Un tournant historique : l’or détrône la dette américaine dans les coffres-forts des banques centrales
Fin 2025, l’or représentait 27 % des réserves des banques centrales, contre 22 % pour les bons du Trésor américain, un basculement inédit alimenté par les tensions géopolitiques [3][42]. Les achats massifs des banques centrales, couplés à une flambée des cours, expliquent ce mouvement de diversification qui ne const...
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Fin 2025, l’or représentait 27 % des réserves des banques centrales, contre 22 % pour les bons du Trésor américain, un basculement inédit alimenté par les tensions géopolitiques [3][42].
Les achats massifs des banques centrales, couplés à une flambée des cours, expliquent ce mouvement de diversification qui ne constitue pas un abandon du dollar, toujours première devise de réserve mondiale [1][42].
Malgré son statut de valeur refuge, l’or ne génère aucun rendement et se prête moins aux interventions de change quotidiennes que les obligations d’État, ce qui en fait un complément stratégique et non un substitut au...
What does the European Central Bank's latest annual report reveal about gold overtaking US Treasuries as the world's largest reserve asset,Central banks globally now hold more gold than US government bonds, according to the ECB's June 2026 report.
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Un réalignement historique est en cours dans les coffres-forts des banques centrales de la planète. Selon le rapport de juin 2026 de la Banque centrale européenne (BCE) sur le rôle international de l’euro, l’or vient de surpasser les bons du Trésor américain pour devenir la composante la plus importante des réserves de change mondiales . Cette étape marque l’accélération d’une tendance nourrie par les incertitudes géopolitiques et une volonté stratégique de diversification.
La recomposition des réserves à la fin 2025
À la fin de l’année 2025, l’or pesait 27 % des actifs de réserve des banques centrales dans le monde, une augmentation spectaculaire par rapport aux 20 % enregistrés un an plus tôt. Sur la même période, la part des obligations du Trésor américain est tombée de 25 % à 22 %, tandis que les réserves en euros restaient stables à 15 % .
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Quelle est la réponse courte à « Un tournant historique : l’or détrône la dette américaine dans les coffres-forts des banques centrales » ?
Fin 2025, l’or représentait 27 % des réserves des banques centrales, contre 22 % pour les bons du Trésor américain, un basculement inédit alimenté par les tensions géopolitiques [3][42].
Quels sont les points clés à valider en premier ?
Fin 2025, l’or représentait 27 % des réserves des banques centrales, contre 22 % pour les bons du Trésor américain, un basculement inédit alimenté par les tensions géopolitiques [3][42]. Les achats massifs des banques centrales, couplés à une flambée des cours, expliquent ce mouvement de diversification qui ne constitue pas un abandon du dollar, toujours première devise de réserve mondiale [1][42].
Que dois-je faire ensuite en pratique ?
Malgré son statut de valeur refuge, l’or ne génère aucun rendement et se prête moins aux interventions de change quotidiennes que les obligations d’État, ce qui en fait un complément stratégique et non un substitut au...
Un tournant historique : l’or détrône la dette américaine dans les coffres-forts des banques centrales
Fin 2025, l’or représentait 27 % des réserves des banques centrales, contre 22 % pour les bons du Trésor américain, un basculement inédit alimenté par les tensions géopolitiques [3][42]. Les achats massifs des banques centrales, couplés à une flambée des cours, expliquent ce mouvement de diversification qui ne const...
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Fin 2025, l’or représentait 27 % des réserves des banques centrales, contre 22 % pour les bons du Trésor américain, un basculement inédit alimenté par les tensions géopolitiques [3][42].
Les achats massifs des banques centrales, couplés à une flambée des cours, expliquent ce mouvement de diversification qui ne constitue pas un abandon du dollar, toujours première devise de réserve mondiale [1][42].
Malgré son statut de valeur refuge, l’or ne génère aucun rendement et se prête moins aux interventions de change quotidiennes que les obligations d’État, ce qui en fait un complément stratégique et non un substitut au...
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Un réalignement historique est en cours dans les coffres-forts des banques centrales de la planète. Selon le rapport de juin 2026 de la Banque centrale européenne (BCE) sur le rôle international de l’euro, l’or vient de surpasser les bons du Trésor américain pour devenir la composante la plus importante des réserves de change mondiales . Cette étape marque l’accélération d’une tendance nourrie par les incertitudes géopolitiques et une volonté stratégique de diversification.
