Si leur infection est bien liée à l’épidémie actuelle, cela signifie que la transmission communautaire avait probablement commencé plusieurs semaines plus tôt, sans être détectée par les systèmes de surveillance sanitaire.
Les équipes funéraires et les volontaires impliqués dans la gestion des dépouilles sont parmi les plus exposés. Le virus Ebola se transmet par contact direct avec le sang, les fluides corporels ou des objets contaminés, ainsi que par contact avec des corps de personnes décédées de la maladie.
Au moment du décès, la charge virale est souvent très élevée, ce qui rend les dépouilles hautement infectieuses si les procédures de protection strictes ne sont pas respectées.
Face à la propagation du virus entre la RDC et l’Ouganda, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré le 17 mai 2026 que l’événement constituait une urgence de santé publique de portée internationale (PHEIC) dans le cadre du Règlement sanitaire international.
L’OMS estime que le risque est "très élevé" en RDC, même si le risque mondial reste considéré comme faible.
Les équipes internationales travaillent avec les autorités congolaises pour renforcer :
Les bilans évoluent rapidement et varient selon les sources. Selon une mise à jour de l’OMS du 22 mai 2026, la RDC comptait :
Toutefois, un rapport médiatique publié le 24 mai, citant les autorités sanitaires congolaises, indique que le bilan pourrait atteindre 204 morts liés à l’épidémie.
Les experts soulignent que les chiffres confirmés sont souvent inférieurs au nombre réel d’infections au début d’une flambée, car de nombreux cas restent d’abord classés comme suspects ou non détectés.
Les autorités sanitaires internationales surveillent de près la situation. Les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) américains indiquent que :
Le 15 mai, les CDC ont également publié des avis sanitaires de voyage, dont un niveau 3 pour la RDC, et ont renforcé le dépistage et le suivi des voyageurs en provenance de plusieurs pays d’Afrique centrale.
Les informations disponibles suggèrent que l’épidémie pourrait être plus étendue qu’initialement estimé. Les décès des volontaires de la Croix‑Rouge constituent un indice clé : ils indiquent que la transmission du virus était probablement déjà active bien avant l’identification officielle des premiers cas en laboratoire.
Pour les autorités sanitaires, cela souligne l’un des défis majeurs des flambées d’Ebola : détecter rapidement les premiers cas dans des régions où les systèmes de santé sont limités et où les symptômes peuvent d’abord être confondus avec d’autres maladies.