Le critère clé est que les mesures doivent être structurelles et liées à la résilience énergétique de long terme et à la transition hors des énergies fossiles, plutôt qu'à un vaste soutien à court terme pour la consommation de combustibles fossiles .
Le mécanisme de la clause de sauvegarde « défense », déjà en vigueur, permet aux États membres de déroger à leurs trajectoires de dépenses nettes recommandées pour des augmentations de dépenses militaires, dans la limite de 1,5 % du PIB sur quatre ans . Le Conseil a activé cette clause pour 16 États membres
. La décision de mercredi constitue une extension partielle de cette même logique au domaine de l'énergie : plutôt que de créer une clause de sauvegarde « énergie » distincte, la Commission indique que le périmètre de l'actuelle clause de sauvegarde nationale pour les dépenses de défense pourrait, sur demande, être élargi pour couvrir les investissements éligibles dans la transition énergétique
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En parallèle, la Commission a critiqué les réductions non ciblées de taxes sur l'énergie, dans le cadre des réponses des États membres à la flambée des prix . Elle a notamment relevé que l'Allemagne a adopté une baisse non ciblée de la taxe sur l'énergie pour le diesel et l'essence pour la période de mai-juin 2026, à la suite du déclenchement de la guerre au Moyen-Orient
. Cette critique reflète la préoccupation plus large de la Commission selon laquelle les allégements fiscaux généraux sur les énergies fossiles ne sont pas équivalents à des investissements structurels dans la résilience énergétique et la sortie des combustibles fossiles
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Cette annonce s'inscrit dans un débat européen plus vaste sur l'utilisation des marges budgétaires : doivent-elles servir à un soulagement général des prix ou à un soutien ciblé et à des investissements structurels ? La position de la Commission, telle que reflétée dans la communication COM(2026) 200, est que la flexibilité budgétaire doit soutenir les mesures qui renforcent la résilience structurelle du système énergétique européen et accélèrent l'abandon des combustibles fossiles . En écho à cela, les orientations de politique économique pour la zone euro insistent sur la nécessité de préserver la soutenabilité des finances publiques, de respecter les trajectoires de dépenses et de donner la priorité aux investissements publics et privés dans des domaines tels que l'innovation et le développement industriel
. La baisse non ciblée de la taxe sur le diesel et l'essence en Allemagne illustre le type de mesure de court terme qui s'accorde difficilement avec cette approche d'investissement structurel
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