officiellement qualifié ces tarifs proposés d'« injustifiés » . Fait crucial, l'UE lie son objection à un accord commercial récemment conclu avec les États-Unis, déclarant s'attendre à ce que Washington « respecte pleinement les termes de l'accord commercial ». M. Gill a prévenu que toute taxe supplémentaire venant s'ajouter aux taux convenus serait « inacceptable » . Faisant écho à la fermeté affichée dès le mois de mars, la Commission a signifié être prête à agir, ayant précédemment déclaré qu'elle « répondrait fermement et de manière proportionnée à toute violation de la déclaration commune UE-États-Unis » .
Il est important de noter que ces droits de douane restent une proposition et ne sont pas encore en vigueur. L'USTR a ouvert une période de consultation publique : les commentaires écrits sont attendus pour le 6 juillet 2026, et des auditions publiques doivent débuter le lendemain, 7 juillet . Cette fenêtre permet aux pays visés, aux entreprises et à d'autres parties intéressées de contester les conclusions et les éventuelles mesures de rétorsion avant l'imposition de droits définitifs. Les taux finaux, le périmètre et la date d'entrée en vigueur pourraient donc encore évoluer à l'issue de ce processus de consultation.
En juin, l'USTR a conclu que les 60 économies présentaient des lacunes, mais a établi un système à deux vitesses pour les droits punitifs proposés, selon la gravité des manquements constatés .
Dans un communiqué, le représentant américain au commerce, Jamieson Greer, a présenté cette action comme une mesure de protection des travailleurs américains. « L'incapacité de nos plus importants partenaires commerciaux à empêcher l'importation de biens issus du travail forcé est inacceptable. Cela crée une dynamique où les travailleurs américains sont contraints de rivaliser sur un marché mondial faussé », a-t-il déclaré . Les analystes y voient une nouvelle tentative de l'administration Trump de renforcer son mur tarifaire et d'obtenir un nouvel avantage dans les négociations commerciales .
La réponse de Pékin a été immédiate et sans équivoque, rejetant le fondement juridique et factuel de la proposition américaine. La porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Mao Ning, a balayé ces conclusions, les qualifiant de « prétexte » à des fins protectionnistes et niant l'existence de travail forcé dans les secteurs productifs du pays .
« Il n'y a pas de prétendu travail forcé en Chine, et nous nous opposons à ce que cela serve d'excuse à une manipulation politique », a déclaré Mme Mao, fustigeant une action unilatérale à laquelle la Chine s'oppose fermement .
Au-delà du démenti, Pékin a lancé un avertissement clair sur les conséquences d'une escalade des tensions commerciales. « Les guerres tarifaires et les guerres commerciales ne sont dans l'intérêt de personne », a-t-elle ajouté, précisant que la Chine prendrait les mesures nécessaires pour protéger ses droits et intérêts . Ce langage laisse la porte ouverte à d'éventuelles mesures de rétorsion chinoises, comme des droits de douane ou d'autres barrières commerciales.
L'Union européenne a également réagi vivement, entre incrédulité et frustration. Le président de la commission du commerce international du Parlement européen, Bernd Lange, a jugé les conclusions américaines « totalement absurdes », arguant que l'UE s'est déjà dotée de règles parmi les plus strictes au monde ciblant les produits issus du travail forcé .
Le porte-parole de la Commission européenne pour le commerce, Olof Gill, a officiellement qualifié ces tarifs proposés d'« injustifiés » . Fait crucial, l'UE lie son objection à un accord commercial récemment conclu avec les États-Unis, déclarant s'attendre à ce que Washington « respecte pleinement les termes de l'accord commercial ». M. Gill a prévenu que toute taxe supplémentaire venant s'ajouter aux taux convenus serait « inacceptable » . Faisant écho à la fermeté affichée dès le mois de mars, la Commission a signifié être prête à agir, ayant précédemment déclaré qu'elle « répondrait fermement et de manière proportionnée à toute violation de la déclaration commune UE-États-Unis » .
Il est important de noter que ces droits de douane restent une proposition et ne sont pas encore en vigueur. L'USTR a ouvert une période de consultation publique : les commentaires écrits sont attendus pour le 6 juillet 2026, et des auditions publiques doivent débuter le lendemain, 7 juillet . Cette fenêtre permet aux pays visés, aux entreprises et à d'autres parties intéressées de contester les conclusions et les éventuelles mesures de rétorsion avant l'imposition de droits définitifs. Les taux finaux, le périmètre et la date d'entrée en vigueur pourraient donc encore évoluer à l'issue de ce processus de consultation.