La recomposition des réserves à la fin 2025
À la fin de l’année 2025, l’or pesait 27 % des actifs de réserve des banques centrales dans le monde, une augmentation spectaculaire par rapport aux 20 % enregistrés un an plus tôt. Sur la même période, la part des obligations du Trésor américain est tombée de 25 % à 22 %, tandis que les réserves en euros restaient stables à 15 % .
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Quelle est la réponse courte à « Un tournant historique : l’or détrône la dette américaine dans les coffres-forts des banques centrales » ?
Fin 2025, l’or représentait 27 % des réserves des banques centrales, contre 22 % pour les bons du Trésor américain, un basculement inédit alimenté par les tensions géopolitiques [3][42].
Quels sont les points clés à valider en premier ?
Fin 2025, l’or représentait 27 % des réserves des banques centrales, contre 22 % pour les bons du Trésor américain, un basculement inédit alimenté par les tensions géopolitiques [3][42]. Les achats massifs des banques centrales, couplés à une flambée des cours, expliquent ce mouvement de diversification qui ne constitue pas un abandon du dollar, toujours première devise de réserve mondiale [1][42].
Que dois-je faire ensuite en pratique ?
Malgré son statut de valeur refuge, l’or ne génère aucun rendement et se prête moins aux interventions de change quotidiennes que les obligations d’État, ce qui en fait un complément stratégique et non un substitut au...
Ce basculement ne relève pas d’un simple artifice comptable. Il reflète à la fois des achats agressifs de la part du secteur officiel et une importante réévaluation des stocks existants. Le bilan de la BCE offre une illustration frappante de cette tendance : ses propres réserves d’or ont bondi de 18,9 milliards d’euros pour atteindre 59,8 milliards d’euros en 2025, uniquement grâce à la hausse du prix du métal jaune. Dans le même temps, ses avoirs en dollars américains, yens japonais et yuans chinois ont diminué de 4,8 milliards d’euros, à 55,2 milliards, en partie à cause de la dépréciation de ces devises face à la monnaie unique .
Le poids des facteurs géopolitiques
La présidente de la BCE, Christine Lagarde, et son vice-président, Luis de Guindos, ont tous deux pointé les tensions géopolitiques persistantes comme un moteur essentiel de cette tendance . Les racines de ce mouvement sont à chercher du côté de l’année 2022, lorsque les pays occidentaux ont gelé une partie des réserves en dollars de la Russie après l’invasion de l’Ukraine. Cette décision a déclenché une profonde remise en question de la vulnérabilité des actifs de réserve dans de nombreuses banques centrales .
Une enquête du Conseil Mondial de l’Or citée par la BCE identifie les principaux ressorts de cette demande officielle : la diversification hors des monnaies de réserve traditionnelles, une couverture contre le risque géopolitique et la recherche d’une réserve de valeur à long terme en période de crise . Le compte rendu de la réunion de politique monétaire de la BCE d’octobre 2025 confirme d’ailleurs que la flambée de l’or a été « initialement impulsée par les banques centrales diversifiant leurs réserves, en particulier dans les marchés émergents », avant d’être amplifiée par les investisseurs institutionnels et particuliers .
L’effet « boule de neige » des valorisations
Les effets de valorisation liés à l’envolée des cours de l’or ont joué un rôle d’amplificateur majeur. Le compte rendu d’octobre 2025 de la BCE relevait que la hausse de l’or « démentait les corrélations historiques » puisque les prix grimpaient malgré un dollar fort et des rendements réels élevés . En clair, même si les banques centrales n’avaient pas acheté une once de plus, la valeur de marché de leurs stocks existants, et donc leur part dans les réserves, aurait mécaniquement augmenté.
En Allemagne, la Bundesbank a ainsi annoncé que son stock d’or avait atteint un sommet historique de 395 milliards d’euros, soit une augmentation de 125 milliards liée à la valorisation en une seule année . À l’échelle mondiale, la part croissante de l’or dans les réserves est donc le reflet combiné d’achats volontaristes et d’une réévaluation passive des encours .
