Selon une étude de la Banque centrale européenne (BCE) publiée le 29 mai 2026, la guerre en Iran menace d'infliger une « double cicatrice » aux consommateurs de la zone euro. Déjà échaudés par la guerre en Ukraine, les ménages européens réagissent désormais de manière plus rapide et plus intense à ce nouveau conflit, ce qui aggrave les dégâts économiques ![]()
. Concrètement, un choc de même ampleur peut entraîner une dégradation plus rapide et plus sévère de la consommation, de la confiance et des anticipations d'inflation.
Principales conclusions
Le mécanisme de la « double cicatrice »
- Les consommateurs de la zone euro sont devenus bien plus sensibles aux chocs géopolitiques depuis l'invasion de l'Ukraine. Dès le début de la guerre en Iran, leurs anticipations d'inflation et de croissance ont chuté plus vite qu'après le premier choc. Autrement dit, le coup porté à l'économie pourrait être plus profond et plus rapide
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- Ces chocs répétés renforcent les craintes d'une stagflation, c'est-à-dire la combinaison d'une inflation élevée et d'une croissance en berne, les perspectives à court terme étant particulièrement touchées
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Anticipations d'inflation
- La guerre provoque une flambée des prix à court terme, principalement à cause des prix de l'énergie . Selon les projections, l'inflation mesurée par l'indice IPCH grimperait à 3,1 % au deuxième trimestre 2026, avant de redescendre à 2,8 % au troisième trimestre .