Dans un communiqué officiel, le ministère italien de la Santé a tenu à rassurer la population, précisant que le risque de propagation d'Ebola sur le territoire national demeurait « très faible » . Aucun cas d'Ebola n'a été confirmé en Italie à la suite de cet épisode.
Cet événement n'est pas survenu par hasard. Dès le 19 mai, le ministère avait mis en place un plan de surveillance renforcée pour tous les passagers en provenance de la République démocratique du Congo (RDC) et d'Ouganda, en particulier le personnel des organisations gouvernementales et non gouvernementales . Cette décision faisait suite à la déclaration d'une nouvelle épidémie d'Ebola dans l'est de la RDC, le 15 mai 2026
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L'alerte italienne, bien que sans conséquence, a braqué les projecteurs sur une situation sanitaire préoccupante en Afrique centrale. Depuis le printemps 2026, une épidémie d'Ebola transfrontalière touche l'est de la RDC et l'Ouganda voisin.
Au 24 mai 2026, selon les données conjointes des ministères de la Santé des deux pays, le bilan s'établissait ainsi :
République démocratique du Congo (RDC)
Les cas se concentraient initialement dans les provinces de l'Ituri et du Nord-Kivu, avant que le Sud-Kivu ne signale à son tour un premier cas confirmé, illustrant une expansion géographique préoccupante .
Ouganda
Il est important de rappeler que l'Ouganda sortait à peine d'une autre épidémie, due au virus Soudan, qui s'était déclarée en janvier 2025 et avait pris fin en avril de la même année, touchant 14 personnes . L'épisode actuel est donc distinct et s'inscrit dans une dynamique transfrontalière avec la RDC.
L'épidémie en cours est causée par une souche particulièrement rare du virus Ebola : le virus Bundibugyo (Orthoebolavirus bundibugyoense) . Découvert en 2007 dans le district ougandais du même nom, ce virus est bien moins fréquent que le classique virus Zaïre
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Cette rareté est à l'origine du principal défi de la riposte : il n'existe à ce jour aucun vaccin homologué, ni aucun traitement ciblé autorisé pour le virus Bundibugyo . Le vaccin Ervebo, efficace contre le virus Zaïre, n'offre pas de protection croisée contre cette souche
. Face à cela, les équipes sanitaires déployées sur le terrain s'appuient sur des mesures de soutien clinique, la recherche de contacts, l'isolement des malades et la communication sur les gestes barrières pour tenter de ralentir la propagation
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La situation est décrite par le Centre américain de contrôle et de prévention des maladies (CDC) comme suffisamment préoccupante pour justifier une alerte à destination des cliniciens et des voyageurs, dans un avis du 19 mai 2026 . L'absence d'outil vaccinal, conjuguée aux faiblesses des systèmes de santé locaux et à la porosité des frontières dans la région, rend le contrôle de cette épidémie particulièrement délicat.