Diversification, pas dédollarisation
Si la percée de l’or s’inscrit dans un vaste mouvement de diversification, il serait excessif d’y voir une simple fuite devant le billet vert. Une étude de la Réserve fédérale américaine publiée en juin 2026 conclut que les achats d’or de la plupart des pays témoignent d’une « diversification modeste des réserves internationales » plutôt que d’une stratégie de dédollarisation pure et simple . Rappelons que les actifs libellés en dollars représentent toujours la part du lion, à 42 % des réserves mondiales, même si les seuls bons du Trésor sont désormais dépassés par l’or .
La diversification opère sur plusieurs fronts. Le rapport de juin 2025 de la BCE notait que les monnaies de réserve non traditionnelles, comme les dollars australien et canadien, ont vu leur part combinée grimper à 9,6 %, soit une hausse de 2,4 points depuis l’invasion de l’Ukraine. En outre, les enquêtes indiquent que deux tiers des gestionnaires de réserves anticipent une augmentation de leur allocation en or .
Un autre signal, spectaculaire, concernant une chute de 82 milliards de dollars des avoirs en bons du Trésor américain conservés à la Fed de New York en mars 2026, illustre la volatilité de l’environnement. Ce mouvement vendeur est largement attribué à des pays importateurs de pétrole, comme la Turquie, l’Inde et la Thaïlande, contraints de liquider des dollars pour soutenir leur monnaie et régler leurs importations énergétiques après la guerre en Iran et la fermeture du détroit d’Ormuz . Sans être une cause directe, ce phénomène souligne les tensions de liquidité qui rendent les actifs de réserve autres que le dollar plus attractifs.
Les plus gros acheteurs officiels d’or en 2025
Sur l’ensemble de l’année 2025, les banques centrales ont acheté, net, environ 850 tonnes d’or, un chiffre en baisse par rapport au record de 1 045 tonnes de 2024 mais toujours très au-dessus des normes historiques . Une grande partie de cette demande est venue des économies émergentes.
Voici les principaux acquéreurs, selon les données du Conseil Mondial de l’Or et d’autres sources :
Pologne : Pour la deuxième année consécutive, la Banque nationale de Pologne a été le premier acheteur, avec environ 102 tonnes, portant ses réserves à 550 tonnes. Varsovie a confirmé son engagement en relevant son allocation cible à 30 % de ses réserves totales .
Kazakhstan : Deuxième acheteur, la Banque nationale du Kazakhstan a ajouté près de 57 tonnes au cours d’une année record, alimentée par les achats de la production minière nationale .
Brésil : La Banque centrale du Brésil est revenue sur le marché après quatre ans d’absence, achetant 43 tonnes en quelques mois pour disposer d’un total de 172 tonnes .
Chine : La Banque populaire de Chine a poursuivi ses achats mensuels ininterrompus, ajoutant 27 tonnes sur 17 mois consécutifs, ce qui porte ses réserves officielles déclarées à 2 306 tonnes .
Turquie : La Banque centrale de Turquie est restée un accumulateur régulier, avec 22 tonnes supplémentaires ajoutées à ses vastes réserves .
Les limites structurelles de l’or comme actif de réserve
En dépit de son ascension, la BCE et d’autres analystes mettent en garde : l’or n’est pas un substitut complet aux systèmes de réserves basés sur les grandes devises. Une enquête du Conseil Mondial de l’Or auprès de banquiers centraux a rappelé les motivations clés de la détention d’or – diversification et couverture géopolitique –, soulignant en creux son rôle distinct de celui des obligations d’État rémunérées .
Les limites structurelles de l’or par rapport aux principales devises de réserve sont les suivantes :
Aucun rendement : L’or ne verse pas de coupon, ce qui le rend moins intéressant comme actif générateur de revenus dans un environnement de taux d’intérêt élevés .
Stockage physique : En tant qu’actif matériel, l’or engendre des coûts de garde, de coffre et d’assurance qui n’existent pas pour des titres électroniques .
Liquidité pour les interventions : Excellent réserve de valeur, l’or est beaucoup moins immédiatement utilisable que des dépôts ou des titres liquides en devises pour les interventions quotidiennes sur le marché des changes et les opérations de règlement .
