Ces résultats majeurs ont été dévoilés en janvier 2026, puis détaillés lors du congrès annuel de l’American Society of Clinical Oncology (ASCO) en juin 2026 .
L’intismeran autogene n’est pas un vaccin classique. Il s’agit d’une thérapie individualisée par néoantigènes à base d’ARN messager (ARNm). En pratique, les scientifiques créent un vaccin unique pour chaque patient, en suivant plusieurs étapes :
L’astuce repose sur la complémentarité des traitements. Le vaccin joue le rôle d’un signal d’apprentissage (« voici la cible à attaquer »), tandis que le pembrolizumab lève les freins du système immunitaire en bloquant le point de contrôle PD-1. Ensemble, ils créent une activation immunitaire bien plus puissante que chacun séparément .
Forts de ces résultats, Moderna et Merck (MSD hors États-Unis et Canada) ont lancé un vaste programme clinique, baptisé INTerpath, pour confirmer l’efficacité de cette approche dans plusieurs types de cancers à un stade précoce et à haut risque de récidive.
Il s’agit de l’essai pivot d’enregistrement qui, s’il est positif, devrait permettre une demande d’autorisation de mise sur le marché. C’est une étude mondiale, randomisée, en double aveugle et contrôlée contre placebo. Elle évalue l’association intismeran autogene + pembrolizumab versus placebo + pembrolizumab chez des patients atteints de mélanome de stade IIB à IV réséqué et à haut risque . Le recrutement a débuté en 2023-2024 et se poursuit activement .
Le programme s’élargit à l’oncologie thoracique. Cet essai mondial de phase 3, randomisé et en double aveugle, évalue la même association comme traitement adjuvant chez des patients porteurs d’un CBNPC de stade II à IIIB (N2) résécable. Critère important : ces patients n’ont pas obtenu de réponse complète histologique après avoir reçu une chimiothérapie néoadjuvante à base de sels de platine associée au pembrolizumab . Là encore, le vaccin + pembrolizumab est comparé à un placebo + pembrolizumab. Le lancement de l’essai a été annoncé en octobre 2024, et les premiers patients ont déjà été recrutés, notamment au Canada .
C’est le troisième essai de phase 3 du programme INTerpath, qui prévoit également d’explorer cette technologie dans d’autres tumeurs solides, comme le carcinome rénal, confirmant la stratégie des deux laboratoires d’évaluer cette thérapie personnalisée dans de multiples indications à un stade précoce .