C’est cette combinaison qui fait toute la différence. L’article de recherche précise que le fait d’utiliser les deux leviers conjointement surpasse, sur tous les tests, une approche qui se contenterait d’améliorer uniquement le harnais .
Pour valider leur approche, les chercheurs de Hexo Labs ont soumis SIA à trois épreuves très éloignées les unes des autres, prouvant ainsi sa polyvalence :
Ces gains, détaillés dans les prépublications disponibles sur arXiv, montrent un système capable de partir d’une performance de base et de l’améliorer considérablement en itérant sur lui-même . L’annonce publique de Hexo Labs évoque même une accélération du chemin vers la superintelligence par un facteur « 350× » basé sur un benchmark conçu par OpenAI
. Attention toutefois : ce dernier chiffre relève davantage de la communication que du détail de l’article scientifique, qui reste focalisé sur les trois benchmarks mentionnés ci-dessus
.
SIA n’est pas le seul agent « apprenant » sur le marché. L’Hermes Agent, développé par le laboratoire Nous Research, propose aussi une forme d’apprentissage autonome. Mais leurs approches sont différentes :
Hexo Labs positionne SIA comme « le premier agent au monde qui apprend de lui-même et non des actions humaines » . La nouveauté revendiquée dans l’article de recherche repose bien sur ce mécanisme de mise à jour à deux étages
.
Dans un contexte où des géants comme Meta envisagent de garder secrets leurs modèles les plus puissants pour des raisons de sécurité, Hexo Labs fait le pari inverse en publiant SIA sous licence MIT . Le laboratoire y voit une forme de garde-fou : ouvrir le code à la communauté mondiale de la recherche pour qu’il soit testé, critiqué et amélioré de manière transparente
. Pour joindre le geste à la parole, un programme de subventions a été lancé pour donner aux laboratoires et universités un accès au code et à l’infrastructure de calcul nécessaire
.
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