Volatilité des prix : La BCE a noté que la flambée de l’or « démentait les corrélations historiques », ce qui met en lumière son potentiel de mouvements de prix imprévisibles par rapport à d’autres classes d’actifs .
Capacité de montée en charge : La fonction de l’or doit être comprise comme un complément aux actifs de réserve classiques, et non comme un substitut capable d’offrir la profondeur et la flexibilité opérationnelle des grands marchés obligataires souverains .
L’arrivée de l’or en tête du classement des actifs de réserve est un événement majeur qui trahit un profond malaise face au statu quo géopolitique. Pour autant, ses limites intrinsèques garantissent que le rôle fondateur des grandes devises et de leurs marchés obligataires dans le système financier mondial reste, pour l’instant, bien ancré.
Ce basculement ne relève pas d’un simple artifice comptable. Il reflète à la fois des achats agressifs de la part du secteur officiel et une importante réévaluation des stocks existants. Le bilan de la BCE offre une illustration frappante de cette tendance : ses propres réserves d’or ont bondi de 18,9 milliards d’euros pour atteindre 59,8 milliards d’euros en 2025, uniquement grâce à la hausse du prix du métal jaune. Dans le même temps, ses avoirs en dollars américains, yens japonais et yuans chinois ont diminué de 4,8 milliards d’euros, à 55,2 milliards, en partie à cause de la dépréciation de ces devises face à la monnaie unique .
Le poids des facteurs géopolitiques
La présidente de la BCE, Christine Lagarde, et son vice-président, Luis de Guindos, ont tous deux pointé les tensions géopolitiques persistantes comme un moteur essentiel de cette tendance . Les racines de ce mouvement sont à chercher du côté de l’année 2022, lorsque les pays occidentaux ont gelé une partie des réserves en dollars de la Russie après l’invasion de l’Ukraine. Cette décision a déclenché une profonde remise en question de la vulnérabilité des actifs de réserve dans de nombreuses banques centrales .
Une enquête du Conseil Mondial de l’Or citée par la BCE identifie les principaux ressorts de cette demande officielle : la diversification hors des monnaies de réserve traditionnelles, une couverture contre le risque géopolitique et la recherche d’une réserve de valeur à long terme en période de crise . Le compte rendu de la réunion de politique monétaire de la BCE d’octobre 2025 confirme d’ailleurs que la flambée de l’or a été « initialement impulsée par les banques centrales diversifiant leurs réserves, en particulier dans les marchés émergents », avant d’être amplifiée par les investisseurs institutionnels et particuliers .
L’effet « boule de neige » des valorisations
Les effets de valorisation liés à l’envolée des cours de l’or ont joué un rôle d’amplificateur majeur. Le compte rendu d’octobre 2025 de la BCE relevait que la hausse de l’or « démentait les corrélations historiques » puisque les prix grimpaient malgré un dollar fort et des rendements réels élevés . En clair, même si les banques centrales n’avaient pas acheté une once de plus, la valeur de marché de leurs stocks existants, et donc leur part dans les réserves, aurait mécaniquement augmenté.
En Allemagne, la Bundesbank a ainsi annoncé que son stock d’or avait atteint un sommet historique de 395 milliards d’euros, soit une augmentation de 125 milliards liée à la valorisation en une seule année . À l’échelle mondiale, la part croissante de l’or dans les réserves est donc le reflet combiné d’achats volontaristes et d’une réévaluation passive des encours .
Diversification, pas dédollarisation
Si la percée de l’or s’inscrit dans un vaste mouvement de diversification, il serait excessif d’y voir une simple fuite devant le billet vert. Une étude de la Réserve fédérale américaine publiée en juin 2026 conclut que les achats d’or de la plupart des pays témoignent d’une « diversification modeste des réserves internationales » plutôt que d’une stratégie de dédollarisation pure et simple . Rappelons que les actifs libellés en dollars représentent toujours la part du lion, à 42 % des réserves mondiales, même si les seuls bons du Trésor sont désormais dépassés par l’or .
La diversification opère sur plusieurs fronts. Le rapport de juin 2025 de la BCE notait que les monnaies de réserve non traditionnelles, comme les dollars australien et canadien, ont vu leur part combinée grimper à 9,6 %, soit une hausse de 2,4 points depuis l’invasion de l’Ukraine. En outre, les enquêtes indiquent que deux tiers des gestionnaires de réserves anticipent une augmentation de leur allocation en or .
Un autre signal, spectaculaire, concernant une chute de 82 milliards de dollars des avoirs en bons du Trésor américain conservés à la Fed de New York en mars 2026, illustre la volatilité de l’environnement. Ce mouvement vendeur est largement attribué à des pays importateurs de pétrole, comme la Turquie, l’Inde et la Thaïlande, contraints de liquider des dollars pour soutenir leur monnaie et régler leurs importations énergétiques après la guerre en Iran et la fermeture du détroit d’Ormuz . Sans être une cause directe, ce phénomène souligne les tensions de liquidité qui rendent les actifs de réserve autres que le dollar plus attractifs.
Les plus gros acheteurs officiels d’or en 2025
Sur l’ensemble de l’année 2025, les banques centrales ont acheté, net, environ 850 tonnes d’or, un chiffre en baisse par rapport au record de 1 045 tonnes de 2024 mais toujours très au-dessus des normes historiques . Une grande partie de cette demande est venue des économies émergentes.
Voici les principaux acquéreurs, selon les données du Conseil Mondial de l’Or et d’autres sources :
Pologne : Pour la deuxième année consécutive, la Banque nationale de Pologne a été le premier acheteur, avec environ 102 tonnes, portant ses réserves à 550 tonnes. Varsovie a confirmé son engagement en relevant son allocation cible à 30 % de ses réserves totales .
Kazakhstan : Deuxième acheteur, la Banque nationale du Kazakhstan a ajouté près de 57 tonnes au cours d’une année record, alimentée par les achats de la production minière nationale .
Brésil : La Banque centrale du Brésil est revenue sur le marché après quatre ans d’absence, achetant 43 tonnes en quelques mois pour disposer d’un total de 172 tonnes .
Chine : La Banque populaire de Chine a poursuivi ses achats mensuels ininterrompus, ajoutant 27 tonnes sur 17 mois consécutifs, ce qui porte ses réserves officielles déclarées à 2 306 tonnes .
Turquie : La Banque centrale de Turquie est restée un accumulateur régulier, avec 22 tonnes supplémentaires ajoutées à ses vastes réserves .
Les limites structurelles de l’or comme actif de réserve
En dépit de son ascension, la BCE et d’autres analystes mettent en garde : l’or n’est pas un substitut complet aux systèmes de réserves basés sur les grandes devises. Une enquête du Conseil Mondial de l’Or auprès de banquiers centraux a rappelé les motivations clés de la détention d’or – diversification et couverture géopolitique –, soulignant en creux son rôle distinct de celui des obligations d’État rémunérées .
Les limites structurelles de l’or par rapport aux principales devises de réserve sont les suivantes :
Aucun rendement : L’or ne verse pas de coupon, ce qui le rend moins intéressant comme actif générateur de revenus dans un environnement de taux d’intérêt élevés .
Stockage physique : En tant qu’actif matériel, l’or engendre des coûts de garde, de coffre et d’assurance qui n’existent pas pour des titres électroniques .
Liquidité pour les interventions : Excellent réserve de valeur, l’or est beaucoup moins immédiatement utilisable que des dépôts ou des titres liquides en devises pour les interventions quotidiennes sur le marché des changes et les opérations de règlement .
Volatilité des prix : La BCE a noté que la flambée de l’or « démentait les corrélations historiques », ce qui met en lumière son potentiel de mouvements de prix imprévisibles par rapport à d’autres classes d’actifs .
Capacité de montée en charge : La fonction de l’or doit être comprise comme un complément aux actifs de réserve classiques, et non comme un substitut capable d’offrir la profondeur et la flexibilité opérationnelle des grands marchés obligataires souverains .
L’arrivée de l’or en tête du classement des actifs de réserve est un événement majeur qui trahit un profond malaise face au statu quo géopolitique. Pour autant, ses limites intrinsèques garantissent que le rôle fondateur des grandes devises et de leurs marchés obligataires dans le système financier mondial reste, pour l’instant, bien ancré.